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« Go de Nuit. Abidjan, les Belles oubliées »

«  Go de Nuit. Abidjan, les Belles oubliées »

Éliane de Latour est directrice de recherche au CNRS, anthropologue et cinéaste. Sa thèse en main, elle se met à réaliser des documentaires en alternant les tournages en France et en Afrique sans pour autant cesser d’écrire. Elle s’intéresse à des thèmes tels que la clandestinité, l’univers carcéral, les ghettos, et finit par glisser vers la fiction au cinéma. Son regard est vrai et s’exprime avec justesse. Que ce soit par le cinéma, l’écrit ou encore par la photo. Elle capte «ce qui en l’autre force le respect». Éliane est une femme de tête et de cœur qui sait fouiller en profondeur là où les autres détourneraient le regard. Elle ne s’encombre pas des frontières sociales car l’essentiel est ailleurs. Grâce à cette part d’humanité vissée en elle, Éliane partage avec nous ses expériences de contrées en contrées.

A l’occasion du mois de la photo à Paris, elle expose «Go de Nuit. Abidjan, les Belles oubliées», du 15 novembre au 15 décembre 2014, à la Maison des métallos Paris 11ème. Vous découvrirez la naissance d’une belle histoire de cœur.

Éliane de Latour, objectif en main tombe nez à nez sur une jeune fille nommée «Nafissa» à Abidjan. Assise devant un hôtel de passe, comme d’autres de 12 à 24 ans, à la recherche de clients. Éliane hésite un instant, mais celle-ci lui sourit. Alors, elle se lance et, prend des clichés extraordinaires qui aujourd’hui se trouvent dans «un livre absolument utile au monde ». Trois ans après ce premier sourire de Nafissa, ce livre, ainsi qu’une exposition photos mettent en lumière un phénomène mondial: celui des filles qui fuient des zones de précarité ou les zones de guerre pour vendre leur corps au sein des mégapoles. Elle affirme à qui veut l’entendre que «la méconnaissance mène au rejet, au mépris, à la violence, aux préjugés». Éliane, avait promis de revenir un jour vers ces filles. Elle a tenu parole. Aujourd’hui, elle a permis à certaines de changer le cours de leur vie, en leur apportant une aide concrète. Discrète, efficace, elle a su fédérer autour de ce projet de belles âmes solidaires. Le véritable exploit qu’elle a réussi ici; c’est d’avoir su voir et faire jaillir l’étincelle de beauté qui se cache dans tout univers sordide. Respect à cette anthropologue engagée.

Par Aissatou KOUROUMA.

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