L’empathie envers soi

Hummmmm, Je refuse l’empathie…

Le sujet que j’aimerais traiter avec vous aujourd’hui est l’un de mes favoris : 

Où se termine l’empathie et à quel moment avons-nous le droit ou même le devoir de le délaisser pour nous choisir nous ?

D’ores et déjà, j’ai une requête : Si l’un d’entre vous a la solution qui pourrait me permettre de tout de suite abréger ce billet d’humeur, je prends ! Il ou elle me rendrait un grand service ! Car ce sujet, voyez-vous, est un sujet central dans ma vie ! D’un naturel plutôt généreux, mon éducation a enfoncé le clou en m’ordonnant de, toujours, faire passer les autres avant moi ! On m’a appris que l’amour ne pouvait s’échanger qu’avec une abnégation totale de ses droits et un abandon de toute revendication de respect. Même la plus élémentaire, celle due à tout être.

Une fois adulte, il faut bien se dépatouiller avec tout cela ! Après des années à offrir plus de moi que je ne le voulais, j’ai enfin pris conscience de ce travers qui, littéralement, m’a pourri la vie. Ma rencontre avec les préceptes du développement personnel m’a aidée à muscler ma volonté et à ramasser les morceaux de ma dignité éparpillés dans le cœur des êtres auprès desquels je quémandais de l’amour ! Le prix à payer me semblais alors, raisonnable. Aujourd’hui, je le sais : Il était exorbitant et confinait à l’escroquerie.

Vouloir aimer, aider ou faire plaisir aux autres peuvent être des sentiments tellement forts, qu’ils balaient jusqu’à votre amour propre. Seuls ceux qui l’ont ressenti peuvent ici, le comprendre. Les autres, heureux chanceux qui ont toujours eu une haute estime d’eux, débordante même, n’ont probablement jamais fait connaissance avec ce Monsieur : Le saboteur interne. Je leur explique donc sa tâche : Elle consiste principalement, chaque fois qu’on veut dire faire ou penser quelque chose dont nous sommes les principaux bénéficiaires à nous présenter quelqu’un ou une situation qui gagnerait grandement à nous y faire renoncer. Pour avantager autrui. Tous les bienfaits que pourraient en retirer cette personne nous sont alors présentés comme imparables et les intérêts que nous, nous pourrions en tirer sont au mieux, minimisés, au pire annulés !

 Mais que faisons-nous réellement lorsque nous écoutons ce saboteur ?

  • D’abord, nous nions nos désirs et nos besoins
  • Nous délaissons du pouvoir sur notre vie
  • Nous faisons comprendre aux autres qu’ils sont prioritaires sur nous et musclons leur personnalité, puisque, sans cesse nous les confortons dans le fait qu’eux, arrivent à leur fin !
  • Nous créons nos propres barrières et avons ensuite le sentiment qu’elles ont été érigées par les autres.

La conséquence ? C’est que nos projets, nos affaires ou même notre vie n’avancent pas ! Il est impossible d’être au volant de sa voiture tout en confiant les commandes à d’autres. (Souvenez-vous, l’auto- école : ça allait parce que le moniteur à côté de vous était là pour un moment et dans un but précis ! Mais vous imaginez si, tous les jours de votre vie, il prenait la place à côté avec ses commandes) ?

  • Nous sommes interdépendants et nos actions rejaillissent les uns sur les autres. Adopter ce comportement qui consiste à systématiquement faire passer les autres avant soi, c’est montrer le mauvais exemple. Un enfant, un collègue, un voisin pourrait prendre notre attitude pour la norme et la réitérer dans sa vie. Tout comme on peut être inspirant de manière positive, on peut l’être aussi de manière négative. Je me souviens de quelques fois où j’ai vu briller dans le regard de mes enfants une grande admiration : C’était systématiquement après des actes de bravoure auxquels ils ne s’attendaient pas !  Que je sois hyper créative, chef d’entreprise, grande bosseuse, ne les impressionnait pas ! Que je dise « NON » à certaines personnes, en revanche, habillait leur regard d’un respect nouveau à mon égard.

Et justement, on ne grandit que dans l’inconfort, dans le fait d’aller à l’encontre de la facilité

« Oui, c’est la paix », dit-on ici, aux Antilles. Mais la paix pour combien de temps ? Les regrets arrivent rapidement, lancinants, suivis de leur cousine la culpabilité, lorsqu’on réalise qu’une fois encore, on a refusé de se choisir.

L’empathie, si je devais en donner une image, serait de pouvoir ressentir ce que l’autre peut éprouver lorsqu’il est nu et vous, habillé ; et ensuite, si vous le pouvez, l’aider à s’habiller.

Mais ce n’est en aucun cas vous déshabiller, vous, pour lui permettre de se sentir mieux.  Si vous le faites, vous avez juste échangé les situations. Vous voilà, maintenant, éprouvant les émotions qui étaient auparavant, les siennes, et le pire, c’est que vous lui en voudrez ensuite, parce que lui, se sent mieux, et vous, pire !

Alors, chaque fois que vous serez tenté de retomber dans les travers d’une trop grande empathie, repensez à cette image, et demandez-vous si vous serez confortable, une fois nu ! Déshabillé de vos émotions ou de vos revendications.

Aller vers ses désirs à soi, c’est aussi entrer dans sa vibration, et reprendre le pouvoir sur sa vie.

L’équilibre n’est pas toujours facile à trouver, mais on y parvient, petit à petit, notamment en se remettant en mémoire tous ces petits pas qu’on a fait dans le sens inverse et qui nous ont à chaque fois, fracassé notre estime de nous

Alors ; l’empathie, oui, mais d’abord envers soi !

billet d’humeur, Corine Dossa, Empathie

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