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Peter Lindbergh: Un regard unique!

Peter Lindbergh est un des photographes les plus demandés et les plus appréciés de la planète mode… Maître-façonneur d'images, il appartient au cercle très fermé des quelques dix photographes stars, un statut dont il ne se vante guère. A nul autre pareil, il cisèle ses sujets avec un œil parfait. Son regard sur les femmes est d’une sensuelle beauté. Sa vision en est actuelle et intemporelle. Venu à la photo par hasard, comme il se plaît à le rappeler, Peter Lindbergh est avant tout un observateur, aucun détail ne lui échappe. La photo et la mode ne lui sont pas montées à la tête, bien au contraire… Ouvert, accessible, toujours souriant, c’est un homme d’une incroyable générosité et d’une parfaite lucidité quant au monde dans lequel il évolue. Pour lui, la création est la naissance de quelque chose qui vient d’un sentiment, d’une émotion ou d’une combinaison d’idées. Ses photos sont puissantes, pleines de contrastes et de mélancolie, ça et là. Un travail que Kunsthal à Rotterdam met à l’honneur jusqu’au 12 février 2017 sur le thème de «A different vision on fashion photography».

Julianne Moore
Julianne Moore

" Pour moi le plus important, c'est de créer des images."

Peter Lindbergh

FP: Kunsthal à Rotterdam vous consacre actuellement une exposition sur le thème «A Different Vision on Fashion Photography», véritable ode à votre travail, qu’est-ce qui a initié cette idée?

Peter Lindbergh: Thierry Loriot, le commissaire d’exposition, était intéressé par une interprétation différente de 30 ans de mode et de photographie. Son désir était de montrer une approche personnelle au travers de plus de 220 de mes images..

FP: On dit souvent que votre style est irréprochable, teinté de sensualité et d'émotion… Est-ce la vision que vous avez de votre travail ?

Peter Lindbergh : Ce serait davantage la vision que je pourrais avoir des gens que j’ai photographiés. De mon travail, je n’ai pas de vraie vision. Je m’intéresse avant tout aux personnes qui posent pour moi. Je les aime beaucoup et n’ai qu’une envie: les rendre belles!

FP: Quelle est la lumière que vous préférez?

Peter Lindbergh : Chaque lumière a sa propre beauté… donc rien n’est jamais figé.

FP: Comment vous définissez-vous: photographe ou photographe de mode?

Peter Lindbergh : Comme une boutade ou une provocation même, je dis souvent que je suis photographe de mode… Un qualificatif que bon nombre renie pour se targuer d’être des artistes. Personnellement, je pense que la photo de mode est un véhicule fantastique pour exprimer ce que l’on a envie de dire.

FP: Vous sentez-vous artiste?

Peter LindberghOuibien entendu…  C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours voulu être. Je fais de nombreuses expositions, des expérimentations aussi. Mais ce qualificatif-là, sincèrement je m’en fous car je ne me dis pas artiste le dimanche, n’ayant plus un rond en poche le lendemain matin. Bien-sûr, il y a cet autre débat: “les photographes sont-ils des artistes?“. Et à cela, je vous répondrai: “oui, comme d’autres à partir du moment où on peut qualifier leur travail d’intéressant“. Je ne vois pas pourquoi seraient autorisés à prétendre au titre d’artiste uniquement les peintres, musiciens et autres sculpteurs. Un peintre nul n’est pas un artiste à mes yeux. De même qu’un photographe qui n’a travaillé que pour des catalogues… Etre artiste, c’est un état d’esprit lié à une manière de travailler et d’avancer dans son travail.

FP: Est-ce qu'il y a un style "Peter Lindbergh"?

Peter LindberghBonne question! Je pense qu’il y a dans mes images une attitude, une âme, une vision… un point de vue, dirais-je. Point de vue qui d’ailleurs peut m’emmener dans des directions très opposées.

FP: Vos portraits sont une référence en matière de photo et, plus encore, le grand respect que vous avez de l'image de la femme. Pourriez-vous d’ailleurs nous parler de cette image de la femme qu’est la vôtre ?

