Étiquette : Cinéma

La 4ème « Semaine Eurafricaine au cinéma » ouvre ses portes à Paris

Du 18 au 24 juin, le studio des Ursulines va vibrer au son des cinémas venus d’ailleurs.

7 jours, 27 films, 16 séances, 6 pays représentés : des chiffres qui ne reflètent que partiellement la richesse et la diversité de cet événement autour du cinéma mais où la musique, les conférences, les débats auront toute leur place. Des longs métrages y côtoient documentaires, films pour enfants, courts métrages.

Lancé en 2015 dans le cadre des Entretiens Eurafricains, contribuant au dialogue interculturel entre l’Europe et l’Afrique(s), le Festival s’enrichit d’années en années en mettant en valeur de nombreux réalisateurs africains dont les œuvres font déjà partie du patrimoine cinématographique du continent.

Pour lancer le festival, et comme pour brouiller les pistes ou mettre l’accent sur l’inclusion de ce cinéma encore méconnu, c’est la maison de la culture du Japon qui accueillera le premier film, « Papa longues jambes » de Ashinaga Ojisan.

Daddy long legs

Pratique :
Conditions de participation : http://bit.ly/2LK7TpC

Plus d’informations : www.eurafriclap.com

27 films à l’affiche

AFRIQUE 50
Documentaire de René Vautier

AFRIQUE SUR SEINE
Documentaire de Paulin Soumanou Vieyra
et Mamadou Sarr

BURKINABÈ RISING, L’ART

DE LA RÉSISTANCE AU BURKINA FASO
Documentaire d’Iara Lee

CITOYENS BOIS D’ÉBÈNE
Documentaire de Franck Salin

DAS KONGO TRIBUNAL
Docu-fiction de Milo Rau

DEBOUT KINSHASA
Fiction de Sébastien Maître

DEVOIR DE MÉMOIRE
Documentaire de Mamadou Kotiki Cissé

ESCLAVE ET COURTISANE
Fiction de Christian Lara

ET NOTRE AFRIQUE SUR SCÈNE
Documentaire du collectif des mastérisés de Saint-Louis du Sénégal

INKOTANYI
Documentaire de Christophe Cotteret

ISSA LE TISSERAND
Docu-fiction d’Idrissa Ouedraogo

LE DUR DÉSIR DE DIRE
Documentaire d’Alain d’Aix

LE GRAND BLANC DE LAMBARÉNÉ
Fiction de Bassek Ba Kobhio

LE PUITS
Fiction de Lofti Bouchouchi

ON EST TOUS PYGMÉES
Documentaire d’Hélène Charpentier

PAPA LONGUES JAMBES
Documentaire de Shinji Shinoda

RETOUR AUX SOURCES
Documentaire d’Alain George Ngamou

RIAD DE MES RÊVES
Fiction de Zineb Tamourt

RUSH
Fiction de Ludovic Rianando

SAMEDI CINÉMA
Fiction de Mamadou Dia

SOUKO, LE CINÉMATOGRAPHE EN CARTON
Fiction de Issiaka Konaté

TAHAR CHÉRIAA, À L’OMBRE DU BAOBAB
Documentaire de Mohamed Challouf

TANGO NEGRO
Documentaire de Dom Pedro,

TÉMOIGNAGES
Documentaire de Stéphane Vieyra

UNE AFRICAINE SUR SEINE
Documentaire de Ndèye Marame Guèye

UNE SEMAINE TRÈS FRATERNELLE
Documentaire d’Alain George Ngamou

WALLAY
Fiction de Berni Goldblat

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Gigi Ledron : elle sait tout jouer !

Gigi Ledron. Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais son visage vous est sûrement familier. Cette excellente comédienne est aussi bien sur les planches qu’à la télé ou au cinéma où elle joue des rôles aussi divers que variés. C’est la preuve, s’il en était besoin, que c’est possible ! Rencontre.

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AMOUTATI ROUGE, Tatiana Rojo, « Amoutati dans la Dame de fer »

Tatiana Rojo : parcours d’une étoile africaine

Tatina Rojo
Tatina Rojo

Âgée à peine de 18 ans, elle débarque à Paris où elle suit le parcours classique des comédiennes débutantes en enchaînant des petits rôles. On la voit en 2002 dans « Fatou, l’espoir », de Daniel Vigne. En 2008, elle est remarquée dans le long métrage « La Rivale » d’Edouard Carrion. Un an plus tard, Tatiana Rojo décide de monter sur scène en créant le spectacle « À l’état brut », dont les sketchs sont vus plus de 60 000 fois sur YouTube.

