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Quel portage choisir pour votre bébé ?

La genèse du portage

Historiquement, cette pratique répondait principalement à un besoin sécuritaire, notamment pour préserver l’enfant du froid et, éventuellement, dans certaines régions, des prédateurs.

Au Moyen Âge, la religion valorise le lien mère/enfant : les bébés étaient portés et allaités. Progressivement, l’apparition des nourrices va modifier les comportements et distendre quelque peu le lien mère/enfant.

C’est au 18ème siècle qu’apparaissent les premiers berceaux, cependant le portage va demeurer présent, notamment pour des raisons pratiques liées à l’allaitement.

Au 19ème siècle, l’industrialisation, l’hygiène, le travail des femmes commencent à bouleverser le temps consacré au maternage : l’apparition du landau profite à l’ensemble des classes sociales, certes, mais elle va accentuer la perte de contact entre mère et enfant.
Dans les années 1970, certaines études et différents travaux dirigés, portant essentiellement sur le comportement des enfants, reconnaissent enfin à ceux-ci des besoins spécifiques. C’est pendant cette même période qu’est lancée en Allemagne l’écharpe de portage.
En étant porté de cette manière, l’enfant participe à la vie quotidienne et semble être rassuré.

 

Définition du Portage

Le portage consiste à pouvoir se déplacer librement avec son enfant en l’ayant contre soi à l’aide d’un tissu. La femme devient libre de ses mouvements. Pour ce faire, il existe de par le monde différentes méthodes telles que :

  • Le porte-bébé structuré (le plus répandu à ce jour). Il est composé de boucles, de sangles, de courroies et de fixations.
  • Les portages d’inspiration asiatique. Le mei-tai provenant de Chine est un rectangle de tissu auquel sont cousues 4 lanières à chaque extrémité. 2 en bas plus courtes pour créer une ceinture, et 2 en haut plus longues afin de constituer des bretelles passant sur les épaules du porteur. Dans le même genre, il existe l’onbuhimo du Japon, le laotien du laos et le podéasi de Corée.
  • Le porte-bébé en bandoulière s’utilise sur une épaule, parfois fait d’une seule pièce de tissu ou ajustable à l’aide d’anneaux.
  • L’écharpe, c’est une seule pièce de tissu à nouer afin d’y installer le bébé.

 

Selon le choix du portage, il est important de veiller à différents points essentiels afin d’assurer une sécurité optimale à l’enfant. Aussi, il convient de vérifier :

  • l’état des fixations ou de nouages ;
  • la qualité des tissus et la solidité des coutures ;
  • la position du bébé, notamment la tête (visage constamment visible), le dos (qui doit être arrondi), les jambes (légèrement écartées et repliées afin de former un M), le nez et la bouche (toujours dégagés).

 

Quels sont les avantages du portage pour le bébé (face à face) ?

Le portage face à face pour le bébé
Le portage face à face pour le bébé

 

Ce type de portage présente de nombreux avantages pour le bébé, tels que :

  • Faciliter la digestion (favorise les rots, limite les reflux gastriques et diminue à priori les coliques)
  • Favoriser le lien d’attachement (relationnel), grâce aux gestes, aux regards et à la verbalisation. Tout cela stimule la production d’ocytocine (hormone qui contribue à l’attachement)
  • Réconforter le bébé par le contact physique, le son de la voix.
  • Stimuler le développement cognitif et favoriser le langage, la mémoire, le raisonnement, la coordination des mouvements, la perception et l’apprentissage (processus psychique lié à l’esprit et orchestré par le cerveau).
  • Favoriser le sommeil, car les mouvements rythmiques du parent et sa proximité agissent comme une barrière contre les bruits environnants et apaisent le bébé. Il peut donc en toute quiétude trouver le sommeil.
  • Assurer et favoriser un meilleur maintien musculaire pour les hanches et permet un bon positionnement pour le cou et les dorsaux. Cela contribue aussi au bon développement musculaire ainsi qu’à son sens de l’équilibre.

