Fati Niang, fondatrice de Black Spoon : « Il n’y a pas de barrières, il n’y a pas de limites, il n’y a que du travail ! »

Comme le virevoltant poisson qui se défait des filets pour rejoindre la marre, Fati Niang a laissé tomber une riche carrière de chargée d’affaires Grands comptes pour entreprendre. Inspirée par ses jeunes patrons, elle se fraye un chemin et lance le projet Black Spoon. Portée sur les fonts baptismaux en France, cette initiative étend ses tentacules en Afrique, particulièrement au Sénégal. Actuellement, elle travaille à développer Black Spoon au niveau international. Ce projet qui est initialement le premier food truck en France, depuis six mois, est un concept de restauration rapide qui met en exergue les saveurs africaines. Dotée d’une polyvalence inouïe dans différentes tâches administratives, Fati Niang avance sereinement vers les objectifs fixés. 

Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de Femmes au pluriel ?

Je suis Fati Niang, fondatrice du concept Black spoon, premier food truck en France. C’est un concept de restauration rapide où les gens viennent découvrir dans notre point de vente des mets africains.  Sur le plan personnel, j’ai un parcours assez simple : titulaire d’un BTS en Action commerciale, je suis née, j’ai grandi et j’ai fait mes études en France. J’ai commencé ma carrière professionnelle dans une société de conseil en aménagement intérieur de bureau. Après dix ans d’une expérience extraordinaire, j’ai démissionné pour m’installer à mon propre compte.

 

Comment vous est venue l’idée de Black Spoon ?

C’est quand j’ai eu ma deuxième fille, je voulais être de plus en plus autonome. Au début, j’ai été tentée de créer un restaurant, mais je n’avais pas les capacités ni la formation.  Et c’est justement en faisant cette formation que j’ai découvert le concept des food truck. Du coup je l’ai adopté et adapté, et cela a donné Black Spoon, un concept qui met en avant la culture et la gastronomie africaines

 

 

La gastronomie est-elle votre domaine de prédilection ? 

Pas spécialement, même si elle fait partie des domaines qui m’intéressent.  Tout est parti du constat que la gastronomie africaine n’était pas assez mise en valeur en Europe. J’ai donc eu envie que notre cuisine prenne toute sa place en Occident : notre cuisine a du goût, de la richesse, et je voulais qu’au même titre que les autres, la cuisine africaine soit véritablement reconnue. D’où le concept Black Spoon.

Pour y parvenir, je me suis beaucoup intéressée à la partie amont, c’est-à-dire l’agriculture. Je suis très sensible à la qualité des produits, à une alimentation saine et naturelle. Et je pense que c’est une chance extraordinaire pour nous, au Sénégal, de disposer de produits à la fois de qualité et sains pour l’organisme.

 

Ce projet connait un franc succès. Quel est votre secret ?

Black Spoon a tout de suite eu un grand succès en France lors du démarrage. C’était un projet assez innovent, atypique et qui, curieusement, a tout de suite plu aussi bien aux Africains qu’aux Européens… Le secret, c’est beaucoup de travail ! Mais c’est vrai que le projet a été murement réfléchi en amont. Je crois que d’avoir beaucoup misé sur la communication et le marketing a aussi aidé.

 

 

Des projets ?

En dépit des difficultés, notamment pour lever des financements, nous nous projetons avec optimisme et détermination.  Nous voulons nous développer aussi bien en France que dans d’autres pays en Afrique, et même dans d’autres continents.  

 

 

Votre message à l’endroit des femmes du monde entier…

J’ai envie de leur dire : n’ayez pas peur, suivez vos rêves, donnez-vous à 1000 % pour réaliser vos rêves !  Il n’y a pas de barrières, pas de limites… Il n’y a que le travail qui paye.  En fait, si vous mettez les moyens, vous y arriverez peu importe le temps. Ça peut prendre deux, trois, cinq ans… Je vous souhaite du courage, ce n’est pas évident d’être femme et entrepreneur parce qu’il faut réussir à allier le travail et la vie familiale, ce n’est pas facile, certes, mais c’est juste une question d’organisation.