Après un passage au festival d’Avignon (2012) et quelques représentations en France et en Afrique, l’actrice explose littéralement en 2014 avec plusieurs films et comédies qui ont fait le box-office, notamment : « Le Crocodile du Botswanga », « Les Rayures du zèbre » aux côtés de Benoît Poelvoorde, « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? »…

 

Tatiana Rojo dans « Les Rayures du zèbre » aux côtés de Benoît Poelvoorde
Tatiana Rojo dans « Les Rayures du zèbre » aux côtés de Benoît Poelvoorde

Le 7 mai 2015, Tatiana Rojo reçoit le prix de la meilleure actrice au festival du film de Montréal pour son rôle dans « Danbé », la tête haute, téléfilm diffusé sur Arte et adapté du roman autobiographique de la championne franco-malienne de boxe Aya Cissoko (coécrit avec Marie Desplechin). Cette même année-là, elle s’est produite à l’Apollo Théâtre de Paris dans « Amoutati dans la Dame de fer », un one woman show mis en scène par Éric Checco.

Dans les salles depuis le mois d’août dernier, « La Vie de château » est le dernier film dans lequel elle a joué. Nous l’avons rencontrée pour un entretien express.

 

« Amoutati dans la Dame de fer »
One woman show : « Amoutati dans la Dame de fer »

 

2014 a été pour vous l’année de la consécration : vous êtes à l’affiche de plusieurs films et le monde semble découvrir vos talents de comédienne. Pourtant, vous avez débuté la scène à l’âge de 10 ans en Côte d’ivoire. Qu’est-ce que cette reconnaissance tardive vous inspire?

   

Pour moi elle n’est tardive que par le fait que tout cela soit arrivé après le décès de ma mère, en 2012. J’aurais tant aimé qu’elle soit là pour réaliser que son combat pour élever ses enfants n’a pas été vain. Je ne peux malheureusement pas partager avec elle toutes les émotions que je vis depuis quelques années, mais je reste persuadée que de là où elle est, elle me soutient. Et avec elle, mon père également disparu et à qui je rends grâce.
Ceci étant, je ne vis pas cette reconnaissance comme un aboutissement, mais plutôt comme une étape, car c’est le fruit d’un travail assidu, d’une remise en question constante.

 

Comédienne française d’origine ivoirienne et gabonaise, quelle est aujourd’hui votre plus grande fierté ?

Ma principale fierté est de savoir que mon texte, édité chez Nathan, est étudié pour la 2ème année consécutive dans les livres de 1ère en français. J’ai réussi à faire de la Dame de Fer (ma Maman), cette vendeuse d’aubergine et de tubercule de manioc au marché d’Adjamé, un personnage académique. C’est trop FOOOORT !

 

Votre actualité c’est « La Vie de château », une comédie dramatique réalisée par Modi Barry et Cédric Ido, et qui est à l’affiche depuis le 9 août. Qu’est-ce qui vous a séduit dans le personnage de Sonia que vous interprétez ?

Sur la forme, il y a cette pointe de modernité avec la coiffure afro du personnage qui me plait. Mais, plus sérieusement, cette femme qui entreprend, qui innove et qui se bat est profondément attachante.

 

Vous aimerez aussi : Tatiana Rojo « La dame de fer est aussi une dame de cœur»

 

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L'Etrier de Paris

Océane Chiaroni, passionnée par le 7ème Art

Passionnée par le 7ème art depuis sa plus tendre enfance, la jolie Océane Chiaroni a décidé d’en faire son métier. Après un cursus riche en France, c’est à New York que la jeune comédienne française a choisi de poser ses bagages. Elève au célèbre «Susan Batson Studio», elle raconte cette méthode si particulière et évoque ses ambitions. Rencontre.

D’où vous vient cette passion pour le théâtre et le cinéma?

Pour être honnête, je ne saurais pas vraiment expliquer d’où me vient cette passion. Tout ce que je peux vous dire, c’est que depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé “jouer la comédie”, me mettre en scène… Par ailleurs, j’ai grandi dans le milieu artistique. Mes parents ont toujours été entourés d’artistes: chanteurs, acteurs, réalisateurs, sculpteurs… Ils m’ont ouvert l’esprit à cela et c’est peut-être en partie la raison pour laquelle le théâtre, le cinéma et l’art en général sont des sujets qui m’ont toujours passionné. Nous avions pour habitude, avec ma maman, d’aller chaque semaine, voir une expo, un film ou une pièce de théâtre.

Oceane C

Quand avez-vous su que là était votre voie?