Peter LindberghL’image que j’ai de la femme sur papier glacé est horrible. Au fond, je ne sais pas qui decide réellement de l’image à donner de la femme, ni où est leur intérêt… si ce n’est pécuniaire. Et à ce titre, tout est aseptisé. Pas une trace de rides ou de vécu… Est-ce cela l’image de la femme que nous devons donner? Je ne le pense pas. Les femmes sont aujourd’hui coincées par des diktats, elles veulent paraitre jeunes à tout prix. Cela me désole car ce qui fait la beauté d’une femme, ce sont justement les empreintes laissées par le temps. Et à titre plus personnel, je pense que la femme est la plus belle des créations. Les femmes sont, selon moi, bien plus intéressantes que les hommes. Elles sont courageuses, fines, sensibles. Je les adore… D’ailleurs, il m’arrive quelques fois de penser que si j’avais été une femme, je serais lesbienne… (rires). Mais peut-être que si j’en avais été vraiment une, je ne penserais pas de la sorte!

FP: Quelle est votre définition de la beauté ?

Peter LindberghLa beauté c’est pour moi une personne fine, intelligente, spirituelle, drôle…

FP: Dans une interview, je vous ai entendu dire que le beau est “boring” ! Le pensez-vous toujours?

Peter LindberghLe beau selon les diktats, oui! C’est la beauté faite d’imperfections qui est intéressante.

FP: Vous affectionnez tout particulièrement la photographie en noir et blanc, qui représente près de 60% de votre travail. Qu’apporte le N&B que vous ne trouvez pas dans la couleur ?

Peter LindberghAujourd’hui je dirais que c’est la couleur qui a pris le dessus à 70%. C’est vrai que j’ai longtemps travaillé prioritairement le noir et blanc presque par tradition. Et puis il n’y a pas si longtemps encore, la couleur était bien moins intéressante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Et avec le numérique, on shoote en couleurs.

FP: Est-ce pour vous une signature ?

Peter LindberghOui, absolument. Je travaille en noir en blanc, quand j’ai le choix parce que j’y suis meilleur. Mes photos ont plus de personnalité. J’aime la façon dont la lumière du noir et blanc sculpte les visages.

FP: Quels sont les 3 artistes contemporains avec lesquels vous échangeriez volontiers votre art?

Peter Lindbergh

Michael Heizer, Gerhard Richter, Joseph Kosuth.

Jusqu’au 12 février 2017 – Kunsthal +31 (0)10-4400300 | www.kunsthal.nl
Heures d’ouverture : du mardi au samedi, de 10h à 17h,
dimanche et jours fériés : de 11 h à 17 h.
Peter Lindbergh
Avez-vous déjà eu l’occasion de voir une exposition de Lindbergh? C’était où?
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Just Make Art

La troisième édition de “Just make art” se tiendra les 19 et  20 mars à  la Galerie Joseph (Paris 3ème). De nombreux artistes et créateurs  de tous horizons se réuniront  lors de cette expo-vente éphémère et exceptionnelle. L’occasion de  vous faire découvrir leur univers et le monde infini de l’art.

Créateurs, peintres, sculptures, dessinateurs, plasticiens et photographes vous accueilleront pendant deux jours. Parmi les créateurs et artistes, Assina Obela, modèle photo, originaire du Congo, dont les œuvres vous surprendront. Elle nous plonge dans son univers spirituel et stylisé. On peut également citer Aliénor De Celles: peintre et dessinateur, elle vagabonde entre art et mode. Bi Ethnic, Boulbar et By Moka et bien d’autres créateurs de mode, de décoration et d’articles de maroquinerie exposeront  aussi au Just Make Art.

Ouvert aux adultes, mais aussi aux jeunes enfants, de nombreuses animations sont prévues: Shooting photos, caricature,  concert gratuit, conférence, débat, happening. Un stand de restauration sera également mis à votre disposition.

Rendez-vous est pris le samedi 19 mars de 11H  à 21H et le dimanche 20 mars de 11H à 20H pour deux jours d’art, de partage et de culture.

L’entrée est libre et gratuite.

 

 

Lieu: Galerie Joseph au  116 rue de Turenne, 75003 paris.

Métro ligne 8 station filles du calvaire.

