Agnès Gonxha Bojaxhiu «Mère Teresa», une rivière dans le désert…

Nous marchons en quête de vie, parfois la douleur est si forte, l’oasis est si loin que notre corps s’abandonne, puis une main tendue nous entraîne avec amour vers la palmeraie…

Née de parents commerçants, catholiques pratiquants, le 26 août 1910 en Albanie, Agnès Gonxha Bojaxhiu évolue dans un milieu familial empreint de charité et ouvert au partage. Son père décède en 1919.

  • 1928 – Elle choisit de rejoindre l’Institut des Sœurs de Lorette en Irlande pour donner sens à son existence. Quelques mois plus tard, elle est envoyée à Calcutta où elle va découvrir la misère épouvantable de cette région. Elle entreprend sa mission et sa vocation lui est ainsi révélée, «l’amour des autres». Missionnaire catholique de longue date en Inde, elle finit par obtenir la nationalité indienne. Pendant plusieurs années, elle enseigne à Calcutta tout en œuvrant auprès de la population en peine.
  • 1931 – Agnès Gonxha Bojaxhiu, inspirée par le parcours de Thérèse de Lisieux* canonisée en 1925, se choisit un nouveau nom «Sœur Mary-Teresa».
  • 1946 – Sœur Mary Teresa reçoit «un message de Dieu», elle doit quitter le couvent pour aller aider les pauvres partout où sa présence peut aider à atténuer les souffrances. Elle va s’installer dans un «bidonville» à Taltola. Elle y est rejointe par plusieurs jeunes filles inspirées par sa démarche qui se proposent de l’accompagner dans son initiative. Elle les incite à mesurer les contraintes de sa démarche, elle les entraîne à poursuivre des études puis en 1950, elles créent une nouvelle congrégation, les «Missionnaires de la Charité», qui opte pour l’habit religieux des Indiens pour se fondre dans leur environnement.

Elle s’installe définitivement avec son «équipe» à Calcutta pour s’investir encore plus, rechercher des abris, de la nourriture pour ceux qui n’en ont pas, elle devient infirmière pour prodiguer des soins aux malades…

Mère Teresa consacre sa vie aux pauvres, aux défavorisés, aux malades, aux «sans paroles», aux orphelins abandonnés. Son charisme, son dévouement, la multitude de ses actions de charité contribuent à la faire connaitre à travers le monde, faisant rayonner ainsi sa générosité et sa bienveillance.

  • 40 ans s’écoulent par vents et marées avec le même port à l’horizon, «donner» pour soigner les plus faibles oubliés par tant de puissants, sa « résonance » permet de faire naître plus de 500 missions, animées par plusieurs milliers de «sœurs» dans plus de 100 pays…

Quelques propos démagogiques ont circulé sur son trajet mais les faits sont là, mesurables, reconnus autant par ceux qui en bénéficient que par les observateurs des plus grandes instances mondiales :

  • Prix Nobel de la Paix en 1979
  • Béatifiée en 2003 par Jean-Paul II
  • Proposée en 2015 pour la Canonisation par le Pape François

Mère Teresa décède le 5 septembre 1997 à Calcutta mais elle rayonne toujours sur la planète grâce à l’énergie qu’elle a employée sans compter et sa lumière illuminera encore longtemps le ciel le plus sombre.

Thérèse de Lisieux

* Thérèse de Lisieux, religieuse française est née en 1873 à Alençon, la tuberculose l’emporte en 1897. Elle passe sa courte existence cloîtrée. Elle écrit «Histoire d’une âme», un livre publié après sa mort qui dévoile sa spiritualité avec des mots retentissants, lumineux qui vont la rendre célèbre dans le monde entier puis justifier aux yeux de l’Eglise catholique, sa béatification et sa canonisation.

http://fr.wfp.org/

https://sharethemeal.org/fr/

Crédit photo: theotokas.fr

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Jean-Marie Halper

Écrire ce qui nous rassemble pour oser rêver le bonheur de tous…