Dès l’âge de 5 ans, lorsqu’on me demandait ce que je voulais faire lorsque je serai grande, je répondais : “Comédienne”. Je crois que c’est quelque chose qui a toujours été en moi, une évidence. Je ne me suis jamais imaginée faire autre chose! À l’âge de 8 ans, j’ai intégré ma première troupe de théâtre: “La Compagnie des Sales Gosses”. Je pense que ce fut une de mes meilleures expériences. L’ambiance était vraiment géniale, tout comme les professeurs. C’est avec eux que j’ai eu ma première expérience sur scène, devant un vrai public, dans un vrai théâtre! Et le jour de la représentation, lorsque j’ai foulé cette immense scène, j’ai senti monter cette adrénaline, une sensation intense qui vous fait battre le cœur tellement fort que vous avez l’impression qu’il va s’arrêter. C’est à ce moment que j’ai compris que je voulais faire ça pour le restant de mes jours. Et le plus incroyable, c’est que cette sensation ne m’a jamais quittée, même encore aujourd’hui.

Océane 2

Vos acteurs et actrices de référence?

Mes acteurs de référence sont dans le désordre: John Travolta, Louis de Funès, Jared Leto, Léonardo DiCaprio, Robert De Niro et Matthew McConaughey. Parmi les actrices, je citerais: Jean Seberg, Scarlett Johansson et Meryl Streep. Oui je sais, que des femmes fortes et de caractère, c’est pour ça que je les aime!

Quels sont les réalisateurs avec lesquels vous aimeriez travailler? Et pourquoi?

Alors mon plus grand rêve serait de tourner avec Quentin Tarantino. Je trouve ses films géniaux, il n’a pas peur de prendre des risques, j’aime cette violence que l’on retrouve dans ses films et le fait que la quasi-totalité de ses personnages soient tous connectés d’une manière ou d’une autre. Mais il y a aussi Xavier Dolan et Martin Scorsese, deux grands réalisateurs avec qui j’aimerais tourner et dont j’aime les univers. Sans oublier Olivier Marchal que j’adore à la fois en tant que personne, en tant qu’acteur, scénariste et metteur en scène. J’ai eu la chance de le voir travailler sur un tournage, il est à la fois très exigeant dans ce qu’il demande à ses acteurs, mais également extrêmement bienveillant à leur égard. J’aime les univers sombres qu’il explore et la manière dont il le fait.

Oceéane 3

Quel a été votre cursus?

Après “La Compagnie des sales gosses”, j’ai suivi des cours chez Jean Laurent Cochet alors que j’étais au lycée et après le Bac, j’ai intégré ma première école: “Acting International” où je suis allée pendant un an. J’ai ensuite passé le concours d’entrée à Florent où j’ai passé 2 ans puis je me suis présentée aux auditions des “Ateliers du Sudden” où j’ai été directement acceptée en 3ème année et qui, de loin, a été l’école que j’ai préférée car elle proposait un programme complet pour la formation de l’acteur et nous permettait de travailler avec de grands professionnels du 7e art. Pour finir, j’ai rejoint le “Susan Batson Studio” à New-York et croyez moi il n’y a pas deux écoles comme celle là!

oceane @gilles decamps

Qu’est ce qui vous a donné envie d’aller étudier à NY?

Je suis littéralement tombée amoureuse à NY de cette ville dès la première fois où j’y suis allée, j’avais alors 11 ans. Je m’y suis sentie plus à la maison qu’à Paris. Comme “l’acting”, New-York était une évidence pour moi, je savais donc que quoi qu’il arriverait, je finirai par m’y installer. Puis, en janvier 2013, ma maman a fait la connaissance de Susan Batson lors d’un diner à Paris. Elles ont discuté de choses et d’autres et forcément de moi et Susan lui a proposé de me faire venir au studio pour un mois pendant l’été. Ce que j’ai fait, une fois, puis deux et j’ai tellement aimé l’endroit et la méthode de Susan que j’ai décidé de venir suivre le “One year Student Visa Program”, à l’issue de mon cursus en France.

Que vous apporte l’enseignement au « Susan Batson Studio » que vous n’avez pas trouvé en France?

Le mot d’ordre de Susan c’est “TRUTH”. C’est ce qu’elle veut: La vérité. La vérité dans notre jeu, la vérité dans nos émotions. Et c’est tout un travail, on apprend à travailler la flexibilité de notre instrument (émotionnel) d’acteur. Et je trouve que c’est ça qui fait la différence. Dans les écoles en France, j’avais davantage l’impression que l’on nous apprenait à imiter une émotion, ce qui, à mon sens, donne un jeu un peu superficiel, alors que là, on veut que tu la vive, que tu la ressente à ta manière. C’est donc cela qui pour moi fait la grande différence entre les acteurs français et les acteurs américains.

