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Quand la peur mène la danse

Quand la peur mène la danse

Régulièrement depuis 1988 et de manière réitérée, les «personnalités préférées des Français» sont issues de l’immigration, si on se réfère à l’enquête annuelle du JDD. Yannick Noah a eu ce titre 10 fois, Zinédine Zidane 6 fois, Omar Sy 1 fois et Djamel Debbouze, Gad Elmaleh ou encore Nagui sont régulièrement cités.

Parallèlement, et contrairement aux Oscars américains qui ont suscité la fronde matérialisée par le hashtag #oscarsowhite sur Twitter, en France, les Césars 2016 ont plébiscité des films étrangers et des acteurs de la diversité.
Or, l’air ambiant est plutôt au rejet de l’autre: les Calaisiens voudraient retrouver leur tranquillité (qui pourrait les en blâmer?), les Belges ne voudraient pas que l’expérience de la «Jungle» se reproduise chez eux, les Américains ne veulent pas être envahis par les Mexicains, les Turcs estiment faire leur part et ne pas pouvoir aller au-delà malgré les 3 milliards de l’Europe. Et la liste pourrait se rallonger à l’envie. Les murs poussent dans le monde entier, comme au «bon vieux temps» de la guerre froide.
S’il est une période qui exacerbe ce sentiment de rejet, c’est bien celle des campagnes présidentielles. Il y a quelques années, quand un parti d’extrême-droite a été élu en Autriche, le reste de l’Europe a poussé des hauts cris, se croyant à l’abri de ces dérives nauséabondes. Aujourd’hui, Marine le Pen a un pied dans la porte pour accéder à la Présidence.
Plus flagrant encore: il y a quelques mois, le monde entier se moquait de Donald Trump. Que n’a-t-on parlé d’épiphénomène, de feu de paille vite éteint. Aujourd’hui, il vient de gagner 3 primaires sur 4 et sera peut-être le candidat des Républicains si sa montée en puissance continue. Une des plus grandes puissances mondiales pourrait être dirigée par un homme qui stigmatise régulièrement les femmes, les minorités, les musulmans.
Comment expliquer la recrudescence de la xénophobie, sinon du racisme ou tout au moins, leurs manifestations décomplexées?
Un des éléments clé pourrait très bien être la peur de l’autre. Or, comme l’ont montré de nombreuses études dans différents pays, le niveau d’études est en corrélation directe avec ce sentiment. Surtout en période de crise: plus il est bas, plus le niveau de peur est élevé. L’autre est vécu comme une menace parce qu’il risque de prendre votre travail, de faire baisser votre niveau de vie, de faire baisser la valeur de la maison si difficilement acquise, par sa seule présence.
Aux Etats-Unis, le taux de mortalité des hommes blancs qui se sont arrêtés au lycée – au mieux – a augmenté de manière dramatique entre 1999 et 2014, contrairement à l’évolution dans tous les pays développés et même en développement! Suicides, drogues et maladies liées à l’alcool en sont les principales causes.
On comprend mieux que se sentant fragilisée, cette population qui constitue la majorité des électeurs de Donald Trump, cherche à éradiquer la menace que constituent pour lui l’étranger, la femme, le musulman.
En Europe, on retrouve le même phénomène (mise à part la hausse du taux de mortalité): les pauvres, les déclassés, considèrent les plus pauvres qu’eux comme des facteurs d’insécurité pour leur bien-être. Mais peut-être y-a-t-il une ambivalence dans leur ressentiment: grâce à ces étrangers et autres laissés pour compte, ils ont le sentiment d’appartenir au courant dominant, d’être au moins un cran au-dessus d’eux.
Remplacer un sentiment aussi irrationnel que la peur par la compréhension, l’empathie ou une simple volonté de trouver des solutions humanistes, peut sembler chimérique. Mais comme dirait Nelson Mandela, «cela semble toujours impossible, jusqu’à ce qu’on le fasse» et « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde».

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