Mois : juin 2017

Mayshad: entre deux rives

Aujourd'hui, Mayshad est une fondation, un club de femmes, une Maison de couture, un lifestyle, une luxueuse marque de maroquinerie made in France...

Mayshad est un mouvement entraîné par sa fondatrice Nezha Alaoui qui, à 34 ans, propose une véritable alternative entre vie professionnelle surbookée et vie personnelle développée.

Aujourd’hui, Mayshad est une fondation, un club de femmes, une Maison de couture, un lifestyle, une luxueuse marque de maroquinerie made in France, mais aussi un lieu de belles rencontres. Avec les autres, mais également avec soi. Et c’est bien en cela que réside la magie du concept initié par Nezha Alaoui.

Récompensée en 2016 au Women Economic Forum en Inde pour ses initiatives, Nezha Alaoui aurait pu faire le choix de vivre une vie confortable. Mère de deux filles, la fondatrice de Mayshad se bat jour après jour pour que les femmes du monde accèdent à la meilleure vie possible comme s’il s’agissait de ses propres enfants.

MayShad, c'est la contraction des prénoms de ses filles, Maysoon et Shadeen.

Créée en novembre 2014 à New-York, la Fondation Mayshad est un programme de développement socio-économique pour les femmes du Maroc Saharien. L’idée : organiser de manière durable une activité économique viable en mettant en place des débouchés à la production par le biais de coopératives et de formations.

Aujourd’hui, le modèle établi par Mayshad est efficace. Il permet aux plus jeunes de reprendre les sentiers de l’école, et aux femmes de gagner en autonomie dans une des régions les plus reculées du globe. En considération de ces résultats, les partenaires de la fondation poussent Nezha Alaoui à exporter ce modèle dans d’autres pays d’Afrique et aussi en Pologne où une action est à l’étude.

Dans son appartement du 8 rue du Chevalier Saint Georges, à Paris 1er, Mayshad organise régulièrement des rencontres autour du thé Maison Mayshad, aux notes épicées, pour agrémenter des conversations autour de l’«empowerment», de la culture ou encore de la mode et du design. C’est dans ce bel écrin que nous avons rencontré la délicieuse Marocaine ou du moins la citoyenne du monde, Nezha Alaoui. Bienveillante et ouverte d’esprit, la fondatrice du lifestyle Mayshad a bien voulu répondre aux questions de FP. Rencontre ensoleillée.
Nezha Alaoui

Vous êtes designer, photographe et vous êtes à l'initiative d'un blog lifestyle destiné aux femmes qui vous ressemblent. Comment définissez-vous la femme Mayshad?

La Femme Mayshad est une femme contemporaine, qui accepte les différentes facettes de sa vie avec positivisme et joie de vivre. C’est une femme aux valeurs fortes qui trace son chemin de vie avec détermination et inspire les gens autour d’elle à en faire autant.

Vous être très présente sur les réseaux sociaux. Quels messages voulez-vous faire passer?

J’ai envie de transmettre le fait que devenir philanthrope n’est pas une affaire de moyens financiers, c’est avant tout une question de moyens humains, de temps et d’énergie. S’investir rapporte. Être heureux, ça ne signifie pas qu’il faut tout quitter; être heureux, c’est se rencontrer chaque jour en respectant nos besoins. Être heureux, c’est l’être ici et maintenant.

Bien vivre, c’est beaucoup de choses et ce n’est pour autant pas générer la rupture avec ce que l’on aime. Ce n’est pas parce que l’on aime manger sain, faire du yoga ou méditer que l’on doit nécessairement devenir berger dans les collines. J’aime chausser des stilettos et partir, smartphone à la main, à la conquête des rues grises de Paris ou New-York. Si certains y voient de la pierre ou du béton, j’y vois des trésors de culture et un bouillon de relations humaines inspirantes.
En tant que femmes, nous manageons sans cesse les multiples aspects de nos vies. Pour générer de belles journées et une belle vie, nous devons au quotidien nous entourer de gens motivants et positifs. C’est le message que j’essaie de transmettre par les réseaux sociaux ou lors des rencontres du quotidien. S’accepter est une des meilleures façons pour avancer sans limites et avancer avec un entourage qui bouge. Respecter son corps et son esprit est une des meilleures manières d’y parvenir.

