Étiquette : Hommage

Manu Dibango : la légende tire sa révérence

« Chers parents, chers amis, chers fans, Une voix s’élève au lointain… C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, des suites du covid 19. Les obsèques auront lieu dans la stricte intimité familiale, et un hommage lui sera rendu ultérieurement dès que possible », voici le post qui a fait tressaillir d’émotion la twittosphère, en ce matin du 24 mars. Le mythique saxophoniste camerounais a perdu son combat contre le COVID-19

Une légende s’effondre ! Celui que l’on surnommait affectueusement Papagroove a « construit des ponts entre les cultures », grâce à une synthèse originale des musiques africaines et occidentales.  Dans une interview accordée au magazine BlackMen, en 1999, il rappelait la singularité de son itinéraire. Arrivé en France à quinze ans pour étudier, il en profite pour apprendre la musique, le piano classique et le saxophone. De 1961 à 1965, Manu joue avec Jeff Kabasélé et son célèbre African-Jazz du Congo Kinshasa. Manu a connu les plus grandes vedettes et tous les éloges y compris celui d’avoir de son vivant une maison de la jeunesse et de la culture qui porte son nom. 

Faisant preuve d’une audace artistique hors pair, Manu Dibango a fusionné avec bonheur le Jazz, le funk et des sonorités traditionnelles africaines. De cette géniale alchimie est née la célèbre chanson Soul Makossa en 1972. Après une carrière qui s’étend sur plus de six décennies, jalonnée de succès et en collaboration avec beaucoup de musiciens, l’immortel Manu tire sa révérence à l’âge de 86 ans, emporté par le virus Covid-19. Mais il laisse à la postérité un très riche héritage culturel et musical. C’est pour cette raison que l’annonce de son décès a provoqué une cascade de réactions qui rivalisent d’émotions et de regrets. Angelique Kidjo a pleuré « un géant original de la musique africaine et un bel être humain ». Youssou Ndour quant à lui regrette le départ d’un grand-frère, qui était une fierté pour le Cameroun et pour toute l’Afrique. “C’était un guide pour nous tous”, a confié le Chanteur Yannick Noah sur BFMTV, entre autres témoignages. A cause du Coronavirus, les Obsèques seront sobres, mais la famille annonce un hommage digne de son rang ultérieurement… Chapeau l’artiste !

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Crédit : BBC News Afrique, Voix : Olivier Weber

Manu Dibango légende du-saxophone a succombé au coronavirus
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La chicissime « Mamie Africa » a tiré sa dernière révérence

Le 24 décembre 2019 est un jour triste. « Mamie Africa » s’est éteinte à Paris après avoir lutté contre la maladie. Tout ceux qui l’ont connue, garde en mémoire la force de ses idées, sa maitrise de la langue de Molière et son amour passionnel pour les arts.

Chacun de nous a une histoire, voire des histoires belles, rieuses, curieuses et singulières à raconter, avec comme épicentre la grande royale Marie-Laure. Elégante comme une digne enfant de Saint-Louis, elle l’était assurément d’esprit et d’apparence. Jusqu’au bout, cette grande dame férue de culture et de savoir a illuminé de sa présence les expositions, les soirées, les rédactions et les salons en tout genre. J’aimais sa finesse d’esprit, sa curiosité. La jeunesse de son cœur et la force de ses engagements. Comme des centaines de personnes en France, au Sénégal ou ailleurs, je lui dois énormément. Je suis reconnaissante à la vie de m’avoir permis de devenir la nièce d’une si belle personne. Ses envolées lyriques, ses témoignages d’amour, ses douceurs, son amour de la vie et … ses rires éclatants résonnent encore.

Marie-Laure femme moderne s’il en est, aimait la tradition et la spiritualité de ses ancêtres d’Afrique. Sa personnalité riche, métissée et haute en couleurs faisait d’elle un être à part, unique en son genre. Tata Marie-Laure, tu étais notre mère à tous. Merci, merci, merci. Non seulement pour tout ce que tu as fait, mais aussi pour tout ce que tu étais. Que le tout puissant t’accueille pour la vie éternelle.

