Mois : avril 2017

Manjakù Spirit

De cette artiste, on dira qu’il lui aura fallu presque quinze ans pour parfaire son art et sa technique vocale; et s’estimant prête, à choisir l’avant de la scène… définitivement.

ZALYKA! Trois syllabes comme une invitation à la découverte. Et c’est ce à quoi nous invite cette artiste originaire de la Guinée-Bissau, cette petite enclave de la côte ouest africaine, confluent de cultures diverses.

La découverte d’un talent naturel, éprouvé depuis le début des années 2000 sur différentes scènes parisiennes telles que Bercy, Le Zénith, le Palais des Sports, le Cirque d’hiver, le Moulin Rouge ou encore l’Olympia.

Du chant gospel à la Soul en passant par le Rythm’n’Blues, le Jazz, Zalyka, qui évoluera aussi bien en choriste que chanteuse lead, va saupoudrer tous ces rythmes qui lui sont offerts, de vocalises héritées de sa culture Manjak, ethnie de la Guinée-Bissau dont elle est issue. C’est sa participation à plusieurs festivals (Festival de Gospel de Paris, Festival de Jazz à Bâle, Festival de voix de Saint-Jean de Luz, les Journées Mondiales de la Jeunesse à Rome en 2000) qui attire l’attention des professionnels et des medias sur Zalyka. Elle est alors régulièrement sollicitée pour des shows de télévision ou encore des séances de studio.

En 2007, elle se lance en solo et produit un premier album. Deux ans plus tard (2009), entourée d’un groupe de musiciens, Zalyka va à la «conquête» des scènes en région parisienne, en province et à l’étranger (Solidays en 2009, Festival du film Panafricain à Cannes en 2010, Festival de musique de Marrakech en 2010). Ultime récompense: un de ses spectacles sera retransmis sur la chaine de télévision France O en 2010.

Artiste accomplie, elle nous propose ici dans «Adoro Viajar» (son 2ème album solo) un aperçu de son large éventail musical. Un album de onze titres présenté comme un voyage à travers ses expériences musicales: soul, gospel, rumba, jazz, etc… De sa voix tantôt ronde, tantôt cristalline, Zalyka s’affirme, avec cet album, comme l’une des représentantes les plus sûres et les plus talentueuses de cette scène d’artistes venus de pays lusophones d’Afrique et dont les chansons, de plus en plus souvent, sont des hits internationaux.

Nadéla: enfin une brosse vapeur intelligente!

Imaginez une brosse vapeur qui vous permettrait de vous coiffer, d’hydrater vos cheveux, de mieux faire pénétrer les soins capillaires, vous ferait gagner du temps et…pourquoi pas, puisque nous sommes dans le rêve, apporterait brillance et volume à tous types de cheveux et à un prix raisonnable. Imaginez un instant. Ce serait le top n’est-ce pas? Ce rêve, la séduisante haïtienne Fabiola Masson l’a également fait. Seulement, elle en a fait une réalité. Depuis 2015, elle a créé la marque Nadéla avec deux produits phares: un casque vapeur et…une brosse vapeur. Explications.

Racontez-nous l'histoire de votre marque Nadéla

Nadéla est en hommage à ma grand-mère. C’est elle qui a su me transmettre ces secrets de beauté. Elle m’a aussi transmis son savoir-faire pour entretenir mes longs cheveux naturels. Au travers de cette marque, nous voulons valoriser le respect et la beauté du cheveu naturel. Chez Nadéla, nous avons la conviction que chacun écrit son propre destin, qu’il faut avoir confiance en soi pour y parvenir et que cette confiance s’obtient, entre autres, en se sentant belle. Pour aider nos clientes à y parvenir, nous nous assurons que nos produits sont de bonne qualité, qu’ils sont efficaces et respectueux de leur santé. Et nous restons à leur service pour leur permettre de les utiliser dans les meilleures conditions.

Comment agit votre brosse vapeur?

C’est le soin ultime pour tous types de cheveux. Elle a une capacité d’adaptation optimale. Elle dispose de plusieurs niveaux de température, qui s’adapte à tous les types de cheveux. A basse température, sa vapeur favorise également la réparation des cheveux abimés. Les autres atouts de cette brosse viennent du fait qu’elle lisse, démêle tout en donnant du volume à vos cheveux, en un instant. Le secret vient de ses plots en céramique qui diffusent une chaleur douce, contrairement aux plaques qui aplatissent et agressent le cheveu. C’est l’alliance des plots en céramique et des picots de la brosse qui démêlent et donnent du volume à vos cheveux. Ainsi, vous pouvez gagner en temps et en efficacité au quotidien. L’appareil dispose d’un réservoir d’eau intégré et d’un cordon rotatif le rendant très maniable. L’utilisation régulière de l’appareil apporte santé, brillance et force aux cheveux. La vapeur a plusieurs avantages: elle garantit douceur et légèreté à vos cheveux, elle ouvre les écailles des cheveux et facilite la pénétration des soins en profondeur.

