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Emoi Photographique

Rendez-Vous Photographique Annuel à Angoulême

A Angoulême, se déroule actuellement et jusqu’au 30 avril, un Festival de photographie, sur le thème de l’Histoire.

A la faveur d’un voyage prochain, dans cette belle région de la Charente ou pour vous, qui y résidez, c’est l’occasion de découvrir les travaux de 20 photographes, en divers lieux de la ville (14 au total) et de son agglomération (au Théâtre d’Angoulème, à L’Espace Franquin, au Musée d’Angoulême, au Centre culturel Soëlys, à la Maison des Peuples et de la Paix, à l’Hôtel du Département, etc...).

Des photos qui ont tout à dire, certaines poignantes, d’autres joyeuses ou tendres, beaucoup jamais montrées au grand public et toutes racontant l’Histoire, la grande mais aussi les leurs, enluminant leurs vérités, leurs légendes et leur poésie.

« Nous avons choisi ces photographes car ils nous offrent un large éventail de ce qui peut se décliner à partir du mot histoire. Chacun nous offre une facette de l’histoire plongeant dans leurs liens familiaux, des valeurs humaines ou dans l’imaginaire qui caractérise si bien l’espèce humaine. »

Cette année, l’association, qui met un point d’honneur à promouvoir la photo en France et également dans le Monde, a invité, pour cette 5ème édition, 3 photographes doués qui posent leur regard, sur des moments charnière de l’Histoire et son impact sur leur propre vie :

Warren Saré nous faire part de son travail sur les tirailleurs sénégalais du Burkina Faso et du Bénin.

Jean-Daniel Guillou parle de solidarité et conte l’histoire du docteur Phat-Eam Lim. qui a quitté le Cambodge pour fuir les khmers rouges et qui revient dans son pays d’origine, devenu ophtalmologue, avec son association « Pour les yeux du monde» pour soigner et opérer sur place.

Jean-Michel Leligny nous plonge dans l’intimité des femmes à la quarantaine. Partant de son histoire personnelle, il rend ici hommage, sur le papier glacé, à ses «femmes modèles», pénétrant une seconde fois dans son image, en y superposant un texte de constat de vie.

Pour le plaisir des yeux (et pour ceux qui ne pourront hélas se déplacer), petite sélection proposée par l’association:

© Bruno MERCIER
« 14-18-LA GRANDE GUERRE » (Blind Memory II)
Dans ce nouveau volet des « Blind Memories » j’ai voulu retourner aux racines du mal, là donc où les premières lignes de l’histoire du XXe siècle ont été esquissées. Parcourir les champs de batailles de «la der des der», toucher du regard les cicatrices de ces terres meurtries, écouter les cris silencieux des millions d’homme, enfouis là…
© Paul-Emile OBJAR
« Il a disparu. Qui a disparu Quoi. Il y a (il y avait, il y aurait, il pourrait y avoir »
Une phrase de Georges Perec, un lit vide, comme le passage d’une solitude vers une absence imprévue, et des silhouettes en envie d’existence. Pour avancer dans son histoire. Que sont-ils devenus ?
©Christophe HARGOUES
« EXTRA/ordinaire »
Dans une résidence entièrement médicalisée, quarante-cinq personnes sont accueillies, toutes atteintes de maladies dégénératives lourdes. Près de quatre années ont été nécessaires pour réaliser ces portraits. Onze résidents ont participé à ce projet; trois sont décédés: Laurent, Olivier, Julien.
© Anne-Lore MESNAGE
« Se surprendre à rêver. Rêver »
A l’aube des élections présidentielles et lorsque le mariage pour tous et les droits des familles homosexuelles reviennent sur le devant de la scène, il me semble important, voire nécessaire de raconter notre histoire.
© Louis OKE AGBO
« Folie »
Au Bénin, la folie a été longtemps synonyme de déchéance et de relégation sociale. L’introduction de nouvelles thérapeutiques a contribué à faire accepter la maladie mentale comme objet de soins mais la question de la guérison, encore incertaine, génère dans la société des réactions de crainte et de protection. Louis Oke Agbo a travaillé avec l’ONG « Vie et Solidarité » pour que sa photographie contribue a susciter une action d’entraide envers les personnes atteintes de folie dans son pays.
© Baudouin MOUANDA
« Se débrouiller pour devenir grand ! »
C’est ici dans la chaleur suffocante des rues de Bacongo, que Baudouin Mouanda décide de poser son regard sur les petits métiers, dans le but de se poser la question: Comment se débrouiller pour devenir grand ?
© CUSHMOK
« Hous’us »
Ces pièces comme autant de fenêtres sur de grands immeubles laissent deviner la vie de leurs habitants. Intériorités, espaces libres sur soi, rêves: essayer de capturer la diversité des pensées contenues par ces murs toujours identiques.
© BARTHES & AMARAL
« S’il vous plait… dessine moi un œuf »
Cette série photographique et vidéo propose de revisiter l’Histoire de l’Art de manière ludique et humoristique, à travers la parodie de quelques artistes qui ont marqué leur temps et dont les œuvres ont souvent fait débat.
© JL AUBERT
« Dans les bois incertains »
JL—Aubert réalise des empreintes numériques de fleurs, d’objets et de trouvailles improbables. Il y donne à voir un univers singulier illustré par des images qui creusent le sujet en tons colorés, matières, assemblages et jeux de miroirs. Ce regard ludique et parfois dérangeant sur la nature, rend manifeste la fragilité de toute forme de vie et la beauté qui en émane.
© Jean-Michel DELAGE
Une évocation photographique du livre de Julien Gracq « Les eaux étroites ».
« … il y a dans la promenade sur l’Evre un moment ingrat où l’attention se détourne, et où le regard se fait plus distrait. » Julien Gracq
© Warren SARE
« La dernière carte »
« La dernière carte » est un de ses reportages au long cours qui présente les anciens combattants burkinabés et béninois ayant combattu sous le drapeau français