 

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Les femmes moteur de l’économie togolaise?

Le Togo vient de se doter d’un nouvel instrument, en vue de doper son secteur agricole. Le MIFA, Mécanisme d’investissement et de financement agricole vise à faciliter l’accès des populations aux crédits bancaires. Face à ce dispositif innovant, quel rôle les femmes peuvent-elles jouer, dans ce secteur stratégique ?

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Yoostart: la vitrine des microentreprises

En pleine préparation du Match Making, prévu le 29 juin prochain, Anrifa Hassani, gérante de Yoostart répond à nos questions.

 

Quelques mots pour te présenter ?

Anrifa Hassani, gérante de Yoostart

J’ai fait des études de Langues étrangères et un Master en Communication option culture des affaires. Après 12 années de salariat dans des agences événementielles et publicitaires, j’ai trouvé ma vocation dans l’entreprenariat. Il m’arrive d’accompagner des créateurs d’entreprises dans leur stratégie de communication et leur positionnement. Mais là où je prends le plus de plaisir, c’est lorsque deux membres de mon réseau se trouvent des intérêts communs, deviennent partenaires et font grandir leurs activités respectives en collaborant.

 

 

 

D’où est venue l’idée de créer Yoostart?

Le réseau Yoostart s’est en quelque sorte formé de lui-même. Entre l’idée que j’avais au départ et ce que le réseau est devenu aujourd’hui, que de chemin parcouru ! Mais je dirais que c’est l’essence même de tout projet. On sait comment on a envie que ça commence, mais on n’est jamais sûre de comment ça se termine. Quoi qu’il en soit, je suis ravie de l’évolution et du tournant que prend Yoostart aujourd’hui et pour rien au monde je ne reviendrais en arrière.
Pendant quelques années j’ai animé, pour le plaisir, une communauté en ligne de jeunes créateurs et microentreprises au démarrage de leur activité. Au fil du temps la communauté s’est agrandie et s’est aussi professionnalisée. Yoostart a grandi au même titre que les projets de ma communauté se sont précisés et professionnalisés. L’idée de rendre visibles les nouveaux visages de l’entreprenariat s’est imposée à moi comme une évidence. En plus d’un Blog qui relate les parcours de nos membres, apporte conseils et outils pratiques à la création et au développement entrepreneurial, j’ai décidé de regrouper sur une même plateforme les créateurs d’entreprises, les indépendants et les porteurs de projets pour les aider à “Matcher”, trouver les intérêts communs qui feront grandir leurs projets d’entreprise.

Le réseau Yoostart

Comment expliquer simplement le concept de cette plateforme qui se veut être “la vitrine des microentreprises”?

Yoostart est tout simplement le réseau social des entrepreneur(e)s. La plateforme qui permet à votre business de gagner en visibilité et trouver rapidement des opportunités d’affaires et de collaborations, mais aussi des outils et des formations pour continuer de grandir.

Il existe d’autres plateformes qui ont les mêmes objectifs. Quelle est la spécificité de la tienne?

Sans parler du fait que chaque contact qui vous est proposé sur Yoostart est véritablement une opportunité qualifiée pour développer votre entreprise, Yoostart se démarque par une visibilité sans précédent apportée aux créateurs d’entreprise. La différence de Yoostart se note également par la continuité des échanges au travers d’évènements de networking à forte valeur ajoutée tels que les MATCH-MAKING, des Master Class ou encore des expo-ventes privées. Peu de plateforme combinent autant de services interactifs exclusivement dédiés aux créateurs d’entreprises et porteurs de projets.

 

Quels types d’entreprises trouve-t-on sur ta plateforme?

Anrifa Hassani, gérante de Yoostart

Des starters de moins de 5 ans, des porteurs de projets, des entrepreneur(e)s uniques, des cabinets d’expert(e)s (comptables, juridiques, RH…), mais aussi des professionnel(le)s de la formation et de l’accompagnement à la création d’entreprises. En un mot, le noyau de l’écosystème entrepreneurial.