Vous parcourez le monde depuis quelques années et vous êtes aussi l'heureuse maman de deux petites filles. Qu'avez-vous envie de leur transmettre comme valeur?

J’ai élevé mes filles sur des valeurs universelles bien qu’elles soient riches de leur triple culture marocaine, américaine et française.

Le partage, le respect, l’amour, la discipline, la générosité sont des valeurs fondamentales dans ma famille.

Quelle est votre définition de l’élégance?

L’élégance, c’est un raffinement qui passe par la simplicité. Mais c’est surtout une attitude; un sourire, une bienveillance, une éducation.

La galanterie chez l’homme et la femme sont pour moi le plus grand signe de l’élégance. Avec un jean, un t-shirt et des ballerines… Se lever pour laisser la place à une personne plus âgée… c’est cela l’élégance.

Plus d’infos:
Par Claire-Renée Mendy

L’ Afrique en marche au Medef

Le Rendez-Vous des professionnels
qui construisent l'Afrique de Demain

Pour sa deuxième édition, Afrobytes, «le rendez-vous des professionnels qui construisent l’Afrique de demain» a élu domicile au Medef. Pendant deux jours, les 8 et 9 juin, le siège du Mouvement des Entreprises de France a accueilli la crème de la crème des entreprises, des investisseurs, des grands groupes et des start-up africains.

Plus qu’une conférence extraordinaire, Afrobytes s’est positionné, en deux éditions seulement, comme le hub de l’innovation technologique africaine, rassemblant de nombreuses personnalités, venues du monde entier.

Pendant les ateliers, les débats et les conférences, l’anglais était de mise. Il a été question d’e-commerce, de l’impact des décisions politiques sur la croissance de l’écosystème africain, de fintech, de smart cities, de données consommateurs, de stratégies de marché, d’opportunités d’affaires en matière de technologie européenne et africaine, du nouveau visage des services financiers en Afrique, du recrutement de talents africains ou encore de partenariat. Des échanges de hautvol qui ont permis de mieux définir et appréhender l’écosystème africain de demain. Il s’est agi également de donner envie, s’il en était encore besoin, d’investir dans la tech africaine.

Enfin, si Afrobytes a tenu toutes ses promesses, c’est aussi par sa mixité et sa parité. La belle représentativité et la forte implication des femmes entrepreneuses du continent et de la diaspora, à cette deuxième édition, est à souligner. Tout comme le travail remarquable des organisateurs et de leur équipe de bénévoles. Ammin Youssouf, CEO d’Afrobytes, était lui-même bien entouré par sa confondatrice Haweya Mohammed, ainsi que par Suzanne Ndiaye, responsable de coordination et de Vera Baker, «business developper».

Quelques intervenants...

Yinka Adegohe Editeur Afrique Quartz

Yinka Adegohe

Editeur Afrique Quartz

Edith Brou Fondatrice et Directrice de Buzzyafrica.com

Edith Brou

Fondatrice et CEO de Buzzyafrica.com

Arun Jaitley Ministre des Finances d'Inde

Arun Jaitley

Ministre des Finances d'Inde

Lilian Thuram Footballeur professionnel retraité- Auteur- Activiste

Lilian Thuram

Footballeur professionnel retraité- Auteur- Activiste

Les Fondateurs

Haweya Mohamed, Manager et Directrice de Communication d' Afrobytes

Haweya Mohamed,
Co-Fondatrice et Directrice de Communication d'Afrobytes

Ammin Youssouf, Directeur Général d'Afrobytes
Ammin Youssouf, Directeur Général d'Afrobytes

Ammin Youssouf,
CEO d'Afrobytes

L'équipe Afrobytes
L'équipe Afrobytes

L'équipe d'Afrobytes (Ammin, Suzanne, Vera et Haweya)

Crédit photos: Afrobytes – P.Etifier
Pour plus de renseignements, rdv sur le site d’Afrobytes: http://www.afrobytes.com/
par Claire Renée Mendy

Jazz Color à Groslay!

