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Docteur Armand Nghemkap : « Clinic C, c’est ma vision éducative du cinéma camerounais »

Docteur Armand Nghemkap : « Clinic C, c’est ma vision éducative du cinéma camerounais »
Médecin urgentiste des hôpitaux en France et producteur de «CLINIC C», la première série télévisée camerounaise sur la santé, le Docteur Armand NGHEMKAP souhaite sensibiliser le grand public aux problèmes de santé publique. La série, composée de plusieurs épisodes de 52 mn, devrait être diffusée sur les chaînes camerounaises dès septembre 2016. Explications.

Où en est le cinéma dans votre pays, le Cameroun?

Le cinéma au Cameroun se meurt avec une absence totale de salles de projection cinématographique alors que le cinéma est un outil de développement indispensable pour l’émergence des nations. Aussi,  alors que vers les années 70-90, période glorieuse du cinéma camerounais, on comptait pas moins de 110 salles de cinéma sur l’étendue du territoire, de nos jours on ne compte plus aucune salle fonctionnelle. Il faut dire que la disparition du FODIC (Fonds du Développement de l’Industrie Cinématographique) qui soutenait le cinéma camerounais par des financements directs et par le biais d’une billetterie organisée et contrôlée ainsi que la disparition des subventions institutionnelles venant des pays occidentaux (notamment de la coopération française) a fini par achever les ambitions glorieuses du cinéma camerounais. Je pense pour ma part qu’il faut réfléchir à un nouveau modèle de cinéma camerounais et s’orienter vers un cinéma éducatif, notamment sur la santé. Ainsi, la prolifération des vidéos clubs, des cinés clubs et des chaînes de télévision qui ont été un handicap dans l’épanouissement des cinéastes camerounais dans les années 90 va plutôt être un atout dans la diffusion de leurs œuvres cinématographiques.

Est-ce pour cette raison que vous êtes producteur exécutif de "CLINIC C", la première série camerounaise sur la santé?

« CLINIC C » est ma vision éducative du cinéma camerounais, car cette série permet de sensibiliser les Camerounais sur le fait qu’en matière de santé, prévenir vaut mieux que guérir. Ainsi, à travers « CLINIC C », les Camerounais comprendront très vite que très souvent, le meilleur traitement est la prévention.

Pourquoi croyez-vous que cette série remplira son objectif, à savoir la sensibilisation?

La santé est le bien le plus précieux pour l’humanité. De ce fait, nul ne doit négliger sa santé. Si jusqu’à présent, certaines personnes négligent leur santé, c’est tout simplement par ignorance. « CLINIC C » permet de combattre cette ignorance en éveillant les consciences, en informant sur les signes d’alerte des maladies afin que les Camerounais se prennent en charge précocement, et aussi afin qu’ils connaissent les facteurs de risque des maladies, ce qui est pour moi le meilleur moyen de les sensibiliser au dépistage précoce. Par ailleurs, le cinéma au Cameroun doit cesser d’être un outil d’aliénation et de déviance morale. Il ne doit plus être considéré seulement comme un outil de divertissement. Il doit désormais également être un outil culturel et éducatif pour la santé. Le principe de base dans « CLINIC C » est de présenter le malade dans son vécu naturel au quotidien afin que son arrivée à l’hôpital soit un moment unique de sensibilisation, d’éducation pour la santé et de prévention. Je pense que cette approche éducative pour la santé qui associe divertissement et éducation des masses, par le biais d’un feuilleton télévisé, va émouvoir beaucoup de Camerounais et les amener à regarder les 52 épisodes de cette première série camerounaise sur la santé.

Quels seront les différents thèmes abordés dans votre série?

Le premier épisode de « CLINIC C » s’intitule «LE TUEUR SILENCIEUX», il est consacré à la problématique des AVC au Cameroun. «LE TUEUR SILENCIEUX» s’inspire d’une histoire réelle et originale que j’ai personnellement vécue et dont je suis l’auteur. «PAS DE PANIQUE» explore la problématique du saignement du nez chez l’enfant et la panique qui s’empare très souvent des parents. «LE MAL DU 12», le 3ème épisode de « CLINIC C » sensibilise sur les dangers des médicaments de la rue. «LES GESTES QUI SAUVENT» sont consacrés aux accidents de la circulation routière. «LA MANOEUVRE DE HEIMLICH» nous permet de faire connaître ce geste salvateur face à toute personne qui s’étouffe au cours d’un repas et qui risque de perdre sa vie si les témoins présents ne pratiquent pas ce geste. Je peux aussi citer «KAMER MOUNA FOOT» qui sensibilise sur les dix commandements du sportif à connaître afin d’éviter une mort subite du sportif, etc.

Le mot de la fin?

En guise de conclusion, je demande aux lecteurs de bien écouter les messages de prévention qui seront véhiculés dans les différents épisodes de « CLINIC C » et de les relayer dans leur entourage familial, amical et professionnel. Ils pourront ainsi sauver des vies.



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