Existe-t-il un profil type d’entrepreneurs à qui s’adresse Yoostart?

Yoostart s’adresse exclusivement aux personnes qui démarrent leur activité et cherchent à la faire connaître. Trouver ses premiers clients peut parfois s’avérer être une tâche ardue. Yoostart simplifie la prospection commerciale avec une mise en relation ludique, divertissante et automatisée. Pour permettre aux créateurs d’entreprises de démarrer leur projet entrepreneurial en pleine confiance avec les bons contacts.

 

Est-ce une plateforme indiquée pour des entrepreneurs qui ne commencent pas leur activité, mais veulent aller beaucoup plus loin?

Tout à fait ! Nous avons une catégorie “Expert” sur la plateforme qui permet aux entreprises ayant une expertise dans un domaine en particulier de la rendre visible, agrandir leur clientèle et nouer de nouveaux partenariats.

Ton actu c’est Le Match Making que tu organises le 29 juin. De quoi s’agit-il exactement?

Il s’agit d’un évènement de networking à forte valeur ajoutée basé sur une technique de mise en relation par centre d’intérêts communs. Après plusieurs études sur le networking, nous avons découvert que les participants étaient souvent frustrés ne pas avoir pu parler à tous les participants, ou pire, qu’ils avaient parfois le sentiment d’avoir perdu leur temps parce que les cartes de visites récoltées n’étaient finalement pas les bons contacts !

Le MATCH-MAKING a pour vocation de vous faire parler à tous les participants pour sélectionner les contacts avec qui vous pourriez aller plus loin. C’est la garantie de parler de votre activité et de votre concept à un maximum de personnes en un minimum de temps et repartir avec les bons contacts pour développer votre entreprise.

Le Match Making organisé le 29 juin

Quels seront les temps fort de cet événement ?

Il se déroule en 3 temps forts :
Première Partie: Un atelier sur la conformité avec la RGDP – Maître Karine Mazand-Mboumba Tchitoula, avocate aux barreaux de Paris et spécialiste du web diagnostiquera en direct 2 sites web et répondra à toutes les question de conformité.
Deuxième Partie: Les Sessions de MATCH-MAKING  – Au son d’un Gong les participants présentent tour à tour leurs entreprises, leurs objectifs, leur besoins en partenariats…
 
Chaque participant prend la parole pendant 1 minute sur une thématique donnée et ce jusqu’à 6 thématiques différentes. C’est l’occasion de s’exercer sur la prise de parole, susciter l’intérêt sur votre projet et, pourquoi pas, convaincre de nouveaux clients.
Troisième Partie : Cocktail Dinatoire offert par le traiteur événementiel Lova Délices. Et poursuite des échanges avec les participants dans un groupe privé sur la plateforme Yoostart.

 

Pratique
Yoostar.com
F Yoostart1
Insta Yoostart
T Yostart 1

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3 questions à…. Manon Smahi Cuzin

Manon Smahi Cuzin est partie de son savoir être et de ses savoirs faire pour fonder, en 2015 Ambitions Plurielles. Objectif ? Aider les femmes à trouver leur place dans le monde professionnel, sans avoir à faire des choix personnels déchirants ou pénalisants. Grâce à son approche originale, la création de « job sur-mesure », elle accompagne les femmes en reconversion professionnelle, en création d’entreprise ou déjà entrepreneuses indépendantes, pour optimiser leurs projets durablement, sans renoncer à leurs objectifs de vie.

Manon Smahi Cuzin, créatrice d’Ambitions Plurielles, Facilitatrice de projets professionnels

« Facilitatrice de projets professionnels » : en quoi consiste votre métier ?

C’est l’appellation que j’ai choisie pour pouvoir y regrouper tout ce que je fais, tout en me laissant également la possibilité de faire évoluer mon métier.