« Grande Dame franco–sénégalaise de la Culture et de l’Art, Mécène d’Art, collectionneur, Ambassadrice discrète, Chevalier des Arts et des Lettres, élevée dans l’Univers du grand poète et philosophe Monsieur Léopold Sedhar Senghor (Président du Sénégal et membre de l’Académie Française), Son grand-oncle.

Très affectueusement nommée le « griot de l’Art contemporain » Marie-Laure CROIZIERS de LACVIVIER marque par son esprit rapide et passionné, poétique et singulier ; personne ne reste insensible à son charme, presque chamanique …

Marie-Laure CROIZIERS de LACVIVIER a beaucoup contribué et contribue encore à promouvoir, soutenir, le monde de l’Art de Paris à Dakar et dans le Monde.
Tous les amis du Monde de l’Art, l’écoutent, la respectent dans sa philosophie complète et poétique.

Après une longue carrière à L’UNESCO de 28 ans, où elle a défendu et mis en œuvre non seulement l’Art africain, mais aussi l’extension de la culture africaine dans la francophonie, sans doute en regard de son mentor Léopold et de la vision économico-humaniste de Michel Rocard ; Marie-Laure avec son charisme y a conquis de nombreux ambassadeurs. Marie-Laure est un personnage incontournable de cette noble institution, elle est écoutée et respectée dans son combat, tant elle y met de l’énergie, les générations futures lui devront beaucoup.

Marie-Laure crée une association « FENETRE SUR … » (Loi 1901). Tout un symbole qui représente la célèbre porte de l’Ile de Gorée par laquelle les esclaves quittaient le continent et au travers de cette porte, l’Afrique a participé culturellement à ce Monde qui se transforme inexorablement.

La Fondation FENETRE SUR est dédiée à son fils, Jean Christophe HUBERT et à tous les enfants du monde handicapés ou non.

Elle met en œuvre la sortie d’une collection par le biais d’expositions itinérantes et par l’élaboration d’un livre – objet de référence de la collection – pour inciter à collectionner et favoriser des échanges et des débouchés potentiels pour les artistes.

Marie-Laure effectue l’ouverture d’un lieu devenant Maison des Artistes, agora où se retrouve le monde de l’Art.

Marie-Laure a également créé une banque d’Art : Avec la possibilité du Prêt des œuvres de la collection et l’achats d’œuvres nouvelles.

Mécène dans l’âme, elle organise des conférences et des expositions afin de consolider l’Art africain et mettre en lumière de nouveaux talents.

Pour votre longue carrière au sein de l’UNESCO, dont nous sommes reconnus comme ONG, votre sacerdoce à l’Art et la Culture d’un continent que l’on considérait comme sous-développé, la Ligue Universelle du Bien Public est honorée de vous remettre sa médaille d’OR*. » Source : Ligue Universelle du Bien Public, septembre 2018.

*Elle est également Chevalier des Arts et des lettres (arrêté du 17 juillet 2015)

 

Marie Laure Croisiers de Lacvivier dessinée par Marc Faivre

À ses côtés sur son canapé ou face à elle sur un pouf wax-décoré, il fallait savoir tenir cap dans l’échange, le partage…

Tenir cap de l’Intelligence, de l’Elégance, des réflexions métissées, de la géo-politique, de la “géo-artistique”…

L’Etendard des Arts affirmera toujours sa fluidité robuste face aux vents-mauvais, sa lucidité maîtrisée avec ceux tourbillonnants et si gais…

Merci Marie-Laure Croiziers, nous prenons les leçons et tentons le relais…

Marc Faivre.