L'Etrier de Paris

En quoi consiste la Méthode «Susan Batson»?

Au sein du studio, on peut trouver différentes classes telles que “Improvisation”, “Movement”, “Industry prep et Instry Night”, “Accent Reduction” et pour finir “DYOM” enseignée par Susan elle-même. Le “DYOM“, qui signifie  ”Develop Your Own Method”, consiste en plusieurs étapes: “private moment”, “rituals”, “phone call”, “lost and found”, “animal”, “place of defeat” et “character”. Toutes les étapes de “private moment” à “place of defeat” sont basées sur des situations de vécu personnel qui vont nous aider à trouver nos “triggers” (ndlr: éléments déclencheurs) pour différentes émotions et ainsi à développer notre instrument. Le cours a lieu une fois par semaine et chacun de nous passe les exercices étapes par étapes. Il arrive que certaines personnes butent sur certains exercices. Moi par exemple, j’ai repassé huit fois avant de réussir l’exercice de “l’animal” qui consiste à trouver l’animal qui nous correspond le plus et à l’intégrer à notre comportement humain.

Océane 4

On doit se réveiller, se laver, manger et se préparer pour aller à un endroit spécifique. Cet exercice est d’une grande aide lorsqu’on travaille un personnage, pour lui donner un certain type de comportement, réellement construire un personnage. Une fois que l’on a passé la dernière étape personnelle qui est “place of defeat”, Susan nous donne le choix entre plusieurs personnalités: chanteur, acteurs, écrivain, politicien, danseur, chorégraphe etc… Notre personnage choisi, il nous faut faire des recherches à son sujet car il est nécessaire de vraiment le ou la connaître de A à Z pour pouvoir ensuite avancer dans les étapes qui sont le “journalistic report”, le “character private moment”, le “daily activity” et le “tragic flaw”. Dès lors, on connaît assez bien le personnage pour commencer à créer des situations, une à une, pour aboutir à un “one man” ou “one woman” show. Le but étant de raconter ce qui est enfoui au plus profond de ces personnages, leur mal-être, leurs addictions, leurs peines. En résumé, retirer les paillettes pour montrer qui ils sont vraiment.

Parlez nous de votre projet autour de Jean Seberg?

J’ai donc fini tout le processus de Susan, avec qui j’ai travaillé tout du long et qui a beaucoup aimé mon approche de Jean Seberg, et a donc décidé de produire mon “one woman show”. Jean Seberg, comme vous le savez sans doute, est une actrice américaine des années 60, mais elle est très peu connue aux Etats Unis car sa carrière s’est surtout faite en France! Grâce au film “Breathless” (A bout de Souffle) dirigé par Jean Luc Godart et écrit par François Truffaut, elle est devenue l’icône de la “Nouvelle Vague” du cinéma Français. Sa vie n’était pas que strass et paillettes, elle a débuté très jeune et a eu un rôle très important au cinéma, celui de Jeanne D’Arc dans le film de Otto Preminger, avec qui elle a ensuite tournée “Bonjour Tristesse”. Les critiques ont été très durs avec elle sur ces deux premiers films et elle était très jeune et loin de sa famille. Elle était également passionnée par la politique et s’est beaucoup impliquée dans le “Black Panther Movement”.

Océane Chiaroni-©NMazéas-0094

Comme il lui arrivait de leur faire des dons, la CIA a commencé à la traquer et à chercher à lui nuire l’étiquetant de “femme blanche dangereuse“, voire même de “terroriste“. A cause de toute cette pression, elle a perdu un enfant. Elle finira par se suicider à l’âge de 40 ans, à Paris, dans sa voiture. C’est de cela que je veux parler, de l’artiste incomprise, de la femme forte qu’elle était, qui se battait pour ses idées, qui rêvait d’un monde meilleur, un monde où personne ne fait de différence, où nous sommes tous égaux. Je veux parler de la manière dont elle été abusée par la CIA, montrer la peine et la solitude qui grandissait en elle, de plus en plus, depuis qu’elle avait quitté sa famille pour son premier film.

Qu’est ce qui vous a attiré chez elle?

Tout. Sa beauté, son coté naturel, son innocence, sa force, son implication dans chaque personnage qu’elle pouvait interpréter. Elle était talentueuse mais très humble, je pense qu’elle n’arrivait pas à accepter cette idée. Je me retrouve beaucoup en elle, j’ai envie de parler d’elle, j’ai envie que les gens la connaissent, connaissent son histoire, ce qu’elle a traversé. Lorsque Susan l’a cité dans la liste des personnages à qui elle avait pensé pour moi, je ne la connaissais pas. Il m’a suffi de regarder une interview qu’elle avait donné pour tomber amoureuse d’elle et je l’ai donc choisie sans hésitation.