Mais dans le fond, ma mission ne change pas : j’accompagne des femmes de tous horizons (géographique, professionnel, culturel…) vers leur accomplissement dans le monde du travail.

De plus en plus de femmes ressentent, à juste titre, le besoin de s’épanouir professionnellement, et cela va bien au-delà du travail en lui-même. Aujourd’hui, devant l’abondance des possibilités que l’on a devant soi, nous avons toujours la possibilité de créer un emploi qui nous permettra d’exprimer et de révéler notre potentiel.

Le mien, facilitatrice de projets professionnels au féminin, consiste donc à endosser des casquettes de formatrice, de coach ou encore de conseillère pour aider à l’élaboration, la concrétisation et le développement de beaux projets.

Quelles sont les différentes étapes de l’accompagnement sur mesure que vous proposez ?

Les accompagnements individuels que je propose se déclinent sous différents types, notamment la formation pour la création d’entreprise, éligible au CPF (Compte Personnel de Formation) ou bien le coaching-conseil (avec des séances de remobilisation).

Ces accompagnements sont tous sur mesure, et ils sont fonction du degré d’avancement du projet de chacune. Cela peut aller de la définition des objectifs de mes clientes à l’évolution d’une activité déjà lancée en passant par l’étude de potentiel du projet.

Quel est le profil des personnes que vous accompagnez depuis 2015 ?

J’accompagne beaucoup de femmes au stade initial, pour élaborer un projet de création d’entreprise. Nous travaillons par exemple sur les motivations de la porteuse du projet. Nous analysons l’adéquation de celui-ci avec les ressources et les compétences de l’entrepreneure, mais également la faisabilité, la rentabilité et la désirabilité de ce qu’elle s’apprête à proposer.

Je travaille aussi avec des entrepreneures déjà en activité. Elles ont en général besoin de faire le point, de retrouver leur motivation initiale, d’améliorer leur organisation, d’y voir plus clair et de trouver de nouvelles solutions pour développer ou faire évoluer leur affaire.

Enfin, il y a le cas de ces femmes en phase de reconversion professionnelle qui cherchent leur voie, qui ont besoin, pour avancer plus sereinement, de créer du sens et du lien entre tous les éléments qui les entourent. Elles ne se tournent pas nécessairement vers l’entreprenariat, mais dans tous les cas, elles reprennent le pouvoir !

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Leslie Ferraty devant le Sénat pour présenter son entreprise

Leslie Ferraty : mère de famille et cheffe d’entreprise

Elle a tout juste 30 ans, quand elle décide de donner une nouvelle orientation à sa vie professionnelle en créant sa propre entreprise, « Beyond The Beach ». Nous sommes en novembre 2015. Moins de deux ans plus tard, la société « Go Beyond » voit le jour, toujours à l’initiative de la Martiniquaise Leslie Ferraty. « Femmes au Pluriel » a rencontré pour vous cette jeune cheffe d’entreprise diplômée d’une école de commerce et mère de deux enfants. 

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Sophia Amoruso, boss des affaires?

Sophia Amoruso, décrite comme « La Cendrillon de la technologie» par The New York Times, est une businesswoman Californienne. Fondatrice, PDG et directrice artistique de «Nasty Gal», une boutique en ligne de vêtements vintage. Elle est l’auteure du livre «Girlboss» qui raconte son parcours avec humour. Source d’inspiration, son ouvrage a également été adapté en série télévisée.

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Premier sommet de Women in Africa

Women in Africa (WIA) 3 jours de débats et d’échanges à Marrakech du 25 au 27 septembre 2017 pour les talents féminins en Afrique.

WIA
WIA

Women in Africa est une initiative innovante qui a pour vocation d’encourager les entreprises internationales et panafricaines à identifier, rassembler et accompagner les talents féminins. WIA a pour conviction que c’est ensemble, femmes et hommes, qu’il faut construire un monde plus durable et inclusif.

