Apprendre à valoriser la terre

Cette semaine 100 Women de BBC a remis en lumière 100 femmes, parmi lesquelles Judith, femme écolo-consciente qui vit en Ouganda. Elle a quitté son travail dans une ONG il y a 19 ans pour se consacrer au travail de la terre et à la mise en valeur des traditions africaines. Claire Renée Mendy lui a prêté sa voix en français pour ce “self author”.

Que pensez-vous de son centre d’apprentissage?

#BBC #100women

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1ère Journée des Femmes NUTRICRÉOLE

Marie-Antoinette Séjean, Présidente de Nutricréole et la délégation générale à l’Outre-Mer de la Ville de Paris, vous convient à la 1ère Journée des Femmes Nutricréole, qui se tiendra à l’Hôtel de Ville, le vendredi 9 mars prochain. L’artiste Adèle Belmont est la marraine de cette première journée dont le thème est: « Inceste, la révolution du silence ».

Pratique

INSCRIPTION INDISPENSABLE
www.nutricreole.org/index.php/evenement/inscription
ou au 06 80 13 72 97
Facebook Page Evénement
https://www.facebook.com/events/983703348450937/

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En route pour la maternelle !

La rentrée scolaire approche à grands pas, et il ne reste plus que quelques jours et heures pour affronter la rentrée scolaire si vous avez des enfants. Pour certaines et certains qui ont des petits loups en bas-âge, presque prêts à quitter la crèche, il ne reste plus qu’un an avant de faire le grand saut vers la maternelle. Pour vous aider à mieux préparer cette étape importante et parfois stressante, Femmes Au Pluriel a rencontré Ema Gomis, une professionnelle diplômée, experte de la petite enfance depuis 17 ans et conseillère pour l’éducation des enfants au sein des familles.

Femmes au Pluriel : parlez-nous de votre parcours, et pour quelles raisons vous vous êtes orientée dans ce domaine de la petite enfance ?

Ema Gomis: Tout d’abord, avant de travailler dans ce domaine, j’ai exercé une activité de comptable, bien loin des préoccupations de l’enfant. Par vocation, j’ai décidé de reprendre le chemin de l’école et d’assurer une formation d’auxiliaire de puériculture. J’ai exercé pendant un an auprès d’enfants handicapés, puis j’ai rejoint la direction de la famille et de la petite enfance au sein de la Ville de Paris. J’y ai travaillé majoritairement en « fonction support » auprès de plusieurs crèches. J’ai exercé pendant 15 ans dans ce métier et désormais, j’officie dans les écoles maternelles et élémentaires en proposant une coordination afin de faciliter le passage parfois délicat entre la crèche et l’école.

FP : Quelle est votre organisation, votre modèle et votre vision de cette transition ? Vous parlez de passerelles.

EG: l’éducation nationale veille à mettre en place et conforter les passerelles aux différents niveaux de scolarisation, notamment lors de l’entrée en maternelle, en CP et en 6ème, afin d’accompagner les enfants et les familles et de prévenir les ruptures scolaires et éducatives.

L’entrée en maternelle nécessite la plus grande attention des professionnels. Des liens entre crèches et maternelles, avec des temps de visites de l’école, des temps partagés avant l’entrée en petite section, dans la classe et à l’accueil de loisirs, sont recherchés.

Ces liens renforcés, tissés entre les établissements d’accueil de la petite enfance, les écoles maternelles et les centres de loisirs, permettront de mieux accompagner le passage d’une structure à une autre, par une adaptation progressive des jeunes enfants.

FP : Quelle est votre perception du passage de la crèche à la maternelle ?

EG: Le passage entre la crèche et l’école peut être désorientant pour un enfant. Son environnement change complètement, ce ne sont plus les mêmes personnes qu’il voit au quotidien, plus les mêmes repères. Il se trouve confronté à une nouvelle organisation sociale des individus où le groupe n’a plus le même rôle ni le même fonctionnement qu’en crèche. Une rentrée toute en douceur, sans cri ni pleur, est le rêve de tous les parents et des professionnels. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place un partenariat en amont pour son entrée en maternelle en créant des liens, des échanges et des repères avec la crèche.