© Jean-Michel LELIGNY
« 40 ans »
14 610 jours – 350 640 heures – 21 038 400 minutes – 1 262 304 000 secondes
Je suis né d’une femme de la quarantaine. Quelques années plus tard, elle a mis fin à ses jours, ses heures, ses minutes, ses secondes… J’ai voulu ce travail associant une nature encore sauvage et des femmes autour de la quarantaine, comme un hommage rendu à ma mère.
© Michel Claverie
« Traces »
En 2015, à l’occasion du 70ème anniversaire de la libération des camps nazis, nous avons choisi de mettre en lumière l’ultime chapitre de l’existence du système concentrationnaire nazi, à savoir les marches d’évacuation des camps.
© Brigitte MANOUKIAN
« Maritza »
Où il est question d’objets, objets tricoteurs de mémoires, supports d’un récit collectif d’une culture réelle ou mythique, objets passeurs, qui lient et qui délient, hérités, vénérés, sacralisés
© Jean-Charles DEHEDIN
« Parlons-en »
« Parlons-en » est une série ayant pour but de mettre en avant la lutte contre le cancer du sein à travers des femmes sensibles à ce sujet. Elle leur permet de s’exprimer de manière personnelle au travers de la photographie et d’une citation et tout cela sans censure.
© Arnaud HUBAS
« Une histoire une vie »
Au commencement de la petite histoire, il y a l’enfant, la vie s’offrant à un être. Le champ des possibles qui s’ouvre. Il lui faudra simplement relever le plus grand de tous les défis, trouver Le chemin.
© Arnaud MAKALOU
« Etre ouvrier à Brazza »
Au Congo, Arnaud Makalou s’intéresse à des jeunes, ouvriers dans les sociétés d’extraction de pierres coréennes et chinoises, installées à Brazzaville depuis fort longtemps.
© MNIHA
« Mémoire du mouvement »
«Mémoire du mouvement» est en fait une sorte de chronophotographie, une pause longue dans le noir et l’éclairage aléatoire d’une lumière directe dépose le récit de l’action, marque son histoire.
© Nicolas AUVRAY
« Bella Rosa »
Un halo de lumière sortait des deux portes jumelles au travers des anciens verres dépolis. Juste un numéro “423”, et une inscription “Bella Rose”, en transparence. A ce moment, une ombre apparait en se projetant sur cet écran improvisé et se livre à une étrange danse en transparence. Que se passait-il à l’intérieur de cet espace dont il ne voyait qu’une projection?
© Irina SOVKINE
« Histoire naturelle »
Irina Sovkine, “photographe en herbe et autres matières éphémères”, s’inspire de motifs végétaux à partir desquels, elle imagine un bestiaire étrange et fascinant qu’on croirait sorti du microscope d’un naturaliste fou.

