Changeons nos mauvaises habitudes

Hummmmmm, Les habitudes…….

Habitude : Définition :

Manière d’agir acquise par la répétition. En Morale, signifie, accoutumance qui donne facilité de faire des actions qu’on a plusieurs fois réitérées. Les habitudes concernent les vertus & les vices.

Il s’agit façon permanente, fréquente, régulière ou attendue, d’agir, de sentir ou de se comporter, acquise volontairement ou non.

Depuis le temps qu’on communique, vous et moi, au travers de mes billets d’humeur, vous connaissez maintenant ma propension à m’arrêter sur un mot, l’observer comme s’il était neuf, et essayer d’en comprendre les contours. 

Aujourd’hui, j’ai buté sur ce mot-là. Littéralement. J’étais en pleine écoute d’une vidéo de développement personnel lorsque j’ai entendu cette phrase : 

« Vous n’aimez pas le sport ? Faites-en une habitude » !!!

Mon cerveau a buggé ! 

– Elle est bien bonne celle-là, me suis-je dit ! Faire d’une habitude quelque chose qu’on déteste ? ça risque d’être compliqué, non ?

Et puis, ma pensée s’est emparée de cette proposition à priori saugrenue et l’a observée de plus près. Et, première explication à mon sursaut : J’ai réalisé que lorsqu’on pense aux habitudes, c’est souvent de manière négatives. On pense aux mauvaises habitudes. A nos vices, avoués ou non. D’ailleurs, nous nous faisons à nous même souvent des réflexions du style : « J’ai la mauvaise habitude de… », ou « Il faudrait que j’arrête cette mauvaise habitude qui consiste à….. ».

Et de même, pour les autres : « Lui, ? Tu parles ! Il ne changera pas ! Il est vautré dans ses mauvaises habitudes » !!!  Et ces certitudes bien ancrées n’aident ni vous, ni le protagoniste en question. Au contraire, se définir soi-même ou définir l’autre par une particularité qui, parce que renouvelée se mue en trait de caractère peut être très improductif ! Parce qu’on se perçoit tel, on renouvelle le même comportement et on finit par s’engluer dans ses mauvaises habitudes. Et, paradoxalement, on participe de l’installation des mauvaises habitudes chez nos proches auxquels on en fait le reproche !

Le syndrome du serpent qui se mord la queue, en somme.

Et, justement, revenons-en à la phrase entendue et qui a enduite cette réflexion ! 

Faire une habitude de ce que l’on n’aime pas. Pas si bête, quand on regarde de plus près. L’habitude est un comportement répété qui se mue en automatisme. Agir par automatisme revient à agir sans affect. Donc, dans notre exemple, faire du sport, petit à petit, se muera en action dénué d’affect.

Hummmmmm….. Serait-ce si simple ? Evidemment non. Si les mauvaises habitudes sont si faciles à acquérir, c’est souvent parce qu’elles ne nous demandent aucun effort au départ ! Soit elles font appel à notre paresse naturelle, soit elles découlent directement d’un trait de caractère que nous ne tentons pas de réfréner. Pour poursuivre une mauvaise habitude, il suffit de se laisser aller, naturellement !

Or, acquérir une nouvelle habitude demande, au début, de forcer, de se faire mal, de réorienter ses pensées ou ses actions ! Et plus l’habitude sera ancrée, plus la tentative de réorientation sera ardue ! Très rapidement, on finit par se dire : « A quoi bon » ?

La motivation doit alors être d’une puissance extrême, pour tenir bon. Surtout lorsqu’il s’agit d’une action dont l’unique bénéficiaire est soi-même ! Nous voulons tous notre propre bien, et acquérir une nouvelle habitude peut être douloureuse. Fuir la douleur est normale, logique, salvatrice ; Et nous sommes nombreux à être adeptes de la gratification immédiate : Pourquoi penser à un éventuel grand bénéfice futur lorsqu’on peut avoir ne serait-ce qu’une poussière de bonheur immédiat ? Le bonheur que procure cette heure supplémentaire au lit au lieu d’enfiler ses baskets, par exemple ?

Il faut alors, pour s’encourager à revêtir une nouvelle habitude penser au bénéfice certain que nous recevons déjà, et qui découle d’anciennes transformations volontaires. Si, dans le passé, on a pu quitter une mauvaise habitude et qu’on en a le bénéfice actuellement, il faut, encore et encore s’y référer.

Parce que, en réalité, les habitudes ne s’abandonnent pas. Elles se remplacent. La nature a horreur du vide et une habitude abandonnée pour rien, reprendra sa place. Promptement.

Donc, oui, faire ce qu’on n’aime pas, timidement d’abord, puis, au fur et à mesure, avec force ou fréquence, peut être une bonne option.

Le défi est grand, ne nous mentons pas ! Remplacer, par exemple, de succulents aliments, baignant dans l’huile et savourés depuis le plus jeune âge par d’insipides légumes habillés de vert Et sans attrait, franchement, très très difficile !

Mais pour, par exemple, parvenir à trouver le moindre attrait à des haricots verts, courgettes et autres choux de toute nature, on est, au départ, obligé de se raccrocher à leurs supposées vertus, sensées supplanter leur goût et ensuite, parce qu’on est gourmet, d’apprendre à les accommoder différemment pour les vêtir de nos saveurs habituelles. On les cuisine, les assaisonne, les mélangent, encore et encore, et, un jour, parce qu’on est restée gourmande, on se retrouve à saliver au rayon légumes d’une épicerie ! Qui l’eut cru ? Pas moi !

Alors, relevez le défi de cette proposition, vous verrez, c’est finalement aussi saugrenu que d’une logique imparable ! Quant au dernier exemple que j’ai pris, toute ressemblance avec une  personne intimement  connue n’est pas fortuite !

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