“Madame Claude” n’est plus…

Fernande Grudet, « Madame Claude », Reine du sexe à Paris, nous a quitté…

Après votre « départ », il y a quelques heures, la question se pose... Etes-vous sulfureuse ou géniale ? une aventurière séductrice douée pour les affaires avec une connaissance approfondie de la gente masculine, un stratège de la manipulation ou l’émanation d’un système secret utilisant vos performances ?

Fille de parents modestes, Fernande Grudet est née en 1923 à Angers. Sa sœur meurt à 19 ans en 1924 puis son père, patron d’un café, décède d’un cancer en 1941.

Quelques années plus tard, elle s’installe à Paris. Pour gagner sa vie, elle fait des «petits jobs», allant même jusqu’à se prostituer. Elle met au monde un enfant dont le père est «inconnu» puis elle se lance dans les «affaires»: le marché lucratif de la prostitution.

Dans cette activité, pendant 20 ans, elle règne non seulement sur la capitale avec son «escouade» de plusieurs centaines de jeunes femmes très jolies, qu’elle habille et forme à ce «métier» mais elle rayonne aussi sur la planète des mâles de tous pays.

Sa marque de fabrique? Une classe réelle, grâce au choix soigné et imposé aux filles, en matière de vêtements, parfum, allure, culture, langage, permet à cette matrone de sélectionner une «haute clientèle», notamment dans le monde politique, des affaires ou artistique, mais aussi dans les “univers parallèles” du banditisme, de la police et des services secrets.

Elle sait composer avec son «personnel» en réalisant des “prélèvements” plus modestes que ceux exercés par les proxénètes en général, ce qui lui permet de conserver ses troupes et de profiter de la confiance qui s’établit ainsi avec les clients.

Sa relation privilégiée avec toutes ses «donzelles» va lui assurer, durant sa longue période d’activité, leur respect et leur fidélité.

Le changement de politique impulsé en 1974, suite à l’élection de Valery Giscard d’Estaing, au sujet de la prostitution, signera la fin de son activité. Elle sera même poursuivie par le fisc. Après un exil aux Etats Unis et de retour en France, la “mère maquerelle” sera condamnée à 3 ans de prison, dont 30 mois avec sursis. Elle sera incarcérée 6 mois à Fleury-Mérogis.

Son personnage est représenté dans divers films: «Madame Claude» en 1977, «Le Téléphone rose» d’Edouard Molinaro en 1980, «Les filles de Madame Claude» en 1980, «Madame Claude 2» en 1981…

Plusieurs livres aussi racontent, de manière plus ou moins «fantasque», son histoire ou la mettent en scène dans des adaptations érotiques.

En 1995, elle est reçue sur TF1, suite à la présentation d’un documentaire sur sa vie, «Les confessions de Madame Claude». L’émission réalise un taux d’audience exceptionnel.

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Jean-Marie Halper

Écrire ce qui nous rassemble pour oser rêver le bonheur de tous…