© Anna BAMBOU

« Ames sœurs toxiques »
Anna Bambou, c’est l’histoire d’un fait divers. Une femme disparait d’un village un soir et l’esprit des habitants en reste très marqué… Notre travail se base sur la mémoire, sa fragilité et les descriptions et événements se transformant avec les sentiments. Ainsi naît Anna Bambou. De chaque témoignage, nous construisons une nouvelle série d’image, racontant chaque fois une nouvelle vision de cette femme, devenant alors l’Histoire d’une Femme.
© Emilie MASSON
« Bourriquet »
Émilie Masson souhaite simplement et humblement que ces quelques clichés puissent nous transporter des années en arrière pour nous replonger dans ce que nous étions enfants, avec tous nos rêves, nos espoirs et nos amitiés imaginaires,
 © Jean-Daniel GUILLOU
« Pour les yeux du monde »
C’est en 2002, non sans émotion que le le docteur Phat Eam Lim, ophtalmologue,retourne dans son pays qu’il n’a jamais oublié, après 27 ans d’absence. Il est choqué par l’état dans lequel il le retrouve et a envie d’aider. L’idée germe, le projet se construit au fil des différents séjours et donnera lieu finalement à la création d’un bateau clinique ophtalmologique. Jean-Daniel Guillou va suivre les pérégrinations de ce bateau.
L’Emoi Photographique – Histoire et petites histoires – Jusqu’au 30 avril 2017
Et Pour plus de détails: http://www.emoiphotographique.fr/
photo de titre: Michel Claverie

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Qui était Jean Desparmet?

Ces mémoires sont une tranche de vie,
celle d'un jeune homme débutant dans l'administration française dans l'ambiance tragique de la deuxième guerre mondiale.

Jean Desparmet est né en 1912 à Les Vans en Ardèche. Après des études d’administration, il a débuté sa carrière en tant que fonctionnaire du Protectorat Français de Tunisie. Il est ensuite entré dans le Corps Diplomatique français ce qui l’a amené à sillonner le monde. Mais c’est le monde arabo-musulman, et particulièrement la Tunisie, qui demeurera son premier et grand amour. Avant de mourir, il a pu rédiger ses mémoires tunisiennes. C’est son fils Raymond qui, à la demande de sa mère, a repris et mis en forme le manuscrit afin d’achever ce que son père avait commencé.

Ces mémoires sont une tranche de vie, celle d’un jeune homme débutant dans l’administration française dans l’ambiance tragique de la deuxième guerre mondiale. Elles décrivent la vie d’un citoyen de la France libre, combattant silencieux en marge des grands affrontements, comme il y en eût tant d’autres. Tout en menant sa vie de tous les jours, il apporta sa contribution à la victoire contre le nazisme.

Jean Desparmet débuta sa carrière à Kasserine, un petit bled du Sud-Ouest tunisien, comme contrôleur civil stagiaire du Protectorat Français de Tunisie. Il y restera en fonction de 1939 à 1947. Sa mission était d’administrer cette région perdue et surtout de faire fructifier une ferme voulue par le Résident général de Tunisie tant pour développer les ressources nourricières si nécessaires en temps de guerre que pour y placer et protéger les réfugiés, simples marins ou officiers, de la flotte républicaine espagnole.

Dès la chute de la France, il s’engagera dans un réseau de résistance dont il fut un des initiateurs ainsi qu’un membre actif et enthousiaste. En 1941, le réseau Mounier fut découvert. Jean Desparmet échappa aux rafles policières et continua le combat seul sous la couverture de son poste de contrôleur civil. En septembre 1942, ne s’entendant plus avec les autorités, il cessa tout contact avec elles. Le territoire de Kasserine, aussi grand qu’un département français, demeura alors indépendant du gouvernement vichyste de Tunis jusqu’à la libération du protectorat par les forces alliées.

Tout en menant sa guerre à sa façon, minant les ponts devant l’ennemi ou aidant les alliés par la mise à disposition des ressources de la ferme, il continua, grâce à l’allant des hommes de la flotte républicaine espagnole ainsi que des ouvriers tunisiens de la ferme, à enrichir le domaine agricole qu’on lui avait confié ainsi qu’à protéger ses administrés sans distinction, fussent- ils fonctionnaires, cultivateurs, bédouins, réfugiés ou bien encore prisonniers de guerre et même pillards.

Jean Desparmet était l’un de ces héros silencieux au parcours hors du commun qui ont contribué à faire de la France un pays de femmes et d’hommes libres.

Découvrez l’itinéraire d’un homme d’honneur, à travers une œuvre triptyque sous forme de coffret composé d’un DVD documentaire, du livre mémoire et d’un album comportant une centaine de photos, pour que la mémoire perdure. Car cette leçon de vie est une leçon d’histoire à transmettre aux jeunes générations.

Extrait du documentaire – DVD 52mn –

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Cognac, une ville, un nectar!

