Que cultives-tu dans ton esprit ?

Hummmmmm, Que cultives-tu dans ton esprit ?

J’ai oublié d’écrire mon billet d’humeur hier.

Je délivre, chaque mercredi à la merveilleuse rédactrice en chef du magazine Femmesaupluriel.com, un billet d’humeur. Mon cerveau est donc à l’affût. Tout au long de la semaine, une image, une phrase, une lecture, une conversation, peu importe le support, mon imaginaire s’y agrège et me donne matière à réflexion.

Or, cette semaine, entre des soucis mécaniques et du retard dans mon travail d’auteure, mon esprit, tellement focalisé sur certaines échéances, a zappé ce rendez-vous avec vous !

Me voilà donc réveillée, ce jeudi par cette première pensée :

« Oups ! mon billet ! Que vais-je donc pouvoir leur raconter aujourd’hui » ? Une fois cette injonction actée, no stress ! Ecrire, pour moi, est une joie, et je me fais confiance ! Je SAIS, avec une certitude absolue, que le bon sujet se présentera. Je préviens juste le récipiendaire de mes billets, qu’il y aura 24h de retard, mais que la livraison sera faite dans la journée.

Puis, je vaque à mes occupations. Je vais ensuite faire un tour sur ma page Facebook, et lis les nombreux commentaires suite aux dernières images de moi postées, et là, je réalise que, comme d’habitude, les commentaires tournent autour de ma joie de vivre et de mon art à saisir goulument tous les instants de bonheur qui se présentent ! Je me pose alors, un moment pour en comprendre l’origine. Alors que j’entame le rembobinage de ma vie, bingo ! Je réalise que mon sujet du jour est tout trouvé !

Ma joie de vivre, d’où me vient-elle ? Et a-t-elle été toujours présente ?

A la première question, la réponse est simple : J’ai eu la chance d’avoir une enfance choyée, heureuse, au cours de laquelle tous mes besoins étaient satisfaits. J’ai eu la bonne fortune de naître du bon côté de ce monde, et de grandir avec des parents, notamment mon père, un véritable épicurien qui avala sa vie tellement goulument que sur son lit de mort, il nous interdit la moindre larme. Il n’était lui-même pas triste, car, dit-il : « J’ai eu un destin extraordinaire et vécu, à moi seul, la vie de 20 hommes ! Il n’y aura donc aucune raison de me pleurer car ce serait faire preuve d’un sacré égoïsme ! ça sous-entendrait que, loin d’être reconnaissant de cette aubaine, j’ose me plaindre ???!!! Allons, allons, nous sommes mortels, il serait sensé de nous en souvenir » !

Je me rappelle très clairement ce moment, car c’est la première fois que je réalisais cette évidence : Nous sommes mortels. Penchez vous 2 minutes sur cette acception, et vous réaliserez que nous vivons presque tous en omettant ce fait ! Or, en prendre conscience, peut chambouler notre vie au point de la réorienter vers le bonheur, la joie, ou en tout cas, modifier notre définition primale de ceux-ci.

Une fois actée la légèreté de mon enfance, je me penchai ensuite sur la deuxième question :

Cette joie vibrante, nichée en mon cœur dès l’enfance, comme un cadeau à saupoudrer ensuite sur mon adolescence, et ma vie d’adulte, avait-elle réussi à illuminer toutes ces années ?

Bien évidemment, bien sûr que non ! Comme pour nous tous, elle subit des éclipses. Plus ou moins longues. Certaines furent très longues, me plongeant dans des abymes de tristesse ou de mélancolie. Jusqu’au jour où, je compris ceci : J’avais du pouvoir sur les variations de mon humeur et donc de mon bonheur ! La vie est faite de choix, et chacun de nos choix, y compris les plus anodins influe sur la graduation de notre joie.

Une fois sortie de ce long tunnel entre tristesse, colère et mélancolie, je réalisai que, ma foi, la lumière m’allait merveilleusement au teint. L’humeur est comme un jardin : Il se cultive ! Et il nous revient de choisir les plants que nous aimerions y voir pousser. J’entamai donc le défrichage par des mauvaises herbes. Toutes ces pensées et ces personnes qui, dans mon entourage immédiat avaient décidé de porter leur vie telle une croix et m’avaient convaincu qu’ainsi vivaient les adultes. Eux, je les rangeai dans la catégorie des lianes asphyxiantes et, décidai qu’au lieu de me laisser étrangler, je pouvais aussi faire le choix, même douloureux, parfois, de m’en dépouiller ! Le plus extraordinaire à ce propos fut, d’ailleurs de réaliser qu’alors que je croyais leur accorder de l’ascendant sur ma personne, c’est eux qui se mirent à suffoquer, car leur égo avait, en réalité, besoin de ma faiblesse pour s’épanouir.

Ensuite, je décidai, méthodiquement, de veiller, telle une détective, à empêcher toute plante parasite de s’agripper à moi. Avec l’expérience, elles devinrent de plus en plus facilement repérables. Il s’agit d’une inspection quotidienne. Les mauvaises herbes mentales ne vous demandent pas plus la permission que les physiques, avant de prendre racine dans votre esprit !

Mais la bonne nouvelle est qu’il devient de plus en plus simple de les débusquer.

Eloignez-vos, au possible, des personnes et des pensées négatives. Vous savez ? Celles à qui vous dites « J’ai de la chance » et qui, en réflexe, vous répondent : « Oui, mais ça ne durera sûrement pas » ! Changez de terreau, et interdisez à quiconque le droit de venir polluer votre espace de sa négativité.

La deuxième bonne nouvelle est que, lorsque l’on entame l’assainissement de nos pensées, l’univers saisit le signal d’un changement, et éloigne de nous, avec beaucoup de naturel les pénitenciers volontaires qui veulent rester accrochés à leur croix !

Ma joie, aujourd’hui, je la cultive. Bien sûr, des mauvaises herbes apparaissent, quasi quotidiennement (Nous ne vivons pas encore au pays de Candy), mais soit je les ignore parce que, de toute façon, les fleurs à côté sont toujours plus éblouissantes (Merci, mes amis, mes projets, mes emmerdes), soit je les arrache d’un coup sec : ça fait mal, à elles, peut-être, à moi, parfois, mais quelle régénération, à leur départ !

La joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût, la surprise : Toutes les émotions sont, d’office plantées dans notre jardin : à nous de choisir laquelle nous arrosons au quotidien, celle qui fleurira dans notre vie.

En ce qui me concerne, le choix est très clair, et comme je crois aux signes de mère nature, je me dis que le superbe double arc-en-ciel qui se déploie, là, sous mes yeux, me donne entièrement raison !

Quand à vous, j’espère que cette chronique potagère vous donnera envie d’arracher quelques mauvaises plantes vampirisantes et laissera l’espace afin que l’amour et la joie s’y déploient.Je vous le souhaite ! A votre joie ! 🙂

billet d’humeur, Bonheur, cultiver son esprit, joie de vivre

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