Comment imaginez vous l’avenir?

Océane 6

L’avenir pour le moment c’est New-York, je veux tenter ma chance. J’ai un bon feeling avec ce pays maintenant on verra, peut être que ce sera difficile mais je n’ai pas peur. Je veux me battre pour mes rêves et je ne baisserai pas les bras. Et si cela ne fonctionne pas, je reviendrai en France, sans regrets… Mais il n’y a pas de raison que cela ne marche pas!

Crédit photos: ©NMazéas – Gilles Decamps – Romain Cabon – Jean-Francois Deroubaix

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ELVIS & NIXON

Un film de Lisa Johnson… Elvis&Nixon

C’est une comédie et pourtant la rencontre improbable entre le King et le Président des Etats Unis d’Amérique a bien eu lieu!

A l’initiative de ce projet, Elvis lui-même; Il décide dans un bus, d’écrire une lettre au Président afin de le rencontrer, il a pour «objectif de servir son pays». Avec son ami d’enfance, ils vont se présenter à la Maison Blanche pour obtenir un rendez-vous avec Richard Nixon…

A partir de cette démarche, une véritable saga démarre pour établir le contact, convaincre les fonctionnaires et obtenir le fameux sésame pour une réunion avec le Maître des lieux dans le bureau ovale.

Les arguments ne manquent pas, les deux compagnons d’Elvis se démènent pour arriver au zénith de cette entreprise démesurée.

Ce qui fait le charme de ce spectacle étonnant, c’est le contraste de ces personnalités que tout semble opposer, c’est la désinvolture décorée de certitudes du chanteur, sa personnalité hors du commun, aux facettes multiples est déroutantes.

Nul doute que les fans de la star vont se régaler avec ce scénario.  Certainement aussi d’autres publics ébahis par la découverte de ce personnage fougueux, insouciant, intelligent mais aussi attendrissant.

L’interprétation d’Elvis par Michael Shannon est subtile, elle le montre de manière plus réaliste et humaine que dans d’autres films où les «sosies» sont caricaturaux. Celle du Président par Kevin Spacey, «incarné» dans ce type de rôle, reflète le profil du locataire de l’époque à la Maison Blanche.

Le coté fantasque de l’histoire avec ses situations ubuesques provoque à la fois le rire et le doute sur la réalité de cette «mission» car outre son entrevue, «Mister Elvis» veut obtenir un badge d’agent du FBI pour lutter contre les réseaux de drogue aux USA, il envisage même de s’infiltrer dans ce milieu…

Colin Hanks stars as Egil Krogh (left) and Evan Peters stars as Dwight Chapin (right) in Liza Johnson’s ELVIS & NIXON, an Amazon Studios / Bleecker Street release.
Colin Hanks dans le rôle d’Egil Krogh (à gauche) and Evan Peters celui de Dwight Chapin (à droite) dans ELVIS & NIXON de Liza Johnson.

 

 

Kevin Spacey stars as Richard Nixon in Liza Johnson’s ELVIS & NIXON, an Amazon Studios / Bleecker Street release.
Kevin Spacey est Richard Nixon.

Elvis&Nixon 1a

Réalisateur : Liza Johnson

Interprètes : Kevin Spacey, Michael Shannon, Kevin Connolly, Ashley Benson, Johnny Knoxville, Luke Wilson, Tate Donovan, Alex Pettyfer, Colin Hanks, Danny McCarthy, Dylan Penn, Evan Peters, Ritchie Montgomery, Sky Ferreira…

Production : Elevated Films & Holly Wiersma – Johnny Mac et David Hansen en association avec With Benaroya Pictures

Scénario : Joey & Hanala Sagal et Cary Elwes

Distribution : Warner Bros France

La sortie en salle:
le 20 juillet 2016
Durée 1h26
Photos : Copyright Mediapass
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Avant Toi – (Me Before You), un film de Thea Sharrock…

Pendant deux heures, le spectateur est la «proie» d’un monde extrait de sa réalité…

Pourtant, il se réveille lentement au sein d’une famille de la campagne anglaise, modeste et qui doit se démener pour exister décemment; Cependant très vite l’atmosphère s’emballe avec une émotion qui se déploie intensément.

L’actrice, Emilia Clarke est époustouflante, son charme est irrésistible, ses yeux, aux reflets mélangés de bleu, de violet, de gris illuminent chacun de ses regards, elle ne joue pas un rôle, elle le vit, elle le «téléporte» dans le cœur de tous les «esprits» présents.

