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L’Afrique des cultures à Cajarc

L’Afrique des cultures à Cajarc

La 16ème édition d’Africajarc, « le festival des cultures africaines », s’est tenue du 24 au 27 juillet à Cajarc, sur les rives du Lot, dans le sud-ouest de la France. Pendant quatre jours et quatre soirées, ce village d’environ 1200 âmes, a accueilli 20 000 festivaliers venus prendre part à cet incontournable rendez-vous du donner et du recevoir. Grâce à une programmation riche et variée, orchestrée notamment par Régine Lacan, directrice artistique du festival depuis 11 ans, cette manifestation est en effet un véritable lieu de partage et d’échange. Musique, théâtre, danses, contes, cinéma, littérature, expositions d’art et d’artisanat, conférences et marché d’art ont permis de redécouvrir ou de découvrir l’Afrique dans toute sa splendeur.

Malgré le temps maussade, la soirée du 25 juillet, intitulée « Eves d’Afrique », a été l’un des points d’orgue de la grande scène du festival. Trois univers et trois voix de femmes aux singularités attachantes et marquantes nous ont donné des émotions fortes. C’est l’Algérienne Houria Aïchi, ambassadrice de la chanson berbère, qui a ouvert ce grand bal féminin, toujours fidèle à son désir de transmission. Avec une voix tantôt fine tantôt profonde, évoquant mélodieusement des « poésies chantées » qui lui tiennent à cœur, elle a accompagné les sonorités du oud, de la clarinette, du tarhu et du hajouj. Entre tradition, jazz et musiques méditerranéennes du quintet de l’Hijâz’Car. Une pure merveille.

Angélique Kidjo, l’amazone du Bénin, a présenté quelques chants extraits de son dernier opus « Eve », qui célèbre à la fois la beauté et le courage des femmes d’Afrique, plus certains classiques de son riche répertoire. En fon, en français, en anglais ou en youruba, elle a fait danser le public tout en abordant des thèmes cruciaux. Le respect de la différence, la violence faite aux femmes, mais aussi l’importance de l’éducation des jeunes filles, ont été abordés. Servis par une musique éclectique, naviguant en eaux métisses, entre r&b, jazz, funk et musique d’Afrique de l’Ouest, ses textes ont pris tout leur sens sur la grande scène du festival. Malgré la fatigue des voyages et des tournées, Angélique « était dans la place! »

Enfin, comment être insensible au métissage et à l’énergie envoutante de Séna Dagadu, née à Accra d’une mère hongroise et d’un père ghanéen ? Entre Soul, électro, mais aussi hip hop, funk et afrobeat du Ghana, la jeune femme pétillante a occupé l’espace de fort belle manière. Elle est sûrement l’un des coups de cœur de ce 16ème festival des cultures d’Afrique.

Par FP

Remerciements à Ludivine, Eric, Patrick, Pierre, Michel et à l’ensemble des 200 bénévoles de l’association Africajarc sans qui la magie de ce festival ne pourrait opérer.

 Crédit Photos : Christophe Pélaprat

C.Pelaprat/biljara.com



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