Plus d’infos: https://www.facebook.com/pages/Just-MAKE-ART

Noumbissi poupées
Noumbissi poupées
Sylvie Travais
Sylvie Travais
Jacques Levant
Jacques Levant
Charlotte Jankowski
Charlotte Jankowski
tam tam
tam tam

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Go de Nuit

« Go de Nuit. Abidjan, les Belles oubliées »

Éliane de Latour est directrice de recherche au CNRS, anthropologue et cinéaste. Sa thèse en main, elle se met à réaliser des documentaires en alternant les tournages en France et en Afrique sans pour autant cesser d’écrire. Elle s’intéresse à des thèmes tels que la clandestinité, l’univers carcéral, les ghettos, et finit par glisser vers la fiction au cinéma. Son regard est vrai et s’exprime avec justesse. Que ce soit par le cinéma, l’écrit ou encore par la photo. Elle capte «ce qui en l’autre force le respect». Éliane est une femme de tête et de cœur qui sait fouiller en profondeur là où les autres détourneraient le regard. Elle ne s’encombre pas des frontières sociales car l’essentiel est ailleurs. Grâce à cette part d’humanité vissée en elle, Éliane partage avec nous ses expériences de contrées en contrées.

A l’occasion du mois de la photo à Paris, elle expose «Go de Nuit. Abidjan, les Belles oubliées», du 15 novembre au 15 décembre 2014, à la Maison des métallos Paris 11ème. Vous découvrirez la naissance d’une belle histoire de cœur.

Éliane de Latour, objectif en main tombe nez à nez sur une jeune fille nommée «Nafissa» à Abidjan. Assise devant un hôtel de passe, comme d’autres de 12 à 24 ans, à la recherche de clients. Éliane hésite un instant, mais celle-ci lui sourit. Alors, elle se lance et, prend des clichés extraordinaires qui aujourd’hui se trouvent dans «un livre absolument utile au monde ». Trois ans après ce premier sourire de Nafissa, ce livre, ainsi qu’une exposition photos mettent en lumière un phénomène mondial: celui des filles qui fuient des zones de précarité ou les zones de guerre pour vendre leur corps au sein des mégapoles. Elle affirme à qui veut l’entendre que «la méconnaissance mène au rejet, au mépris, à la violence, aux préjugés». Éliane, avait promis de revenir un jour vers ces filles. Elle a tenu parole. Aujourd’hui, elle a permis à certaines de changer le cours de leur vie, en leur apportant une aide concrète. Discrète, efficace, elle a su fédérer autour de ce projet de belles âmes solidaires. Le véritable exploit qu’elle a réussi ici; c’est d’avoir su voir et faire jaillir l’étincelle de beauté qui se cache dans tout univers sordide. Respect à cette anthropologue engagée.

Par Aissatou KOUROUMA.

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Qui sont donc les Moumines

Qui sont donc les Moumines (ou Moomins)?

Muumimaailma, ou le Monde des Moumines

Les Moumines, personnages de fiction, font partie des icônes finlandaises les plus connues et les plus aimées. Leur popularité ne dépasse, certes, pas celle du père Noël, cependant, ils sont classés en 2ème position en Finlande. Créée en 1940 par la très populaire Tove Jansson, romancière, illustratrice, artiste-peintre finlandaise d’expression suédoise, les Moumines (en finnois on dit «Muumi», et en suédois «Mumintroll») sont une adorable famille de Trolls qui ressemblent étrangement à des hippopotames des neiges.

Tove JanssonAprès avoir d’abord connu le succès à travers bandes dessinées et albums, les Moumines sont devenus un phénomène mondial en se faisant connaître aussi bien sous forme de marionnettes qu’à travers des dessins animés de type japonais. La gentille famille – composée de papa Moumine, maman Moumine et leur fils Moumine – vit dans une vallée imaginaire située dans le golfe de Finlande. Un lieu paisible où tout respire la beauté et où les Moumines accueillent leurs hôtes dans leur jardin magique sous le soleil d’été qui ne se couche pratiquement pas. Mais certaines de leurs histoires se passent parfois loin de cet univers enchanté.

Chaque membre de cette famille est mis en scène, particulièrement le fils, qui éprouve une fascination croissante pour l’inconnu, pour l’autre. Le message essentiel à retenir de ces personnages immortels c’est à la fois leur état d’esprit positif et leur innocence face aux épreuves imposées par la nature.

A l’occasion de la célébration du 100ème anniversaire de la naissance de Tove Jansson, l’Unesco organise, depuis le 17 novembre, une exposition intitulée: « Tove Jansson 100 ans – Art, littérature et Moomines à la Maison de l’UNESCO ». Cette exposition présente les livres et illustrations des Moumines ainsi que le parcours créatif de l’auteur. Vous pourrez, jusqu’au 21 novembre 2014 et sur présentation d’une pièce d’identité, découvrir l’univers magique des Moumines.

Pour tout renseignement : La Maison de l’UNESCO – 125 avenue de Suffren, Paris 7e.

Par Aissatou KOUROUMA.

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