L’acteur, Sam Claflin n’est pas en reste dans son interprétation d’un personnage difficile, récemment infirme, cynique, colérique, otage de sa souffrance et qui n’en peut plus de la vie.

Jeunes tous les deux, le destin les rapproche inexorablement. Louisa qui a dû quitter un précédent emploi, en manque de propositions qui lui conviennent, se résout à accepter un poste d’aide-soignante et William, beau, sportif, riche, intelligent, devenu paraplégique à la suite d’un accident, fragile, tributaire de son fauteuil roulant et confié aux mains d’une «nurse».

Elle est joyeuse, lui maussade, cette opposition semble être irrémédiable mais une alchimie improbable chemine lentement, elle se développe insidieusement dans leur espace, dans leur esprit alors le cœur a raison des obstacles et l’amour les envahit.

Dans toutes les scènes au sein du château de la famille de Traynor, dans la modeste maison des Clark, ou dans leurs voyages, sourires et émois se mélangent jusqu’aux larmes…

La sortie en salle est prévue le 22 juin 2016.

Réalisateur : Thea Sharrock, (séries: Call the Midwife – The Hollow Crown film Henry V)
Auteur du livre et Scénariste : Jojo Moyes
Interprètes : Emilia Clarke (Louisa Clark) – Sam Claflin (William Traynor) – Jenna Coleman (Katrina Clark) – Matthew Lewis (Patrick) – Charles Dance (Steven Traynor) – Vanessa Kirby (Alicia) – Janet McTeer (Camilla Traynor) – Brendan Coyle (Bernard Clark)
Production : Metro Goldwyn Mayer (MGM) – Distribution : Warner Bros France
Musique : Craig Amstrong
Notes sur ces deux acteurs exceptionnels:
  • Emilia Clarke (interprète Daenerys Targaryen dans la série «Game of Thrones», Sarah Connor dans « Terminator Genisys »). En 2015, elle est élue femme la plus sexy de l’année par le magazine «Esquire» et Dior la choisit comme nouvelle égérie.
  • Sam Claflin (interprète un rôle dans «Blanche-Neige et le Chasseur» et dans «Hunger Games La Révolte».
Photos : Copyright Mediapass

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“Move”, une explosion de bonheur…

Le cinéma est un art majeur, ce film offre plus une heure d’émotions, un rythme haletant, des images de situations inédites et un plaisir qui touche intensément chaque spectateur.

 

Il s’agit là d’une « pré-présentation » au cinéma le Lincoln à Paris, afin recueillir les sensations d’un panel de spectateurs de tous horizons et de trouver le meilleur canal de distribution en France, compte tenu de la « valeur » de cette œuvre, nul doute qu’elle attire prochainement les professionnels de qualité pour la diffuser.

Ce film raconte « la danse » à travers le monde, Fanny Jean-Noël la réalisatrice l’a parcouru pendant plus de 2 ans pour remarquer les « scènes » les plus improbables, choisir les situations inédites, partager la magie de son vagabondage au milieu de décors inattendus, repérer les danseurs capables d’incarner des danses originales propres à la culture de chacun des lieux visités.

Toutes les images sont belles, elles contribuent grâce à leur pertinence à générer le mouvement et l’enthousiasme qui captivent les spectateurs les plus imperméables à la danse pour les entrainer toujours plus loin dans ce voyage.

A la fin de la projection, tous les visages sont souriants, détendus, ils vont certainement garder longtemps en eux le charme de ce moment vécu.

17 pays visités et plus de villes encore : USA (Los Angeles – Austin), Panama, Brésil, Argentine, Tahiti, Moorea, Nouvelle Zélande, Australie : Sydney, Indonésie, Irlande, Espagne (Andalousie – Ibiza), Maroc, Géorgie, Inde, Madagascar, Japon, Tanzanie.

L’Equipe du film : Réalisation – Fanny Jean-Noël, – Partenaires – Garance Capital et Yellowcab, Sponsors – Transpacam (Image Equipment) and Tapages & Nocturnes (Sound Equipment), Musique – Piers Faccini, Monteur – Denis Parrot, Montage Mixage – Eric Lesahet (YC), Bruitage – Grégory Vincent et Vincent Mauduit (YC), Etalonneur – Thierry Vergnes (Whang ! Productions).

Dans ce premier long métrage, Fanny Jean-Noël est séduisante par l’originalité du sujet, la valeur de son « coup d’œil », son professionnalisme, sa détermination à réussir par son implication, ses qualités humaines et son talent incontestable.

Fanny est née en France dans une famille modeste à Montpellier, très jeune elle s’est trouvée attirée par le cinéma, après le bac, elle a commencé dans sa ville natale des études sur ce thème jusqu’à l’obtention de la licence puis elle s’est déplacée aux Etats Unis pour s’immerger au cœur de cet art afin de fortifier sa voie et devenir réalisatrice.