« En créant une plateforme pour rassembler leaders africains et internationaux afin de travailler sur des feuilles de routes sectorielles, nous souhaitons sensibiliser les entreprises internationales et panafricaines à l’importance de l’empowerment des femmes pour accélérer la croissance inclusive en Afrique. Nous voulons ainsi transmettre la dynamique d’une communauté de talents pour une nouvelle gouvernance dont le monde a besoin. » selon Aude de Thuin organisatrice de l’événement.

Conférence Women in Africa (WIA)
Conférence Women in Africa (WIA)

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L’ Afrique en marche au Medef

Le Rendez-Vous des professionnels
qui construisent l'Afrique de Demain

Pour sa deuxième édition, Afrobytes, «le rendez-vous des professionnels qui construisent l’Afrique de demain» a élu domicile au Medef. Pendant deux jours, les 8 et 9 juin, le siège du Mouvement des Entreprises de France a accueilli la crème de la crème des entreprises, des investisseurs, des grands groupes et des start-up africains.

Plus qu’une conférence extraordinaire, Afrobytes s’est positionné, en deux éditions seulement, comme le hub de l’innovation technologique africaine, rassemblant de nombreuses personnalités, venues du monde entier.

Pendant les ateliers, les débats et les conférences, l’anglais était de mise. Il a été question d’e-commerce, de l’impact des décisions politiques sur la croissance de l’écosystème africain, de fintech, de smart cities, de données consommateurs, de stratégies de marché, d’opportunités d’affaires en matière de technologie européenne et africaine, du nouveau visage des services financiers en Afrique, du recrutement de talents africains ou encore de partenariat. Des échanges de hautvol qui ont permis de mieux définir et appréhender l’écosystème africain de demain. Il s’est agi également de donner envie, s’il en était encore besoin, d’investir dans la tech africaine.

Enfin, si Afrobytes a tenu toutes ses promesses, c’est aussi par sa mixité et sa parité. La belle représentativité et la forte implication des femmes entrepreneuses du continent et de la diaspora, à cette deuxième édition, est à souligner. Tout comme le travail remarquable des organisateurs et de leur équipe de bénévoles. Ammin Youssouf, CEO d’Afrobytes, était lui-même bien entouré par sa confondatrice Haweya Mohammed, ainsi que par Suzanne Ndiaye, responsable de coordination et de Vera Baker, «business developper».

Quelques intervenants...

Yinka Adegohe Editeur Afrique Quartz

Yinka Adegohe

Editeur Afrique Quartz

Edith Brou Fondatrice et Directrice de Buzzyafrica.com

Edith Brou

Fondatrice et CEO de Buzzyafrica.com

Arun Jaitley Ministre des Finances d'Inde

Arun Jaitley

Ministre des Finances d'Inde

Lilian Thuram Footballeur professionnel retraité- Auteur- Activiste

Lilian Thuram

Footballeur professionnel retraité- Auteur- Activiste

Les Fondateurs

Haweya Mohamed, Manager et Directrice de Communication d' Afrobytes

Haweya Mohamed,
Co-Fondatrice et Directrice de Communication d'Afrobytes

Ammin Youssouf, Directeur Général d'Afrobytes
Ammin Youssouf, Directeur Général d'Afrobytes

Ammin Youssouf,
CEO d'Afrobytes

L'équipe Afrobytes
L'équipe Afrobytes

L'équipe d'Afrobytes (Ammin, Suzanne, Vera et Haweya)

Crédit photos: Afrobytes – P.Etifier
Pour plus de renseignements, rdv sur le site d’Afrobytes: http://www.afrobytes.com/
par Claire Renée Mendy

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2ème édition d’AFROBYTES, le rendez-vous international de la Tech Africaine à Paris

La data: Nouvelle matière première de l'Afrique?

La conférence Afrobytes, qui fait le pont entre la Tech Africaine et Européenne, réunira les acteurs de la Tech mondiale à Paris les 8 et 9 juin 2017, au Medef. Objectif? les connecter aux écosystèmes de la Tech Africaine.   