Nadela Avant/Après Cheveux texture 4C
Nadela Avant/Après Cheveux texture 3C
Nadela Avant/Après Cheveux texture 3B

Quel est le conseil capillaire que vous pourriez donner à nos lectrices?

Je leur conseille de toujours utiliser un protecteur de chaleur avant chaque lissage. Nous avons un autre produit phare qui est le “Soin Casque vapeur”. C’est un appareil indispensable pour une bonne routine capillaire. Je le recommande vivement.

Où peut-on se procurer ces deux appareils?

Nos produits sont exclusivement disponibles sur notre boutique en ligne www.nadela.fr. L’envoi en France métropolitaine est gratuit. J’offre une réduction de 10 euros à toutes vos lectrices pour un achat sur notre site. Il suffira d’entrer le code promo “femmes au pluriel”.

Emoi Photographique

Rendez-Vous Photographique Annuel à Angoulême

A Angoulême, se déroule actuellement et jusqu’au 30 avril, un Festival de photographie, sur le thème de l’Histoire.

A la faveur d’un voyage prochain, dans cette belle région de la Charente ou pour vous, qui y résidez, c’est l’occasion de découvrir les travaux de 20 photographes, en divers lieux de la ville (14 au total) et de son agglomération (au Théâtre d’Angoulème, à L’Espace Franquin, au Musée d’Angoulême, au Centre culturel Soëlys, à la Maison des Peuples et de la Paix, à l’Hôtel du Département, etc...).

Des photos qui ont tout à dire, certaines poignantes, d’autres joyeuses ou tendres, beaucoup jamais montrées au grand public et toutes racontant l’Histoire, la grande mais aussi les leurs, enluminant leurs vérités, leurs légendes et leur poésie.

« Nous avons choisi ces photographes car ils nous offrent un large éventail de ce qui peut se décliner à partir du mot histoire. Chacun nous offre une facette de l’histoire plongeant dans leurs liens familiaux, des valeurs humaines ou dans l’imaginaire qui caractérise si bien l’espèce humaine. »

Cette année, l’association, qui met un point d’honneur à promouvoir la photo en France et également dans le Monde, a invité, pour cette 5ème édition, 3 photographes doués qui posent leur regard, sur des moments charnière de l’Histoire et son impact sur leur propre vie :

Warren Saré nous faire part de son travail sur les tirailleurs sénégalais du Burkina Faso et du Bénin.

Jean-Daniel Guillou parle de solidarité et conte l’histoire du docteur Phat-Eam Lim. qui a quitté le Cambodge pour fuir les khmers rouges et qui revient dans son pays d’origine, devenu ophtalmologue, avec son association « Pour les yeux du monde» pour soigner et opérer sur place.

Jean-Michel Leligny nous plonge dans l’intimité des femmes à la quarantaine. Partant de son histoire personnelle, il rend ici hommage, sur le papier glacé, à ses «femmes modèles», pénétrant une seconde fois dans son image, en y superposant un texte de constat de vie.

Pour le plaisir des yeux (et pour ceux qui ne pourront hélas se déplacer), petite sélection proposée par l’association:

© Bruno MERCIER
« 14-18-LA GRANDE GUERRE » (Blind Memory II)
Dans ce nouveau volet des « Blind Memories » j’ai voulu retourner aux racines du mal, là donc où les premières lignes de l’histoire du XXe siècle ont été esquissées. Parcourir les champs de batailles de «la der des der», toucher du regard les cicatrices de ces terres meurtries, écouter les cris silencieux des millions d’homme, enfouis là…
© Paul-Emile OBJAR
« Il a disparu. Qui a disparu Quoi. Il y a (il y avait, il y aurait, il pourrait y avoir »
Une phrase de Georges Perec, un lit vide, comme le passage d’une solitude vers une absence imprévue, et des silhouettes en envie d’existence. Pour avancer dans son histoire. Que sont-ils devenus ?
©Christophe HARGOUES
« EXTRA/ordinaire »
Dans une résidence entièrement médicalisée, quarante-cinq personnes sont accueillies, toutes atteintes de maladies dégénératives lourdes. Près de quatre années ont été nécessaires pour réaliser ces portraits. Onze résidents ont participé à ce projet; trois sont décédés: Laurent, Olivier, Julien.
© Anne-Lore MESNAGE
« Se surprendre à rêver. Rêver »
A l’aube des élections présidentielles et lorsque le mariage pour tous et les droits des familles homosexuelles reviennent sur le devant de la scène, il me semble important, voire nécessaire de raconter notre histoire.
© Louis OKE AGBO
« Folie »
Au Bénin, la folie a été longtemps synonyme de déchéance et de relégation sociale. L’introduction de nouvelles thérapeutiques a contribué à faire accepter la maladie mentale comme objet de soins mais la question de la guérison, encore incertaine, génère dans la société des réactions de crainte et de protection. Louis Oke Agbo a travaillé avec l’ONG « Vie et Solidarité » pour que sa photographie contribue a susciter une action d’entraide envers les personnes atteintes de folie dans son pays.
© Baudouin MOUANDA
« Se débrouiller pour devenir grand ! »
C’est ici dans la chaleur suffocante des rues de Bacongo, que Baudouin Mouanda décide de poser son regard sur les petits métiers, dans le but de se poser la question: Comment se débrouiller pour devenir grand ?
© CUSHMOK
« Hous’us »
Ces pièces comme autant de fenêtres sur de grands immeubles laissent deviner la vie de leurs habitants. Intériorités, espaces libres sur soi, rêves: essayer de capturer la diversité des pensées contenues par ces murs toujours identiques.
© BARTHES & AMARAL
« S’il vous plait… dessine moi un œuf »
Cette série photographique et vidéo propose de revisiter l’Histoire de l’Art de manière ludique et humoristique, à travers la parodie de quelques artistes qui ont marqué leur temps et dont les œuvres ont souvent fait débat.
© JL AUBERT
« Dans les bois incertains »
JL—Aubert réalise des empreintes numériques de fleurs, d’objets et de trouvailles improbables. Il y donne à voir un univers singulier illustré par des images qui creusent le sujet en tons colorés, matières, assemblages et jeux de miroirs. Ce regard ludique et parfois dérangeant sur la nature, rend manifeste la fragilité de toute forme de vie et la beauté qui en émane.
© Jean-Michel DELAGE
Une évocation photographique du livre de Julien Gracq « Les eaux étroites ».
« … il y a dans la promenade sur l’Evre un moment ingrat où l’attention se détourne, et où le regard se fait plus distrait. » Julien Gracq
© Warren SARE
« La dernière carte »
« La dernière carte » est un de ses reportages au long cours qui présente les anciens combattants burkinabés et béninois ayant combattu sous le drapeau français

© Jean-Michel LELIGNY
« 40 ans »
14 610 jours – 350 640 heures – 21 038 400 minutes – 1 262 304 000 secondes
Je suis né d’une femme de la quarantaine. Quelques années plus tard, elle a mis fin à ses jours, ses heures, ses minutes, ses secondes… J’ai voulu ce travail associant une nature encore sauvage et des femmes autour de la quarantaine, comme un hommage rendu à ma mère.
© Michel Claverie
« Traces »
En 2015, à l’occasion du 70ème anniversaire de la libération des camps nazis, nous avons choisi de mettre en lumière l’ultime chapitre de l’existence du système concentrationnaire nazi, à savoir les marches d’évacuation des camps.
© Brigitte MANOUKIAN
« Maritza »
Où il est question d’objets, objets tricoteurs de mémoires, supports d’un récit collectif d’une culture réelle ou mythique, objets passeurs, qui lient et qui délient, hérités, vénérés, sacralisés
© Jean-Charles DEHEDIN
« Parlons-en »
« Parlons-en » est une série ayant pour but de mettre en avant la lutte contre le cancer du sein à travers des femmes sensibles à ce sujet. Elle leur permet de s’exprimer de manière personnelle au travers de la photographie et d’une citation et tout cela sans censure.
© Arnaud HUBAS
« Une histoire une vie »
Au commencement de la petite histoire, il y a l’enfant, la vie s’offrant à un être. Le champ des possibles qui s’ouvre. Il lui faudra simplement relever le plus grand de tous les défis, trouver Le chemin.
© Arnaud MAKALOU
« Etre ouvrier à Brazza »
Au Congo, Arnaud Makalou s’intéresse à des jeunes, ouvriers dans les sociétés d’extraction de pierres coréennes et chinoises, installées à Brazzaville depuis fort longtemps.
© MNIHA
« Mémoire du mouvement »
«Mémoire du mouvement» est en fait une sorte de chronophotographie, une pause longue dans le noir et l’éclairage aléatoire d’une lumière directe dépose le récit de l’action, marque son histoire.
© Nicolas AUVRAY
« Bella Rosa »
Un halo de lumière sortait des deux portes jumelles au travers des anciens verres dépolis. Juste un numéro “423”, et une inscription “Bella Rose”, en transparence. A ce moment, une ombre apparait en se projetant sur cet écran improvisé et se livre à une étrange danse en transparence. Que se passait-il à l’intérieur de cet espace dont il ne voyait qu’une projection?
© Irina SOVKINE
« Histoire naturelle »
Irina Sovkine, “photographe en herbe et autres matières éphémères”, s’inspire de motifs végétaux à partir desquels, elle imagine un bestiaire étrange et fascinant qu’on croirait sorti du microscope d’un naturaliste fou.