Elle a déjà réalisé plusieurs courts métrages dont « Julie et ses Jules », produit par France 2, qui a remporté 14 prix, été sélectionné dans plus de 50 festivals en France et à l’étranger.

 

Move sera présenté dans le cadre du 15ème Festival TangOsud, le 28 avril prochain à 20H au Cinéma Diagonal, 5 rue de Verdun à Montpellier, en présence de la réalisatrice.

 

 

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Seul sur Mars…

Science-fiction ou réalité qui dépasse la fiction? Avec du spectaculaire, de l’émotion, du rire, de la «rage de vivre» et des valeurs humaines comme trame de fond…

« Seul sur Mars » est un roman écrit par Andy Weir. Intéressé par le sujet, 20TH Century Fox en acquiert les droits en 2013 pour en faire un film. En 2014, la société de production choisit le «Maître» Ridley Scott pour la réalisation.
Ce film américain a requis un budget d’environ 110 millions de dollars. Il est sorti en octobre 2015, d’abord le 2 aux USA puis le 21 en France.

Ridley Scott a 77 ans au moment du tournage, c’est un des «magiciens» du cinéma, notamment d’action.

Son premier film, sorti en 1977, Les Duellistes, obtient un prix à Cannes, beaucoup d’autres succès vont suivre, dont plusieurs réalisés en collaboration avec son frère Tony (décédé en 2012).

Pour exemple : AlienBlade RunnerLegendBlack RainThelma et Louise1492 Christophe ColombGladiatorHannibalLa Chute du faucon noirLes AssociésKingdom of HeavenAmerican GangsterMensonges d’État – Robin des BoisPrometheus, etc… Il est également réalisateur de nombreuses séries télévisées.

Nous attendons prochainement, dans 15 ans environ, une mission dans l’espace avec un vaisseau habité. Le scénario nous précipite dans cette réalité bientôt accessible, avec des images fortes, un réalisme surprenant; un florilège d’évènements faisantt chavirer nos émotions à chaque instant et des situations mises en scène tour à tour angoissantes, inattendues ou drôles.

Les amateurs de ce genre de cinéma ne seront pas déçus car les images sont souvent grandioses même si le réalisateur a privilégié le réalisme aux effets spéciaux délirants.

Ainsi le public s’est élargi, de 6 à 80 ans… Et à la sortie de la salle, les mêmes expressions de plaisir se retrouvaient sur tous les visages.

Il est intéressant de noter que Matt Damon et Jessica Chastain étaient déjà présent dans le casting d’Interstellar.

Le très beau «ballet» musical d’Harry Gregson-Williams, qui nous a déjà apporté ses sensations dans plusieurs autres musiques de film, continue à nous séduire.

La plupart des critiques ont aimé ce film, la fréquentation des salles et les recettes de la première semaine témoignent, à juste titre, de la qualité du spectacle.

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Ridley Scott (réalisateur et producteur) – Drew Goddard (scénariste) avec comme principaux acteurs :

Matt Damon (Mark Watney), Jessica Chastain (Melissa Lewis), Kristen Wiig (Annie Montrose), Jeff Daniels (Teddy Sanders), Michael Peña (Rick Martinez), Sean Bean (Mitch Henderson), Kate Mara (Beth Johanssen),  Sebastian Stan (Chris Beck).

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Deux « mots » pour conclure :
  • Début octobre 2015, les scientifiques, après des analyses considérables, déclaraient que la présence d’eau sur mars était acquise.
  • Dans ce film, nous apprécions la mobilisation de l’Etat américain, avec également l’appui de la Chine, pour sauver une VIE. Des milliards de dollars sont investis dans ce projet tellement louable, car chaque vie est importante…
    Rêvons maintenant que la même énergie humaine avec les mêmes dollars, euros ou toute autre monnaie soit déployée par nous «Terriens»,  pour sauver et apporter un avenir à ceux qui en ont aussi besoin, quelques un ou deux millions de migrants, par exemple.

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Des “Turbulences” qui feront réfléchir

« Turbulences » est un film d’animation de 113 minutes en 3D-4K, écrit, produit et réalisé par Daniel KAMWA dans les studios INVENTIO, à Randburg (Afrique du Sud), sous la direction de Pierre-Paul NYOBE. Le réalisateur camerounais a bien voulu répondre à nos questions.

Quelques mots sur votre dernier film d’animation “Turbulences”?

Daniel-K

Comme de bien entendu, cette histoire imaginaire se déroule dans un pays imaginaire…Quelque part en Afrique.