 

 

 

Les obsèques de Marie-Laure Croiziers de Lacvivier auront lieu ce vendredi 3 janvier 2020 à 10h30, à l’église Notre-Dame de la Salette

Adresse : 33, rue de Cronstadt – 75015 Paris ou bien 27, rue de Dantzig 75015 Paris (il y a 2 entrées)
Métro : Convention, ligne 12
Bus : – 62, arrêt Place Charles Valins
– 95 arrêt Brancion Vouillé
et
– 89 arrêt Brancion Vouillé.
– Tram : T3A, arrêt Georges Brassens.
Un moment de recueillement collectif autour d’un verre de l’amitié est prévu après la messe.
L’accueil au crématorium du Père Lachaise est à 13h et sera réservé à la famille.
Adresse : 71, rue des Rondeaux – 75020 Paris

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« Divinise ta beauté »

Elle était drôle et intelligente. Celle qui a su par son expertise et ses nombreuses recherches remettre au gout du jour « la cosmétique naturelle » et les techniques africaines ancestrales n’est plus. Malheureusement.

Gillette Leuwat a tiré sa dernière révérence. Elle est partie sans bruit, le 7 novembre au matin. Elle se sera battu, contre la maladie, jusqu’au bout. Comme une guerrière africaine. Gardant son beau sourire, ses grands projets et son moral d’acier. Elle nous laisse la force de ses témoignages, sa passion pour le cheveu négroïde et une gamme de produits riches et efficaces qui portent son nom.

Ma chère Gillette, ma douleur est si profonde car nous avons tant partagé pendant tellement d’années. Tes conseils, tes séminaires et colloques sur la beauté noire et le cheveu naturel résonneront toujours dans nos mémoires et nos cœurs. Tes nombreux clients, qui étaient devenus des amis et même ta famille, chérirons pour toujours ton slogan : « divinise ta beauté ». Alors que nos larmes coulent de douleur, tu es sûrement plus belle et sereine que jamais. Tout près des anges qui doivent admirer ta beauté divine. Joyeuse Éternité à toi !

Lien Leetchi pour l’organisation de ses obsèques :
https://www.leetchi.com/fr/c/lPEWPR8w

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Sonia Rykiel au firmament!

Sonia Rykiel, chorégraphe d’une mode inédite, s’est éteinte le 25 août dernier, mais elle brille toujours aux yeux des femmes et des hommes qui savent regarder…

Faut-il chercher dans ses origines, une mère polonaise, un père roumain, sa naissance à Paris, l’alchimie qui lui permet d’inventer un autre style pour les femmes ou bien dans son regard qui sait observer et imaginer de nouveaux atouts pour plaire ?

Elle «occupe» ses 86 années avec des activités variées.

  • Sa couture originale avec des pullovers inédits connus sur toute la planète, des vêtements avec des couleurs à contre-sens, un choix de tissus improbables autant que leur confection particulière mais dans tous les cas adaptés aux actes de la vie.
  • Elle écrit aussi plusieurs livres à succès*.
  • Elle est actrice dans 3 films, décoratrice d’intérieure, créatrice d’une ligne de parfums et même de costumes de théâtre, capitaine d’entreprise, consultante, militante pour les bonnes causes…

C’est une séductrice qui sait plaire aux hommes. Belle en toute circonstance, elle a du caractère, son charme emporte toutes les attentions, c’est aussi une «bonne vivante» qui a su goûter tous les plaisirs: la bonne table, le bon vin, les voyages, les arts et exister pour elle comme pour les autres.

Elle a su impliquer sa fille dans son action, comme mannequin, puis dans la gestion de cet «univers merveilleux» qu’elle a imaginé, créé et réussi.

Pendant plusieurs années, elle combat la maladie qui l’attaque violemment et elle trouve sans cesse la force de gagner chaque bataille avec son courage.

Les mondes de l’entreprise et de la culture savent la «reconnaître» pour ses nombreuses réussites. Ainsi elle reçoit, à travers le monde, différentes distinctions** qui la classe comme une «femme d’exception», tel le “Fashion Award“.

Alors merci, Madame Sonia Rykiel pour votre œuvre qui reste vivante pour tant de passionnés de mode, dans tous les pays. Vous êtes un modèle à suivre et une référence à admirer.

