La muse panafricaine

Energie pure et globalité de l’expression : parée avec élégance de couleurs, tissus et pierres, entourée de ses musiciens -dont son mari, le guitariste Colin Laroche de Féline, avec lequel elle a démarré sa carrière en 1999- et flanquée de ses instruments en bois et peaux, à cordes ou en lamelles, l’Ivoirienne Dobet Gnahoré explose sur la scène de ses concerts.

Elle chante, joue et danse sans répit, laissant son public sans souffle.

Dans les textes de ses chansons fiévreuses, interprétées parfois avec une inflexion grave du timbre, parfois avec les allures inspirées de la conteuse, Dobet Gnahoré lance son message de rédemption de l’Afrique -à travers le travail, dit-elle- et un appel lancinant pour que les souffrances des femmes cessent sur le continent.

Après Ano Neko (2004), Na Afriki (2007), Djekpa La You (2010), son quatrième album, N’dré (publié, comme les autres, par Contre Jour), s’ouvre avec une prière, Allah, chantée en Bété et Malinké, les deux langues principales de la Côte d’Ivoire, en signe d’espoir d’une réconciliation qui tarde à venir dans son pays.

« Dans mes années de formation au Village Ky-Yi Mbock de Were Were Liking, à Abidjan, affirme-t-elle, j’ai appris, avec les arts et le développement de ma personnalité, à avoir des croyances sans frontières ».

Dobet Gnahoré est la première artiste africaine à remporter, en 2010, un Grammy Awards pour la composition originale de Palea repris par la chanteuse India Arie.

Dobet Gnahore en concert le 5 juin prochain à Londres (Angleterre), à l’affiche du Songlines Encounters Festival, et aux Nuits atypiques de Langon (France, 22-29 juillet).

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