Un jour le chef d’Etat de ce pays imaginaire annonce le lancement d’une politique économique révolutionnaire: un programme agricole visant à mettre au travail tous les diplômés qui chôment dans les villes, en les convainquant d’aller développer des domaines agricoles dans les campagnes. De nombreux intellectuels acceptent de s’investir dans ce programme devant être entièrement financé par le gouvernement. Lequel attribue à chacun  une plantation en concession, assortie d’une subvention à venir ultérieurement.  Certains déjà construisent leurs cases. Et en attendant les subventions, ils entreprennent diverses activités rurales. Rebecca, ancienne enseignante, cultive pour survivre ; son mari, ancien économiste, devient chasseur traditionnel. Un proche ami est désormais vigneron, l’autre démarre un petit  champ de bananes plantains.
Trois ans plus tard, les futurs exploitants agricoles attendent toujours leurs subventions. Les regrets se multiplient, et des tensions  enflent dans la région, et dans le même temps, se produisent des évènements mystérieux et troublants, nourrissant de nombreuses inquiétudes dans la communauté.
Mais toujours aucune nouvelle du gouvernement.
Un jour enfin, arrive de la capitale un “Envoyé spécial”, non pas pour annoncer le versement des subventions tant attendues,  mais pour une déclaration officielle disant que le gouvernement a signé un contrat avec un grand groupe international. Et là, la déception de nos intellectuels ne tarde pas à éclater en une grande colère que les autorités croient devoir réprimer par la  violence…

Pourquoi avoir choisi de traiter de sujets si importants et profonds sous forme de dessins animés?

 

Daniel-K

D’abord, je voulais me familiariser avec ce genre très peu pratiqué en Afrique.

Ensuite, le sujet étant profondément politique, l’animation me permettait de prendre de la distance, en y incluant  un brin de poésie, par opposition à la réalité  trop souvent dramatique.

Quand pourrons-nous voir “Turbulences” au cinéma?

 

Après l’avant-première qui se déroule ce 14 avril à 19h30 au Forum des images à Daniel-KParis, une stratégie de sortie en salles en France sera mise en place et largement annoncée.

En ce qui concerne l’Afrique au Sud du Sahara, il n’y a pratiquement plus ou peu de salles de cinéma. Hélas !


Par Claire Renée Mendy.

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La Nuit au musée

La Nuit au musée : Le Secret des Pharaons

Robin WilliamsCe n’est pas un au revoir Monsieur « Robin Williams », vous avez dessiné des sourires sur nos lèvres, souvent aussi provoqué quelques larmes dans nos yeux, toujours accompagné de plaisir au cinéma pendant 35 années pour maintenant vivre dans les films à revoir et dans notre mémoire.

Shawn Levy réalise certainement le dernier volet de sa trilogie « Nuit au Musée » avec les acteurs qui ont marqué les épisodes précédents et en intégrant quelques « petits nouveaux ».

Le sourire fait continument partie de cette aventure, les effets spéciaux modernes mêlés à des images de synthèse rayonnent et les acteurs nous transportent toujours avec bonheur dans leur monde.

Le voyage débute en 1938 au cœur de l’Egypte, dans le tombeau de « Pharaon Ahkmenrah » découvert fortuitement par un jeune garçon, ébloui par les vestiges qui se découvrent devant ses yeux mais qui croit sa dernière heure arrivée.

Malgré la mise en garde d’un « gardien du passé » qui annonce un malheur à venir, les vestiges sont enlevés et transportés pour être exposés dans un musée de New York.

A notre époque, les conséquences redoutables de cette « folie » vont nous emmenerdes Etats-Unis jusqu’à Londres et donner naissance à la malédiction annoncée.

Le sort en est jeté, la « magie sombre » a commencé son œuvre, elle recouvre de ténèbres les dernières illusions de rédemption, tout espoir est vain, chacun subira le destin qui lui est réservé.

Nos héros sont à l’article de la mort, la fin pour eux est inéluctable malgré les efforts et toutes les tentatives pour enrayer la fatalité.

Adieu, Roosevelt, Attila, Octavius, Jedediah,Merenkahre, Neandertal, Ahkmenrah, Attila, Lancelot, Dexter (le singe ingénu) ; Larry ne pourra pas vous sauver…

Dans la salle, le public présent composé d’enfants, d’adultes et de personnes âgées vibre au diapason des scènes avec le rire et l’émotion intensément partagés pour la dernière « séance » de leurs personnages aimés.

Avec plus de 500 000 entrées la première semaine cette aventure amusante prend la deuxième place du « box office » derrière une autre comédie « Papa et Maman ».

Par Jean-Marie Halper.

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