Retrouvez les créations Sonia Rykiel sur son site Internet: http://www.soniarykiel.com/fr_ue/

Sonia Rykiel
Sonia Rykiel

Sonia Rykiel a écrit plusieurs livres*:

Et je la voudrais nue – Célébration, 20 ans de mode – La collection – Tatiana Acacia, Collection terminée-Collection interminable – Les lèvres Rouges – Paris sur les pas de Sonia Rykiel – L’envers à l’endroit, correspondance entre Sonia Rykiel et Régine Deforges – Casanova était une femme – Exhibition – Créations – N’oubliez pas que je joue coécrit avec Judith Perrignon

Ses nombreuses distinctions**:

Commandeur de l’Ordre National du Mérite – Commandeur de l’Ordre National de la Légion d’Honneur – Grand Officier de l’Ordre National du Mérite – Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres – la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris – Prix d’honneur du Festival de Nohant

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Him and Mrs Jones…

Billy Paul vient de nous quitter mais sa musique, ses chansons et sa voix pétillent encore à nos oreilles…

A l’âge de 12 ans c’est le jazz son crédo, le gospel, le rnb et la soul aussi. Plus tard dans les année 70, il évolue pour chanter de la « variété » avec notamment un succès international: « Me And Mrs Jones », en 1972. La chanson, qui raconte une liaison avec une femme mariée, le hisse pendant trois semaines en tête du hit parade et lui vaut un Grammy Awards.

De son vrai nom Paul Williams, Billy Paul est né à Philadelphie le 1er décembre 1934. Tout au long de sa longue carrière, il va garder et élargir un public varié aussi bien dans ses spectacles qu’avec ses disques.

Billy va participer également à des concerts avec d’autres musiciens ou chanteurs célèbres. Il collabore, en 2011, à la réalisation d’un album avec la chanteuse française Chimène Badi. Sa voix inoubliable et son entrain feront toujours danser « sa foule » conquise. Il nous a quitté à l’âge de 81 ans, nous laissant de belles mélodies et sa voix sans pareil. Merci Billy Paul!

Voici certains de ses principaux titres :

Ebony Woman – Going East -Degrees – Feelin’ Good at the Cadillac Club -War of the Gods – Got My Head on Straight -When Love Is New – Let ‘Em In -Only the Strong Survive -First Class – Lately – Wide Open…

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“Le rossignol” s’en est allé…

Le roi de la Rumba congolaise, le pape de la “Sape”, Papa Wemba dit “le rossignol” ne chantera plus.  Âgé de 66 ans, la star congolaise a rendu l’âme peu après s’être évanoui sur la scène du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (Femua), à Abidjan. Il était environ 5 heures du matin. Papa Wemba laisse derrière lui une œuvre dense d’une cinquantaine d’albums, au terme d’une carrière musicale débutée en 1969 avec l’orchestre des Zaiko Langa Langa. L’annonce de son décès a plongé dans le désarroi et la stupeur ses nombreux fans, en Afrique, mais aussi à travers le monde.

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, de son nom à l’état civil, est décédé à Abidjan, dimanche 24 avril. 

Quelques heures avant, en plein concert, il a été victime d’un malaise sur scène, alors qu’il allait entamer sa quatrième chanson. 

Évacué d’urgence dans un hôpital de la capitale économique ivoirienne, il n’a malheureusement pas survécu. 

Jules “Presley” Papa Wemba, alias Nkuru Yaka, le chef du village Molokaï, laissera à la postérité, non seulement l’image d’un musicien hors pair, d’un comédien talentueux, mais aussi et surtout celle d’un être pluriel qui a su transcender les générations. Dans le privé, c’était un homme d’une extrême gentillesse et d’une grande sensibilité. Chapeau, l’artiste!

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Prince… For Ever!

Aucun disque, aucun spectacle, aucune chanson ne peut disparaitre tant qu’une âme porte dans l’espace ton rayonnement.

