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Olympe de Gouges: un modèle à suivre!

Olympe de Gouges: un modèle à suivre!

En 1791, elle écrit les droits de la femme et de la citoyenne. Elle est aussi une défenderesse des faibles et des opprimés, de cette « masse silencieuse » qui courbe l’échine, qui subit le joug des plus forts, des mieux nantis pour qui l’égalité est un gros mot.

Son action déterminée concerne aussi la lutte contre toute forme d’esclavage, pour l’assistance aux personnes âgées notamment leur hébergement, aux enfants et aux femmes en détresse.

Née à Montauban en 1748, elle étudie seule, assoiffée de connaissances vecteur indispensable à la réalisation de sa « mission », veuve à 18 ans, elle dépasse ce douloureux évènement en s’investissant toujours plus dans sa démarche vers le respect de la vie des humains.

Pour son combat elle apprend la maitrise du langage afin de forger sans violence, la plus puissante des armes fatales, « les mots », sans doute inspirée par le texte suivant :

  • « Un philosophe grec a un jour demandé à son serviteur Esope qui n’était pas moins philosophe que lui (il est d’ailleurs connu pour ses fables), de lui préparer le meilleur des repas.

Et Esope lui a servi une langue en disant : avec la langue on peut rendre heureux, on peut adoucir la douleur, soulager le désespoir, relever les abattus, inspirer les découragés, aider son semblable. Alors son maître lui a dit : eh bien, sers-moi la plus mauvaise des choses, et il lui a derechef servi une autre langue en disant : avec la langue on peut maudire et briser le cœur, on peut détruire des réputations, amener la discorde, la guerre au sein des familles, des communautés et des nations ».

(Recopié suivant les écrits de Fernand Legrand).

 

Olympe écrit plusieurs livres, des pièces de théâtre (dont Zamore et Mirza ou l’heureux naufrage, au répertoire de la Comédie Française à l’époque), des discours politiques, la plupart de ces phrases servent la cause de son projet humanitaire.

Elle s’illustre aussi avec ses articles qui critiquent et dérangent les pouvoirs en place responsables de toutes les inégalités supportées par ses concitoyens.

Après avoir traversé la « Révolution », puis dénoncé les violences indignes de 1792, cette belle jeune femme, Marie Gouze de son vrai nom, finira sa vie à 45 ans sous la guillotine au main du bourreau (c’est la deuxième femme à subir ce sort injuste après Marie Antoinette), suite à une parodie de jugement.

Son investissement généreux va perdurer et servir la cause des plus fragiles au sein de la société, son nom résonne toujours de ces actes pour être aujourd’hui encore un modèle à suivre.

DeGouges



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