FP : Quelles sont les problématiques que vous pouvez constater entre les différents personnels et notamment entre le personnel d’animation et l’équipe enseignante ?

EG: L’accueil des jeunes enfants met en jeu deux processus qui sont la séparation et la socialisation. Il s’agit alors de réfléchir à une adaptation qui facilite la séparation et ne soit pas une rupture. Il faut rendre l’école lisible aux enfants mais aussi à leurs parents.

Il est intéressant de développer des dispositifs qui associent les compétences professionnelles des uns et des autres, dans le souci d’une meilleure transition de la crèche vers l’école.

FP : Quelle est votre vision et votre méthodologie ?

EG: Idéalement, il faudrait organiser des réunions entre professionnels afin de permettre aux deux parties (crèche et école), d’échanger leurs pratiques concernant l’approche du jeune enfant ainsi que leurs outils de travail.

Un référent d’animation pourra aller à la rencontre des enfants à la crèche en organisant des matinées (observation sur le temps d’accueil et de la séparation avec le parent) et des après-midi (observation sur le temps des activités). L’objectif de cette approche est de se présenter, créer les premiers liens affectifs, instaurer un climat de confiance et de référence.

Le référent met en place des rencontres entre les enfants de fin d’année de crèche et ceux de moyenne section de maternelle. Ce choix de groupe d’enfant est motivé pour découvrir et respecter l’autre, diversifier son champ relationnel, et créer ou renouer des liens affectifs en vue d’une rentrée future.

Idéalement, le référent d’animation et coordinateur doit organiser une visite de la maternelle avant les vacances d’été en compagnie des parents et des enfants. Cette visite permettra aux enfants de se projeter pour la rentrée scolaire.

FP : Comment voyez-vous l’espace et l’aménagement dédié à l’accueil des petites sections de maternelle ?

EG: Un bon accueil ne s’improvise pas et il faut professionnaliser de plus en plus l’équipe d’animation et l’aménagement de l’espace.

Tout d’abord, il faut connaître le développement psychomoteur de l’enfant de 2-4 ans car il passe par plusieurs étapes d’ordre psychomoteur, morpho-biologique et socio-affectif. Suivant les dominantes de ces étapes, le professionnel encadrant doit en tenir compte et varier son approche et sa pédagogie pour répondre aux besoins de l’enfant. Un « bon » professionnel est celui qui s’adapte à l’enfant et non l’inverse.

Quelques notions de bases sont importantes à retenir pour favoriser l’accueil et l’encadrement de l’enfant :

Ses besoins de 2 à 4 ans : sur le plan psychomoteur

Le domaine physique

La motricité est encore maladroite: la marche est acquise mais souvent encore mal assurée vers 28 mois; la course et le saut sont en cours d’acquisition.

La motricité fine n’est pas acquise même si l’enfant peut faire preuve de beaucoup de précisions pour certains gestes.

L’enfant ne sait pas s’habiller, se laver, se moucher…

L’enfant mange tout seul: il sait porter une cuillère à sa bouche sans la renverser, il sait utiliser une fourchette

Le domaine affectif

C’est un enfant fragile qui a un grand besoin de repères et de sécurité.

Avec l’adulte, il sollicite une relation privilégiée puis accepte de le partager. Il cherche à plaire puis peut s’affirmer indépendamment du regard de l’adulte.

Avec ses pairs, il les ignore voire les redoute au début. Vers 3 ans ½, il commence à construire des relations d’abord épisodiques puis durables.

Le domaine intellectuel

Beaucoup de changements importants dans cette période pendant laquelle l’enfant passe du « bébé» au «petit enfant».