Cognac, pour y accéder vous traversez les vignobles qui produisent les spécialités locales: le pineau et bien sûr le cognac. Profitez de cette escale pour visiter les chais de Cognac, situés au bord de la Charente, de plus de 250 ans, des caves immenses, des bouteilles prestigieuses, une source de notoriété et de revenus grâce aux ventes à l’exportation dans presque tous les pays du monde.

 

Un peu d’histoire…

La ville a été marquée par plusieurs personnages célèbres qui y sont nés. François 1er roi de France, en 1494; Jean Monnet en 1888, l’un des «Pères de l’Europe» ; Louis Delage en 1874, fondateur de cette célèbre marque automobile ; Claude Boucher en 1842, inventeur de la machine à travailler et à souffler le verre notamment pour la production des bouteilles, etc…

Mille et une autres merveilles fourmillent dans cette région et surtout les habitants sont prêts à vous recevoir avec chaleur, sourire et vous faire partager de bons moments.

 

Et pourquoi ne pas continuer la ballade dans les Charentes?  Vers La Rochelle, Rochefort, l’Ile d’Oléron, l’Ile de Ré, Royan, Marennes avec ses parcs à huitres parmi les meilleures au monde, Saintes, Angoulême et son festival, les lacs de Haute Charente, etc…

 

Quelques bonnes adresses :

L’Hôtel François 1er, sur la place du même nom, est magnifique avec son équipe délicieusement agréable, ses équipements modernes dont un SPA, son parking et un petit déjeuner délicieux “fait maison”.

Le Victoria, un salon de thé apaisant et distingué, 73 rue Aristide Briand, vous offre avec le sourire un très beau choix de thés, des pâtisseries à tomber avec des prix modiques.

La Rôtisserie des Allées, restaurant, pour le déjeuner ou le dîner, 3 allée Bernard Guionet, vous réserve un accueil affable, un service à la hauteur et des produits de qualité préparés à votre goût.

Cognac Pineau Veuve Baron & Fils, l’un des meilleurs producteurs, plusieurs fois médaillé, le Petit Boussac à Cherves de Cognac sur la route de Saint-Jean d’Angély à Cognac.

Cognac (1)Cognac 4 (1)Cognac 2 (1)Fut de cognac (1)

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Queen Sheeba

Queen Sheeba « Love, Life, Racines »

Après une longue carrière musicale sur scène, Queen Sheeba, reine du reggae, sort enfin son premier album. Tout est dit en trois mots : Love, life, racines.

Vous avez une longue carrière de choriste, avec des singles et de nombreux concerts en tant que chanteuse lead. Comment se fait-il que vous ayez attendu 2014 pour sortir votre premier album solo?

profil Queen Sheeba

Il est vrai que j’ai une longue carrière, mais le milieu que j’ai longuement fréquenté à mon arrivée ici à Paris, n’était pas propice, vu le style de musique que j’ai choisi de faire, c’est-à-dire le reggae. J’ai la ferme conviction que tout arrive à temps à qui sait attendre. J’ai fait beaucoup de scènes, je dispose donc d’une très bonne expérience du live, ce qui n’est pas négligeable.

Pour concrétiser cet album, j’ai eu le plaisir de contacter l’un de mes amis, Derek Février Aka « DEMONDO » qui m’a composé plusieurs titres et programmé l’album. Quatre titres ont été composés par un jeune Martiniquais, Tchaedy. Quant aux arrangements et au mixage, ils sont signés Derek Février que je remercie très sincèrement.

Quelques mots sur le titre de l’album : “Love, life, et Racines”…

profil Queen Sheeba

LOVE, car l’Amour c’est la clé qui éclaire l’obscurité de nos consciences, et qu’il n’y a pas de vie  « LIFE » sans Amour, que les RACINES sont à la source de la Vie : ces trois mots sont pour moi indissociables.

Vous êtes une artiste assurément ancrée dans la culture afro-caribéenne et vous avez toujours revendiqué vos origines et vos racines africaines. Est-ce encore plus important aujourd’hui d’être engagée et chanter ses racines, tout en rendant hommage à de grands hommes?

profil Queen Sheeba

Je dirai même plus qu’important car le devoir de transmission se doit d’être accompli, et la musique est un excellent vecteur.

J’ai tenu à rendre hommage à ce grand humaniste qu’a été Aimé Césaire, car il est un personnage incontournable de l’histoire martiniquaise, une fierté de la noblesse africaine. Il reste dans nos mémoires comme le nègre fondamental.

« Love, Life, Racines » (Debs Music)
email: jdd.prod@hotmail.fr

Par Claire Renée Mendy.

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