De la Silicon Valley, aux acteurs Tech des pays émergents asiatiques en passant par les acteurs européens, le monde de la Tech prend aujourd’hui conscience des formidables opportunités qu’offre le nouveau consommateur africain connecté. Afrobytes propose à tous ces acteurs d’accélérer leur stratégie en Afrique en proposant une véritable «MarketPlace» sur toute la chaîne de valeur afin de leur permettre de se positionner sur la transformation digitale du continent Africain.  La rencontre, totalement tournée vers l’opérationnel, entre les acteurs Tech des marchés les plus dynamiques (Nigeria, Afrique du Sud, Rwanda, Kenya, Cote d’Ivoire..) et les acteurs de la Tech mondiale à la recherche de nouveaux relais de croissance, s’effectuera autour d’ateliers, de rencontres B2B et de sessions de networking

Les investisseurs échangeront sur les futures «licornes» qui sauront efficacement tirer profit d’un marché de deux milliards d’habitants en 2050.  Qu’ils soient «Millenials», urbains ou ruraux, les attentes et les usages des consommateurs africains seront au cœur des échanges sur les business models qui proposeront les produits et services innovants les plus adaptés aux besoins d’une classe moyenne en plein boom.  Ammin Youssouf, CEO d’Afrobytes a une conviction forte: «la data est la nouvelle matière première de l’Afrique». A l’heure où de nombreux pays africains offrent déjà les meilleurs rendements aux investisseurs internationaux, la rencontre des expertises entre acteurs de terrain et le meilleur de la Tech mondiale aura pour ambition d’offrir les meilleures perspectives business aux participants.   

A noter: Evénement payant et destiné aux professionnels.
Billetterie et plus d’informations sur www.afrobytes.com
En photo de titre: Ammin Youssouf  et Haweya Mohamed, les dirigeants d’Afrobytes.

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Jocelyne Sibuet: élégance, luxe authentique & discret

Le Tout-Paris descend chez elle à Megève. Co-fondatrice de “Maisons et Hôtels Sibuet”, un petit empire hôtelier créé il y a plus de 30 ans avec Jean-Louis, le père de ses enfants. Ce duo de visionnaires a lancé une tendance, celle des hôtels de luxe où l’on se sent comme chez soi. Depuis les Fermes de Marie à Megève, bien d’autres établissements ont vu le jour, que ce soit dans la célèbre station de ski, ou encore à Val Thorens, Avoriaz et plus récemment à Flaine. Mais la montagne n’est pas leur seul domaine de jeux, n’oublions pas «la Cour des Loges» à Lyon, «la Villa Marie» et «la Bastide de Marie» à  Saint-Tropez et «la Villa Grenache» en Provence. Des maisons et des lieux avec une âme, augmentée de celle de l’hôtesse qui vit ce métier avec passion et qui nous confie l’ouverture prochaine de la «Villa Marie» à Saint Barth, une propriété au charme colonial qui domine l’île et l’océan.
Portrait JS

FP: Que signifie, en 2016, être une femme dans ce milieu, somme toute encore machiste, de l’hôtellerie? Est-ce un avantage malgré tout ou encore un inconvénient?

Jocelyne Sibuet: Pour ma part, je n’ai pas du tout le sentiment que cela représente un inconvénient. Peut-être parce qu’il s’agit de ma propre société et compte-tenu de mon mode de management, je n’ai aucune difficulté à employer une large part de femmes. Je trouve justement que dans certains postes, elles sont plus fines et correspondent à l’esprit très «maison» que nous entretenons. Notre style d’hôtels, ce sont de petites unités et souvent, nous avons besoin d’avoir des managers dans l’esprit «maitresse de maison», ce qui correspond bien. En ce qui me concerne, je suis très à l’aise d’évoluer dans un milieu où effectivement, nous avons beaucoup d’hommes à certains postes. Pour résumer, pour moi c’est plutôt un avantage.

Portrait JS

FP: Le monde de l’hôtellerie a beaucoup changé ces dernières années, comment expliquez-vous cela?