Annick Tangorra

Ca y est! Groslay accueille son premier festival de Jazz. Pour cette première édition et afin d’apprivoiser un public friand mais non encore rompu à l’exercice, la ville a choisi de le proposer en plein air et complètement gratuit. C’est l’occasion, pour les néophytes et les plus avertis, de s’offrir quelques heures uniques de sensations musicales et d’émotions visuelles, le temps d’un beau week-end prolongé. 

La chanteuse de Jazz Annick Tangorra, au répertoire généreux, ensoleillé et métissé est à l’origine de cette merveilleuse initiative, épaulée par le Comité des Fêtes de la Ville et par de nombreux mécènes mélomanes. Elle a accepté de répondre à nos questions: 

  • FP: Selon vous, d‘où vous vient cet amour du Jazz? 

Annick Tangorra: De ma mère qui possédait quelques disques de Jazz et de mon oncle qui a complété sa collection en nous ramenant de ses voyages quelques petits bijoux de la musique  latino-américaine. Nous avons passé notre jeunesse à écouter: Oscar Peterson, Art Blakey and the Jazz Messengers et bien d’autres….

  •  FP: Vous aviez cette idée de créer un Festival de Jazz à Groslay depuis longtemps? 

A.T.: L’idée a germé quelques années après un séjour à New York, après avoir assisté à plusieurs concerts de Jazz en plein air à Central Park !

Le déclic est venu en observant la joie du public écoutant de la musique en plein air, dans ce cadre majestueux.

  •  FP: Quelles sont vos ambitions pour ce Festival? 

 A.T.: J’avais envie de créer un évènement musical important dans ma petite ville de Groslay.

Cela n’a pas tout de suite été évident mais la ville a finalement validé le projet, avec le soutien du Maire et du Comité des fêtes.

  • FP: Parlez-nous un peu de la programmation? Pourquoi ces choix? 

A.T.: Le samedi, nous ouvrirons le festival avec le magnifique Trio “SELKIES”: 3 jeunes musiciennes et chanteuses talentueuses qui présentent un jazz moderne et raffiné aux couleurs métissées. Le groupe brésilien “RODA DO CAVACO” où se mêlent chants, chœurs, cavaquinho et percussions typiques de la tradition de grands sambistes clôturera la soirée.

Le dimanche, c’est mon groupe “ANNICK TANGORRA Quintet” qui débutera  les festivités et suivra le parrain du Festival, musicien et compositeur exceptionnel, MARIO CANONGE et KANN avec, en guest, le chanteur TONY CHASSEUR. Par ailleurs, le percussionniste RAVY MAGNIFIQUE viendra animer un atelier d’initiation à la percussion  pour le jeune public avant les concerts!

J’aime le Jazz depuis toujours et les multiples teintes qu’il revêt; C’est d’ailleurs pourquoi j’ai baptisé ce festival « Jazz Color ». Je souhaitais programmer des groupes qui symbolisent ce métissage. C’est le ton que je souhaite donner à ce festival .

  • FP: Les artistes ont été prompts à convaincre? 

A.T.: Je n’ai pas eu besoin de les convaincre, ils étaient tous partants et heureux de participer à cette première aventure. La majeure partie d’entre eux sont des amis et je les remercie, du fond du cœur, de me soutenir.

  •  FP: C’est une toute première édition, qu’avez-vous envie de dire au public pour l’inciter à venir (et à revenir pour les prochaines éditions!)? 

A.T.: Qu’il vienne découvrir une musique de grande qualité, des artistes de haut vol, talentueux, charismatiques, inventifs …

Qu’il vienne se nourrir d’une musique, qui n’est pas assez diffusée.

  • FP: Pourquoi avoir choisi de proposer un festival gratuit et en plein air? 

A.T.: Pour cette première année, la ville a préféré opter pour un festival gratuit pour le public … J’espère cependant qu’il y aura, dans les éditions suivantes, une participation du public, ce qui permettra de valoriser le travail artistique.

