La peur d’être exaucée….

Hummmmmm, La peur d’être exaucée….

Aujourd’hui, j’ai intégré un nouveau groupe.

Un groupe de Business.

Un groupe d’entrepreneurs de haut vol, inspirants, performants, et qui ont pour objectif d’être des apporteurs d’affaires les uns pour les autres. 

Les règles du groupe sont strictes et, si la bienveillance, la générosité et la bonne humeur sont bien présents, les membres n’en demeurent pas moins exigeants. Avec leurs semblables. Mais surtout avec eux-mêmes. 

Or, moi, la rigueur, ben disons que ce n’est pas mon fort. Je me réfugie volontiers derrière mon côté artiste pour expliquer ma légèreté d’être dans les domaines administratifs, notamment. Alors, ce matin, à la fin d’une passionnante réunion au cours de laquelle j’ai été dignement intronisée comme membre à part entière de ce groupe, j’ai eu un petit moment de panique !

– Mais enfin, me suis-je dit ? Qu’est-ce-que tu viens de faire là ? ça ne va pas bien, là, Corine ! Tu te crois à la hauteur de ces personnes censées ? Mais tu rêves, ma pauvre petite ! Tu ferais mieux de te dédire avant de les laisser découvrir tes failles ! Tu peux encore trouver un prétexte et faire marche arrière avant de risquer d’être honteusement expulsée dans quelques mois !

Et, ceci est véridique, j’en étais là de mes pensées lorsque j’ai reçu un message d’une amie très chère. Elle était en panique ! Elle avait été invitée à intervenir dans une émission qui avait une certaine envergure. Même s’il elle devait y parler d’un sujet qu’elle maîtrisait, elle n’avait qu’une obsession : La peur de ne pas être à la hauteur ! Alors qu’elle était en pleine crise d’anxiété, j’ai rapidement trouvé les mots de réconfort dont elle avait besoin. Je l’ai obligée à se calmer, à respirer, à revenir à la raison pour examiner de près, les enjeux :

Quels étaient-ils ? Que pouvait-il lui arriver au pire ? Au mieux, son intervention serait brillante, pertinente, étayée, au pire… eh ben au pire, elle le serait un peu moins. Voilà !  En quelques mots, j’avais déplumé le monstre de peur qui se dressait devant elle, et j’espère vraiment qu’elle l’a vu aussi ridicule que moi. 

Elle pouvait avoir le trac, oui, mais rien ne justifiait cette crise de panique. J’espère l’avoir aidée. En tout cas, elle m’a, elle, aidée. Car une fois les mots trouvés pour elle, je me les suis appliqués, même si ma peur à moi était moins impressionnante.

Je me suis en tout cas posée après notre échange pour réfléchir à ceci : Pourquoi nous refusons-nous, nous–même ce que nous offrons si généreusement aux autres ? Comment se fait-il que nous soyons indulgents, aimants, empathiques avec les autres quand notre intransigeance envers nous-même frôle parfois la maltraitance ? 

Nous sommes nombreux à avoir été élevés avec l’accent mis sur nos manquements et non nos qualités. Et, des dizaines d’années après, nous continuons ce rituel. Et même si les mamans que nous sommes aujourd’hui aidées dans l’éducation de nos enfants par Françoise Dolto et toutes ses descendantes essayons de ne pas appliquer cette règle déséquilibrée à nos enfants, nous restons, nous, toujours dans ces schémas ; Nous refusons toujours de nous voir imparfaites. Parfaitement imparfaites. Nous avons notre zone de compétence, notre zone de génie que nous reconnaissons, même. Mais cela ne nous empêche pas d’être très sévères avec nous lorsqu’il la lumière est mise sur nos failles ou nos zones de progression. Oui, je préfère zone de progression à zone d’incompétence ! 

Nous refusons cette imperfection tout en étant tout à fait conscientes que nul n’est parfait !

Ah, le paradoxe humain !

Second paradoxe : Mon amie, aussi bien que moi-même avons été ravies d’être invitées à rejoindre, elle, cette émission, moi, ce groupe.

Nous l’avons même souhaitée. Peut-être même sous forme de demande directe à l’univers !

Et voilà que, lorsque nos vœux sont exaucés, nous sommes prises de doute (en ce qui me concerne), de panique (en ce qui la concerne) ! Et pourtant, nous savions que cet évènement, s’il se produisait, serait un challenge à relever. Un passage obligatoire pour progresser vers nos objectifs professionnels. On ne se grandit pas en restant dans son confort, dans son pré-carré dont on connait tous les contours.

Nous avons été exaucées et en avons ressenti une grande joie. Il s’agit maintenant de regarder cette peur en face, en se souvenant que la traverser sera notre sésame vers une plus grande version de nous-même.

Alors, mon conseil pour vous est celui-ci : Méfiez-vous de ce que vous demandez : Vous pourriez le recevoir bien plus rapidement que vous ne le pensez. Et si c’est accompagné d’un sentiment de peur de l’échec, c’est que vous avez à portée de main, les clés de la réussite. Quelle que soit la signification de ce mot pour vous.

Alors, à nos peurs, à nos rêves, à notre peur de voir nos rêves se réaliser.

Tout est parfait ainsi ! Car 1000 fois, ces gargouillements dans le ventre nous ont mis dans l’inconfort, 1000 et une fois, nous les avons surmontés. Il en sera de même aujourd’hui encore. Et demain…Et après-demain…

billet d’humeur, Peur, réussite, rêves, syndrome de l'imposteur

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