JS: Je crois qu’aujourd’hui l’attente des clients/consommateurs est bien différente d’hier. En effet, aujourd’hui ils cherchent des lieux très personnalisés. On a compris qu’il ne s’agissait pas de simplement les héberger mais aussi et surtout de leur faire vivre une expérience.

Pour notre part, nous l’avons compris il y a de nombreuses années, notamment avec l’ouverture des Fermes de Marie où nous avons voulu créer un concept, avec un style de vie, avec une partie bien-être/ressourcement et une atmosphère de maison très particulière. Pour nous, cela était évident et nous avons continué dans le même état d’esprit depuis. Mais je ne crois pas que ça l’était d’une manière générale, dans le monde. En effet, dans le monde entier, l’hôtellerie a évolué, dans le bon sens, avec des lieux aujourd’hui très personnalisés et aboutis et on cultive, depuis un certain nombre d’années, le côté «boutique hôtel» cher aux Anglo-Saxons, qui s’est développé dans le monde et qui correspond à un certain esprit et signature dédiés.

Portrait JS

FP: Selon vous, que recherche la clientèle dans un hôtel aujourd’hui?

JS: La clientèle recherche avant tout aujourd’hui un lieu dont le concept est cohérent en fonction des racines, ses origines: si l’on séjourne en Provence par exemple, on aura envie de vivre la Provence avec ses codes, ses racines, ses traditions et bien évidemment le ressentir lors du séjour, tant au travers de la spécificité de la carte du restaurant et du petit-déjeuner, avec des produits du terroir et de la région que dans la bâtisse et sa nature environnante, plantes, jardins… Dans la continuité, la décoration devra être aussi dans cette équation, même si l’on souhaite apporter quelques touches contemporaines, on a vraiment besoin de se sentir en Provence. Cette recette s’adaptera à chaque pays ou région. Pour notre part, c’est comme cela que nous travaillons, que nous décorons nos lieux et c’est ce que recherche une bonne partie de nos clients séjournant dans la région.

Portrait JS

FP: Le design et la décoration tiennent désormais une place importante dans un projet d’hôtel, cela a d’ailleurs toujours été le cas chez vous..

JS: En effet, nous avons toujours souhaité créer des lieux en donnant une forte importance à la bâtisse et également à la manière de les aménager et de les décorer. A chaque fois, nos projets sont très personnalisés et nous travaillons autour des thèmes de chambres comme pour une maison personnelle. Dans nos hôtels, une grosse partie des chambres est à chaque fois différente, avec des meubles anciens, une décoration propre à chacune et une décoration très dans le détail. Ce n’est pas un hasard si nous avons choisi de changer le label de nos hôtels pour nous appeler «Maisons & Hôtels Sibuet». En effet, une grande partie de nos hôtels correspond à l’esprit des lieux où ils sont implantés et il y a une véritable atmosphère, que les clients séjournant dans l’endroit, vont ressentir.

Portrait JS

FP: Le bien-être tient également une place importante dans votre concept hôtelier…

JS: En effet, le bien-être et le ressourcement chez nous sont des points très importants et assez indissociables de nos hôtels. Nous avons créé notre premier Spa aux Fermes de Marie il y a 23 ans, à un moment où ce n’était pas courant, surtout à la montagne… Et là aussi, nous avons notre propre label de Spa Pure Altitude, avec notre propre marque de cosmétiques, en ayant puisé dans les ressources de la montagne et en ayant travaillé dans les sources de ressourcement et d’énergie. Nous considérons que c’est important et indispensable aujourd’hui, dans un lieu, d’avoir un service complet pour se déstresser plus vite, avec des soins qui permettront de recharger les batteries pendant son séjour, que cela soit à la montagne, en Provence ou à Saint-Tropez. C’est indispensable pour nous, dans nos maisons et hôtels…

Pour en savoir plus : www.experience-sibuet.com

N’hésitez pas à donner votre avis, dans les commentaires tout en bas…

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