Une rentrée caniculaire ?

Une rentrée caniculaire ?

Comme chaque année, voilà que nous allons franchir l’étape « rentrée de septembre ». Que l’on soit écolier ou étudiant ; que l’on soit, salarié, au chômage ou autre, c’est LA rentrée. Un rite auquel on sacrifie sans trop se poser de question.

La rentrée, c’est un état d’esprit puisqu’elle est pratiquée même par ceux qui ne sont pas « sortis » en prenant des congés.

Cette période recèle une part de douce nostalgie des vacances elles-mêmes ou du calme inhabituel dans les grandes villes ou encore de la fluidité de la circulation. A la rentrée, même les banals coups de soleil, les embouteillages monstres pour atteindre les lieux de villégiature, un apéro prolongé plus que de raison prennent le goût d’une aventure à raconter à tout prix à son collègue de bureau. Combien avons-nous subi de descriptions dithyrambiques, de récits exaltés, de photos revisitées à l’envi ? Certainement trop.

Et il y a la rentrée politique. Un peu à part. En général, on prédit « qu’elle sera chaude », malgré l’approche de l’automne.

Les rentrées post-électorales voient les dieux déchoir de leur piédestal, lentement mais sûrement, même si souvent, à la faveur d’une mise en péril de la nation, les sondages favorables remontent. La parade amoureuse que représente la campagne électorale est terminée. La nuit de noces a été consommée avec ferveur, ardeur, lors de célébrations hystériques de symboles mêlés. Le lendemain, l’épousé porte encore beau, souriant, visage angélique. De ses lèvres coule encore le miel de promesses enivrantes. On y boit avidement, goulûment.

Mais la mariée vite s’impatiente. Elle continue à aimer le miel mais voudrait y ajouter une once de diversité. Elle réclame aussi du lait et même des céréales. L’ingrate ! La couche de l’épousé ne lui suffit plus, elle voudrait le voir debout, à la servir pour une vie meilleure.

De là naissent l’incompréhension et le rejet, comme des vers dans un fruit mûr.

Le dieu des dieux, Jupiter, n’a pas failli à la tradition. Les électeurs qui s’étaient voulu « fans de » plutôt que citoyens se réveillent avec la langue de bois et veulent plus que des promesses, et vite ! Les augures sont mauvais : on parle même de divorce. Quels sacrifices ou quels renoncements devront être faits d’un côté comme de l’autre pour déjouer ce funeste présage ?

L’automne sera chaud



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