De 2 à 3 ans :

Pas de repère spatio-temporel;

Ne se projette pas dans ce qu’il ne voit pas;

Comprend l’adulte qui parle simplement en articulant bien;

Combine 2 mots: «papa-pati».

De 3 à 4 ans:

Comprend des notions spatio-temporelles simples;

Comprend des ordres complexes;

Dit son prénom et se désigne par «moi» puis «je»;

Pose des questions;

Nomme spontanément ce qu’il voit.

Ses besoins de 2 à 4 ans : sur le plan harmonieux

Sur le plan physiologique, l’enfant a besoin:

*de repos et de sommeil, d’où la sieste qui devrait débuter peu de temps après le repas.

*d’une alimentation équilibrée.

*de temps pour jouer, le jeu constituant l’activité essentielle de l’enfant.

Sur le plan affectif, il a besoin :

*de sécurité et de sérénité et donc de trouver près de lui un adulte de référence, un personnel stable.

Sur le plan mental, l’adulte doit lui proposer :

*des échanges langagiers (parler avec lui et non devant lui, encourager ses premiers essais langagiers sans obsession corrective, jouer avec la musicalité de la langue).

*des nourritures pour l’imaginaire et l’exutoire: des histoires, des images, des comptines, des chansons.

FP : Selon vous, quels sont les ingrédients pour assurer une bonne intégration de l’enfant dans sa transition ?

EG: Un climat de confiance est indispensable à toute relation durable, car toute relation, même professionnelle, peut être source d’angoisse et d’inquiétude.

Il faut savoir que bien souvent, on accorde sa confiance à une personne sur une impression ou un sentiment. Pour ce premier contact, les parents ont besoin d’être dans une relation de confiance et celle-ci passe par le fait de se sentir écoutés, reconnus en tant qu’individus avec des attentes. Il faut donc prendre du temps pour donner à chacun le temps nécessaire pour apprendre à se connaître.

De plus, pour être en confiance, le parent doit se sentir en sécurité dans ce lieu et avoir l’assurance que son enfant s’y trouvera bien. Pour cela, il est recommandé d’aider les parents et l’enfant à prendre des repères et à se familiariser avec les lieux et le personnel.

Toutes les informations concernant le fonctionnement du lieu d’accueil sont alors essentielles pour rassurer.

FP : Comment concevez-vous l’aménagement d’un espace idéal pour l’enfant ?

EG: Accueillir de jeunes enfants dans un espace aménagé qui répond à leurs besoins ne va pas de soi. Les enfants ont des besoins et des modes d’apprentissage spécifiques. Il revient aux adultes, chargés de leur accueil, de pouvoir offrir à ces très jeunes enfants l’environnement nécessaire à leur bon développement ainsi que les conditions favorables à leurs premiers apprentissages.

Lorsqu’on réussit à conjuguer liberté de jouer et environnement propice à l’exploration et à la création, les enfants sont capables de mener des actions qui durent longtemps. La mise à disposition de matériels, suffisamment riches de possibilités exploratoires, génère de nombreux apprentissages. L’important est de leur offrir les conditions afin de mener au mieux cette aventure.

FP : L’enfant a-t-il besoin de sécurité affective pour se sentir en sécurité ?

EG: Les enfants doivent toujours avoir la possibilité de voir l’adulte de référence, quelle que soit sa place, dans l’espace de jeux. Ils ont besoin de ce contact visuel avec le professionnel encadrant pour être rassurés et pouvoir agir. Ils jouent dans les endroits «éclairés» et «sécurisés» par la présence de l’adulte. Dans le cas contraire, ils se déplacent, transportent les jouets, voire s’arrêtent de jouer.

Les espaces dans lesquels la vue des adultes n’est pas assurée sont très souvent moins investis, notamment par les plus fragiles.

FP : En conclusion, quels sont les conseils et attentions que vous pouvez donner à nos lectrices et lecteurs ?