© Anna BAMBOU

« Ames sœurs toxiques »
Anna Bambou, c’est l’histoire d’un fait divers. Une femme disparait d’un village un soir et l’esprit des habitants en reste très marqué… Notre travail se base sur la mémoire, sa fragilité et les descriptions et événements se transformant avec les sentiments. Ainsi naît Anna Bambou. De chaque témoignage, nous construisons une nouvelle série d’image, racontant chaque fois une nouvelle vision de cette femme, devenant alors l’Histoire d’une Femme.
© Emilie MASSON
« Bourriquet »
Émilie Masson souhaite simplement et humblement que ces quelques clichés puissent nous transporter des années en arrière pour nous replonger dans ce que nous étions enfants, avec tous nos rêves, nos espoirs et nos amitiés imaginaires,
 © Jean-Daniel GUILLOU
« Pour les yeux du monde »
C’est en 2002, non sans émotion que le le docteur Phat Eam Lim, ophtalmologue,retourne dans son pays qu’il n’a jamais oublié, après 27 ans d’absence. Il est choqué par l’état dans lequel il le retrouve et a envie d’aider. L’idée germe, le projet se construit au fil des différents séjours et donnera lieu finalement à la création d’un bateau clinique ophtalmologique. Jean-Daniel Guillou va suivre les pérégrinations de ce bateau.
L’Emoi Photographique – Histoire et petites histoires – Jusqu’au 30 avril 2017
Et Pour plus de détails: http://www.emoiphotographique.fr/
photo de titre: Michel Claverie

Beautiful: un hommage à la beauté noire

Beautiful

Mario Epanya, photographe oeuvrant sans relâche pour une Mode aux beautés plurielles, sort son livre, en hommage à sa passion de toujours, la Beauté Noire

Maquilleur et coiffeur professionnel dès 1996, Mario Epanya s’est reconverti dans la photographie en 2007. Depuis, il voyage à travers le monde pour des campagnes de cosmétiques internationales ou pour des défilés de mode hauts en couleurs. Il a toujours œuvré en faveur d’une mode aux beautés plurielles, par souci de diversité. Mais surtout et aussi par passion pour la beauté noire.

Beautiful, son livre sort dans toutes les bonnes librairies*. Une fort belle manière de souligner dix ans de photographie et d’excellence. Rencontre.

Vous nous présentez un livre-hommage avec ce qu'il convient d'appeler "les beautés de votre vie". Comment l'idée du livre vous est venue?

En novembre 2015, la maison d’édition Shokopress m’a contacté pour me proposer cette collaboration. Ayant carte blanche, j’ai décidé de rendre hommage à mon sujet de prédilection: la Beauté Noire.

Vous êtes photographe de mode et beauté. Comment définissez-vous une photo réussie?

Une photo réussie est une combinaison subtile d’une bonne composition: une belle palette de couleurs, un bel éclairage et surtout de l’ÉMOTION!

Quelle est la personnalité que vous auriez aimé photographier et que vous n'avez pas encore photographiée et pourquoi?

IMAN BOWIE! je la trouve très belle. Gracile et lumineuse. J’admire son parcours et sa force de caractère. Elle a réussi d’une main de maître à s’imposer dans le milieu de la Beauté, en tant que modèle et businesswoman, ce qui est tout sauf évident. Je lui tire mon chapeau!

Quel est votre meilleur souvenir de shooting?

Etant passionné par mon travail , chaque shooting est pour moi un moment de joie et de créativité!

Quelle est, pour vous, la plus belle femme du monde et pourquoi?

Ma mère, sans aucun doute, car elle est le premier beau visage que j’ai vu en venant au monde. Elle est l’une des sources d’inspiration de ce livre, BEAUTIFUL.

Mario Epanya
*Disponible à partir du 24 avril – Editions Shokopress – 28,83 Euros