Ces Africaines aux plumes influentes

Leurs plumes ont produit des écrits indélébiles dans l’histoire africaine. Elles sont innombrables ces dames qui ont fait l’exaltation de leurs sentiments ou défendre des causes à travers les mots. Avec des styles différents, elles ont aidé la littérature africaine notamment féminine à s’imposer et à gagner ses lettres de noblesse. Aminata Sow Fall, Calixth Beyala, Mariama Ba, Chimamanda Ngozi Adichie, entre autres écrivaines occupent le devant de la scène littéraire. Voici quatre Femmes au pluriel , à la plume pointue, à (re)découvrir.

Mariama Ba

Elle doit une grande partie de sa notoriété à son chef d’œuvre, Une si longue lettre. Une œuvre inscrite au programme des collégiens. Mariama Ba fait partie des pionnières de la littérature sénégalaise. Née en 1929, dans une famille aisée, ses écrits dénoncent les tares de la société africaine particulièrement sénégalaise. Elle fait partie des premières à croire et à porter le combat de la question de l’inégalité entre les hommes et les femmes. Elle obtient le Prix Noma de publication en Afrique à la Foire du livre de Francfort en 1980. Aujourd’hui la maison d’éducation des jeunes filles située à Gorée porte son nom. Elle quitta ce bas monde peu après un cancer, avant la parution de son deuxième roman, Un chant écarlate, qui raconte l’échec d’un mariage mixte entre un Sénégalais et une Française, du fait de l’égoïsme de l’époux et des différences culturelles.

Aminata Sow Fall

Née le 27 avril 1941 à Saint-Louis, Aminata Sow Fall est une romancière de nationalité sénégalaise. Elle est aussi une pionnière de la littérature africaine francophone. Après des études sur l’entreprenariat en France, et une licence de lettres modernes. Dès son retour, elle exerce comme enseignante dans plusieurs établissements scolaires : à Rufisque et à Dakar. La publication de son œuvre La grève des Battu en 1979-1980 lance sa carrière de romancière. Ce roman est adapté au cinéma pour le film intitulé Bàttu, réalisé par le cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko et sorti en 2000. Actuellement, la romancière anime beaucoup de conférences à l’intérieur du pays et à l’étranger. Elle est interpellée sur des thèmes sociaux qu’elle a largement abordés dans ses écrits. Le Revenant est aussi un ouvrage qui a connu beaucoup de succès. Elle est Lauréate du Grand prix littéraire d’Afrique noire pour La Grève des bàttu (1980), Prix international pour les lettres africaines pour L’Appel des arènes (1982)    et d’autres distinctions… 

Calixth Beyala

 Originaire d’une famille noble du Cameroun, Calixthe Beyala est née en 1961 à Douala au Cameroun.Elle critique la sous-représentation des minorités visibles dans le paysage audiovisuel français. En dehors de la littérature, elle s’est souvent montrée engagée. Ses prises de positions controversées ont été à l’origine des critiques et réprobations. D’abord en faveur de Kadhafi ensuite Laurent Gbagbo. Ce dernier avait été déclaré perdant par les Nations unies de l’Élection présidentielle ivoirienne de 2010. En 1987, elle publie son premier roman, C’est le soleil qui m’a brûlée. En 1994, elle obtient le grand prix littéraire d’Afrique noire pour Maman a un amant ; en 1996, le grand prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus et en 1998, le grand prix de l’Unicef pour La Petite Fille du réverbère. Elle milite auprès de nombreuses associations pour la reconnaissance des minorités, le développement de la francophonie et la lutte contre le sida.

Chimamanda Ngozi Adichie

Chimamanda Ngozi Adichie

Elle vient d’Abba dans l’État d’Anambra, au sud-est du Nigeria, Chimamanda Ngozi Adichie est née le 15 septembre 1977. L’écrivaine nigériane publie un recueil de poèmes en 1997 (Décisionset une pièce de théâtre en 1998 (For Love of Biafra). Elle est nominée pour le prix Caine pour sa nouvelle You in America et sa nouvelle That Harmattan Morning obtient le Prix de la Nouvelle du BBC World Service.

Le 11 mai 2017 à 18h, elle est élue à l’Académie américaine des arts et des sciences, l’un des plus grands honneurs intellectuels aux États-Unis. Elle y reçoit un doctorat honorifique en lettres humaines.

Sa carrière en littérature prend son envol avec la publication en 2003 de L’Hibiscus pourpre (Purple Hibiscus), roman d’initiation où un frère et une sœur finissent par retrouver leur voix. Loué par la critique, ce premier roman est nominé au Baileys Women’s Prize for Fiction en 2004 est proclamé Meilleur premier livre du prix littéraire Commonwealth Writers’ Prize en 2005. Elle a créé le projet “wear Nigerian” sur Instagram, pour inciter les Nigérians à porter des vêtements produits localement. 

Sur cette liste on pourrait ajourer : Fatou Diome, Leonora Miano… Le constat est quasiment le même, elles ne se limitent pas à écrire, elles prennent des positions et participent à des combats pour de bonnes causes.

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