  • FP: Un dernier mot? 

A.T.: Nous avons la chance d’avoir en France des musiciens de talent et je suis heureuse que certains d’entre eux soient accueillis par la ville de Groslay pour de bons moments de partage.

 Ce sera une très belle fête de musique où l’on pourra également se restaurer sur place.

Un délicieux moment de Jazz et Latin Jazz caribéen en perspective! 

Prenez vos chapeaux, vos bouteilles d’eau et vos sièges pliables et “let’s Jazz it” à Groslay!  C’est au Parc de la mairie de cette magnifique ville du Val d’Oise (95), c’est gratuit, ce sera festif pour petits et grands et Madame Soleil nous promet de très belles éclaircies, ce week-end.  

Programmation

Les Selkies

Animées par le partage de la musique, Selkies est la rencontre de 3 musiciennes chanteuses à la recherche d’un nouveau son chanté. Associant jazz, musiques improvisées et chanson, ce projet élabore la voix sous tous ses aspects, d’abord dans l’harmonisation de 3 voix puis dans le jeu de l’improvisation. 

Inventant des mots dans un refrain ou un solo, Nirina, Céline et Cynthia parviennent à discuter entre elles et à proposer sur scène un nouveau langage musical. A travers le mythe de ces sirènes libres, Selkies entend réunir le monde et donner au jazz une couleur métissée nouvelle. 

Roda Do Cavado

“Pagode” en portugais du Brésil désigne une rencontre de musiciens qui se retrouvent autour d’une table pour faire la fête en musique. Roda do Cavaco donne à entendre et à voir un pagode puissant soutenu par une section rythmique jubilatoire (tantã, rebolo et pandeiro) et les cordes du cavaquinho et du cavaco-banjo. Aux compositions originales se mêlent des reprises des grands sambistes comme Zeca Pagodinho, Grupo Fundo de Quintal, Paulinho da Viola, etc…

Annick Tangorra Quintet

 Annick Tangorra propose un pertoire original empreint de ses influences musicales qui passent par le jazz tout en conservant l’essence et l’esprit latin, jazz, caribéen. Cette orientation esthétique se poursuit en collaboration étroite avec Mario Canonge qui mène d’une main de maître son quintet.

Mario Cannonge & Kann

Mario Canonge & Kann est un groupe né en 1991. Les compositions de son répertoire sont de Mario Canonge, sur des rythmes de la caraïbe. 
Le propos était à l’époque d’essayer de redonner à la biguine, la mazurka etc… leurs lettres de noblesse, puisque ces rythmes étaient éclipsés (en dehors du groupe Malavoi) par le Zouk, nouvelle musique populaire, aux Antilles. Ce concept puise son inspiration dans toutes les traditions musicales caribéennes, avec autant de musiques instrumentales que de chansons interprétées par les plus grands chanteurs du genre: Ralph Thamar, Jocelyne Beroard, Tony Chasseur, Serge Ponsar, Jean-Philippe Marthely, Olivier Jean Alphonse, Tatiana Miath, Pipo Gertrude, Jean-Paul Pognon… De nombreuses compositions de Mario Canonge ont, depuis, fait leur entrée dans le répertoire des standards des Antilles, quelles soient chantées ou instrumentales.

Ravi Magnifique

Né en Inde (Pondichéry),le parcours de vie de ravi fait l’objet de multiples rencontres cosmopolites. Passionné par le Jazz, il en constate l’origine dans les musiques folkloriques. Assoiffé de savoir, il s’initie aux traditions ivoiriennes et guinéennes (djembé, sabar, balafon, sanza…) et devient soliste au cœur d’un ballet africain “NANCHO“. Il rencontre aussi la musique cubaine (congas, timbal, bongo…) avant de découvrir les rythmes brésiliens. Il devient “chef de batterie”, diplômé de l’Académie de Musique Nicia D’Avila et accompagne Monica Pasos, Yanna Purrin, Teka Kalazan. 

Patricia ETIFIER