Batick et Indigo d’exception

English version below

L’indigo, photo extraite du livre “Elégances Africaines” de Renée Mendy

Très liée au tissage traditionnel des pagnes, la teinture s’est beaucoup développée ces dernières années. Les teintures chimiques ont souvent remplacé l’indigo, le kola, les extraits de plantes, de racines et autres minéraux riches en oxyde de fer. Mais, mêmes si les produits utilisés sont souvent industriels et chimiques, les techniques restent artisanales. 

Plusieurs techniques de teinture sont utilisées : le batick, le kossi, le nouage, ou l’indigo par exemple. 

Chaque teinture donne des motifs variés et singuliers. Selon le procédé mis en œuvre, on peut ajouter des coquillages, des grains de coton ou de riz.

Le batik est un terme indonésien qui désigne un tissu teint en procédant au préalable à l’application de réserves à la cire. Ce procédé d’origine javanaise a été parfaitement bien maîtrisé en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, où être batikeur est un métier artisanal à part entière, qui est transmis par lignée familiale ou par apprentissage. Les motifs, réalisés traditionnellement à l’aide d’un pinceau, représentent des scènes de vie quotidienne. Autrefois on utilisait, avec la même technique de réserves, la pâte de manioc ou de millet. La teinture à la cire peut également être obtenue à l’aide de tampons en bois : il faut tremper le motif choisi dans la cire chaude fondue et le tamponner tout le long du 

L’indigo est extrait des feuilles d’indigotier, un arbrisseau qui pousse dans les forêts tropicales. Il renvoie aux hommes bleus du désert, mais aussi à une odeur, à une parure qui devient une espèce de seconde peau. En effet, les cotonnades teintes à l’indigo pénètre dans les pores de la peau jusqu’à lui donner une teinte bleutée, ce qui a valu aux Touaregs du désert saharien le nom d’hommes bleus. 

Côté technique, le tissu est saturé de teinture et de l’odeur caractéristique de l’indigo végétal. C’est alors que le vêtement devient une parure qui adhère au corps, le transforme, le parfume. La teinture à l’indigo existe dans de nombreux pays, où il porte un nom différent selon les motifs. En fonction du nombre et de la durée des bains, l’indigo donne une impressionnante palette de bleus.

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English version :

Gorgeous Batik and Indigo

Closely related to the traditional weaving of loincloths, the dyeing has developed a lot in recent years. Chemical dyes have often replaced indigo, kola, plant and root extracts and other minerals rich in iron oxide. However, even though the products used are often industrial and chemical, the techniques remain artisanal. 

Several dyeing techniques are used: batik, kossi, knotting, or indigo for example. 

Each dye gives varied and singular patterns. Depending on the process used, shells, grains of cotton or rice can be added.

Batik is an Indonesian term for a fabric dyed by applying a wax reserve beforehand. This process of Javanese origin has been perfectly mastered in West Africa, particularly inGuinea, where being a batik maker is a craft, which is passed down through family lineage or by apprenticeship. The motifs, traditionally made with a brush, depict scenes of daily life. In the past, cassava or millet paste was used, with the same technique of reserves. Wax dyeing can also be obtained using wooden stamps: the chosen motif is dipped in the hot melted wax and dabbed all along the fabric spread out on a table. 

Indigo is extracted from the leaves of the indigo tree, a shrub that grows in tropical forests. It refers to the blue men of the desert, but also to a smell, to an ornament that becomes a kind of second skin. In fact, indigo-dyed cotton wool penetrates the pores of the skin until it takes on a bluish hue, which has earned the Tuaregs of the Saharan desert the name blue men. 

On the technical side, the fabric is saturated with dye and the characteristic smell of vegetable indigo. It is then that the garment becomes an ornament that adheres to the body, transforms it, perfumes it. Indigo dyeing exists in many countries, where it has a different name depending on the pattern. Depending on the number and duration of baths, indigo gives an impressive palette of blues. 

Site internet de la créatrice Mablé Agbodan : http://www.boutiquemableagbodan.com/fr/

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Renée Mendy

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