A hauteur du parent, l’enfant est témoin de ses activités. Ainsi, cela stimule chez bébé l’envie de participer et d’explorer son environnement.
Il est important de signaler que l’ensemble de ces avantages porte sur la position dite « ventre à ventre ».

 

Le portage dit « ventre à dos », l’enfant tourne le dos au parent.

Le portage dit « ventre à dos », l’enfant tourne le dos au parent.
Le portage dit « ventre à dos », l’enfant tourne le dos au parent.

 

Nous avons tous vu un jour un parent porter son enfant tourné vers l’extérieur. Bien sûr, la première réaction est de s’extasier devant ce joli bambin qui nous est présenté ainsi.
Chaque fois que j’ai été témoin de cette pratique, je me suis toujours posée les questions suivantes en tant que maman et professionnelle dans ce domaine :

  • Quel est l’intérêt pour l’enfant ?
  • Quels sont les éventuels bénéfices ?
  • Peut-on parler de sécurité physique, psychique et émotionnelle ?

 

C’est questionnements m’ont poussé à faire des recherches à l’issue desquelles j’ai découvert que :

  • Cette pratique ne soutient pas les jambes de bébé, celles-ci sont pendantes et cela joue sur la colonne vertébrale.
  • L’enfant se trouve dans une position dos voûté.
  • Les liens exercent une pression excessive sur l’aine et favorisent l’irritation intérieure des cuisses du bébé.

 

C’est aussi une hyperstimulation visuelle et auditive qui n’incite pas au calme et à l’endormissement. La thermorégulation est plus difficile pour le bébé. Les cellules graisseuses (isolantes) sont plus nombreuses sur le dos de bébé que sur son ventre. L’absence du contact visuel avec le parent fait qu’il devient ainsi beaucoup plus difficile de communiquer avec son enfant quand celui-ci tourne le dos.

Il y a une absence d’assise et de maintien au niveau des jambes et des bras pour le bébé. Il est alors difficile pour l’enfant de prendre appui sur le parent à l’aide de ses membres dans cette position.
En conclusion, il faut retenir qu’un enfant bien porté est un enfant bien portant.

 

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Marc Faivre FM

Terre Mère….. Femme Océan

Écrivaine à succès traduite dans plusieurs langues, la très séduisante Ysabelle Lacamp a aussi prêté son talent au grand écran et à la télévision. L’auteure franco-coréenne a accepté, de bonne grâce, pour Femmes au Pluriel, de rendre hommage à toutes les mères, à travers la sienne. Le texte est beau, simple et élégant.
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Comme chaque jour, la femme partit dans la montagne ramasser du bois. Arrivée à mi parcours, elle ressentit les premières douleurs mais poursuivit tâche et chemin. Enfin, le soleil tomba dans la mer. Alors elle s’arrêta, embrassa du regard l’océan, s’allongea à même le sol et accordant le rythme de son cœur à celui des entrailles de la Terre, elle accoucha. Puis, se saisissant du petit couteau à découper le poisson qui ne la quitte jamais, elle trancha le cordon ombilical et sans plus de façon, redescendit le sentier d’un pas lent, son chargement sur la tête et son enfant sur le bras.

C’est quoi être femme ? C’est quoi être mère ? Se poser la question touche à l’abstraction et pourtant quand je songe à la mienne, ne me viennent que des images d’une douceur infiniment prosaïque: la serviette bleue dans laquelle elle étouffait ses larmes quand mon père partait en voyage, l’alphabet avec lequel nous apprenions toutes deux à lire le français, cette maman perfectionniste qui cuisinait comme une reine le bœuf bourguignon mais retrouvait ses racines coréennes en confectionnant son Kim chi ou en collant les couvertures de mes livres d’école à l’aide de grains de riz (cuit).

Petits cailloux lisses balisant le quotidien de l’enfance…

Terre mère rassurante enveloppant nos premiers pas… Mais aussi, Femme océan, mer immense, matrice de notre imaginaire, premier être à nous initier aux mystères de la féminité, vous nous aurez transmis les principes sacrés de la Terre : nourrir et protéger, mais comprendrons nous un jour le sens de votre abnégation à moins, à notre tour, de devenir mères ?

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