EG: L’accueil du jeune enfant au cours de sa première année de maternelle, peut parfois déterminer son relationnel avec les autres enfants comme avec les professionnels encadrants durant toutes ses années de Maternelle, voire au-delà. Et pour cela, il est important que cet accueil soit réfléchi.

Ainsi, le fait de conjuguer les compétences professionnelles des uns (Personnel de Crèche) et des autres (Personnel de Maternelle) permet une meilleure transition de la crèche vers l’école dans l’intérêt de l’enfant.

Pour autant, connaître le développement psychomoteur de l’enfant de 2-4 ans, dans un premier temps, est important car l’enfant passe par plusieurs étapes d’ordre psychomoteur, morpho-biologique et socio-affectif. Et le professionnel encadrant doit en tenir compte afin de mettre en place une pédagogie pour répondre au mieux aux besoins de l’enfant.

L’aménagement de l’espace et les propositions de jouets sont des outils professionnels puissants. Ils régulent les activités et «l’ambiance» du jeu des enfants, en groupe ou individuellement. Observer les situations difficiles (en se mettant du point de vue des enfants), et en réfléchissant aux éventuels réajustements qui lui seront bénéfiques, permet toujours d’améliorer la situation quelle qu’elle soit.

Pour qu’une bonne intégration se fasse, il est primordial que les parents soient investis de manière pro-active et constructive avec les différents personnels encadrants, et ce afin d’assurer une transmission rassurante avec les différents professionnels, sans négliger les équipes d’animations, lesquelles sont amenées à se professionnaliser, de plus en plus.

Propos recueillis par David Roche auprès d’Ema Gomis

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Un drame se joue sous nos yeux, à nos portes…

Aylan Kurdi, 3 ans, avait quitté sa Syrie natale, avec sa famille, pour tenter de rejoindre le Canada, via l’Europe. Il a trouvé la mort et s’est échoué sur les rivages d’une plage de Bodrum (Turquie), après le naufrage de leur embarcation… comme d’autres, le 2 septembre dernier.

Comment réagir face à la tragédie des migrants qui fuient leur terre pour venir se réfugier en Europe ? Nous avons demandé à trois femmes de répondre à trois questions:

1) Des migrants fuient par milliers leur pays pour arriver en Europe. Tous les jours, nombre d'entre eux meurent en mer. Quel est votre ressenti par rapport à ce drame?

2) Personnellement, seriez-vous prête à aider des familles?

3) Si vous étiez à la place des dirigeants européens, qu'auriez-vous fait?

Voici leurs réponses.

Karine Furderer, professeur, allemande

1) – Le ressenti est un indicateur de sentiments premiers, sans réflexion. Comme tout le monde, je suis choquée et révoltée de voir des hommes, femmes et enfants mourir dans des conditions indignes de l’être humain. La compassion et l’empathie sont les sentiments qui accompagnent le choc et la révolte. Puis vient une énorme reconnaissance d’être née du côté du monde où, en tant que mère, je ne sois pas obligée de choisir pour mes enfants, les conditions de vie ou de survie. Le dernier sentiment est celui de l’impuissance. Si des peuples entiers ne peuvent plus vivre dans leurs terres, c’est qu’il y a des conditions qui les en empêchent et ces conditions sont hors d’atteinte pour moi. Ma réponse et réaction actuelle se restreint à la signature d’une lettre de « France-terre d’asile ».

2) – La question n’est pas si je serais prête à aider mais comment ? (Vu le contexte, personne ne dira non à cette question…). Mon aide sera certainement la plus efficace dans les domaines qui me sont familiers, c’est-à-dire l’accompagnement des enfants, des cours de langues, l’apprentissage de la vie quotidienne dans un pays, dont on ne connaît pas le fonctionnement; aller dans les administrations, chez le médecin, etc.

3) – C’est encore une fois la question qui me dérange : je ne suis justement pas à la place des dirigeants, et pour cause! Devenir ou être un personnage politique implique de ne jamais avoir de consensus ou la totalité des voix ; il faut donc être prêt à accepter d’autres opinions, aussi valables que les siennes. En partant du principe que les politiciens sont élus pour créer le bonheur des gens, je dois leur faire confiance pour la manière dont ils vont s’y prendre. Les réponses de M. et Mme tout le monde ne peuvent pas remplacer la réflexion au niveau étatique.

L’Europe a été créée après la seconde guerre mondiale, pour sortir, au plus vite économiquement, du désastre qu’a laissé cette guerre et avec la ferme intention de maintenir la paix. Aucun pays de l’Union n’est dans le besoin, la paix semble durable même si des excursions, en dehors de la démocratie, se produisent (en Hongrie par exemple). Mais il n’y a jamais eu d’Union politique : chaque pays est autonome dans sa gestion, sa langue, sa culture, etc. Dans un moment de crise économique, les accords peuvent se trouver mais aujourd’hui le monde est confronté à un problème humanitaire sans précédent. Les vies menacées demandent des solutions d’urgence, les hommes politiques ne peuvent pas les fournir… L’Union Européenne est finalement beaucoup plus fragile que nous l’avons cru.

Marie Dô, auteure, française.

1) – Comment ne pas être touchée, dans son âme et sa conscience, par ces images terribles ?  Comment ne pas se mettre à la place de ces hommes, de ces femmes qui ont choisi le danger à la résignation, au péril de leur vie et de celle de leurs enfants, dans l’espoir d’une vie meilleure?  Comment ne pas se sentir impuissante, odieusement privilégiée face à ce drame? Ces images nous renvoient toute l’injustice du monde, sa violence, ses inégalités insupportables. Un réfugié n’est pas un immigré, il n’a pas choisi de quitter son pays pour trouver du travail ou de meilleures conditions de vie, il a dû le fuir, quitte à trouver la mort en face. Il suffit de se mettre à la place de cette maman, de ce père qui ont embarqué leurs enfants dans ces galères, d’imaginer une France à feu et à sang que nous devrions quitter dans l’urgence, quel accueil aimerais-je avoir de la part de mes frères humains, après avoir bravé les tempêtes, la peur, de m’être fait avoir par tel ou tel passeur, d’avoir vu un ami, un cousin, mon propre fils se noyer sous mes yeux ? L’autre, c’est nous.

2) – Manifester, donner des vêtements, de l’argent, des médicaments, c’est bien, mais suis-je je prête à ouvrir ma maison, à bousculer mon quotidien pour accueillir chez moi des inconnus traumatisés ? Suis-je allée plus loin que de me donner bonne conscience, de m’émouvoir,  de pleurer sur le corps du petit enfant mort, échoué sur la grève comme si c’était le mien ?

3) – Je n’aimerais pas être à leur place, partagée entre humanité et politique intérieure, spectatrice de ce déferlement humain en quête de liberté, de sécurité, de démocratie, des notions tellement évidentes pour nous, Européens, dont nous n’avons pas à payer le prix de nos vies. La mondialisation appelle à la responsabilité. Nous ne pouvons fermer les yeux sur la moitié du globe. S’en croire séparés, protégés parce que l’on est du bon côté, n’est qu’une illusion.

Emmanuelle Malclès, assistante sociale, française

1) – Je trouve ça triste, qu’en 2015, des populations entières soient encore obligées de fuir leur pays, au point  de risquer la mort.

2) – En tant que travailleur social, j’ai aidé des personnes arrivant en France en les orientant vers les services compétents pour mettre en place leurs dossiers administratifs, vers les associations caritatives pour pouvoir les aider à se nourrir et à se loger et vers les associations de migrants pour les aider au quotidien.

3) – Je pense que les migrants qui sont déjà dans les camps de réfugiés doivent être accueillis.

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