Sur le beau visage doré d’une «fan», les larmes de l’émotion s’éclairent d’une passion sans limite, elles promènent la grâce de sa musique qui résonne en elle avec magie et bouleverse chaque secret de son corps.

Sans doute, le regard encore perdu vers un horizon lointain, des images du chanteur apparaissent, dans sa loge pour un dernier maquillage, elle le voit sur scène insouciant de ses prouesses, elle admire sa prestance passionnée, elle frissonne du concert de ses notes vagabondes qui s’échappent dans la salle, elle communie avec un public acquis à sa cause qui ne cessera de l’aimer.

En marchant dans la rue, assise dans sa voiture, étendue au calme dans son cocon, les mélodies issues de ses disques ou de ses rêves fusionnent dans ses pensées et dans son cœur.

Chaque seconde est vivante, aimer c’est partager, alors les sensations qui l’accaparent sont indélébiles, elles fleurissent son inconscient en le décorant avec ferveur d’un bonheur qui ne s’éteint jamais.

Prince, passionné de la vie «extrême», expérimente toutes les options qui peuvent nourrir son hyper activité et déchainer sa sensibilité, il est aussi danseur, acteur, auteur, compositeur, plus encore…

Quelques succès parmi d’autres pour éclairer les nouveaux «fans»:

Purple Rain – When doves cry – Kiss – I wanna be your lover – Let’s go crazy – Cream – Sign o’ the Times…

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L’hommage de Billy Obam à Serge Gainsbourg

Billy Obam. Un nom qui vous dit sûrement quelque chose. Jeune,  beau, danseur énergique et surtout chanteur talentueux, il a  accompagné Serge Gainsbourg, durant les deux dernières années de sa vie. “You are under arrest”: c’était lui et Serge Gainsbourg.
Au fil du temps, une certaine affection s’est nouée entre les deux artistes. Le chanteur poète et provocateur s’est éteint le 2 mars 1991. Il y a tout juste 25 ans. Le temps passe, mais l’empreinte de Serge est restée. Intacte. Billy Obam et ses amis ont choisi de célébrer, le 31 mars dernier, la naissance de Gainsbourg avec un superbe “Happy Birthday Gainsbar”. Comme pour remercier la vie de nous avoir donné, pour un temps, un artiste si attachant et atypique. Une soirée hommage mémorable, entre l’univers de Gainsbourg et celui d’Obam. L’occasion de redécouvrir la voix groovy chaude et claire d’un Billy Obam à la fois ému et très en forme. Rencontre.

Jeudi 31 mars, au Viaduc Café, vous avez choisi d'honorer la mémoire de Serge Gainsbourg en célébrant le jour de sa naissance, plutôt qu'en commémorant la date de sa disparition. Pourquoi ce choix?

Je préfère fêter un anniversaire de naissance car c’est plein de joie alors que la mort, c’est beaucoup de tristesse. Pour moi, Gainsbourg, même s’il n’est plus là physiquement, est encore vivant de par tout son parcours et sa discographie. Il est pour toujours avec nous.

Comment l'avez-vous rencontré?

Grâce à ma rencontre avec Philippe Lerichomme, qui était le producteur de Gainsbourg. Il recherchait un choriste-danseur pour l’accompagner sur le titre “You’re under arrest“, son dernier album studio. Ma première rencontre avec Serge lui-même s’était faite à la rue de Verneuil. Il était d’une gentillesse exemplaire. Un moment inoubliable pour moi ! Ensuite, Gainsbourg s’est pris d’affection pour moi.

Quels sont les meilleurs souvenirs que vous gardez de lui?

Après une émission de télé à Liège (Belgique), il est venu jusqu’à Bruxelles pour voir ma mère, dîner avec elle et également la convaincre de me laisser faire ce métier.

A la fin de l’une de mes premières prestations en Belgique, Gainsbourg avait demandé que je signe des autographes, alors que personne ne me connaissait. Il disait souvent : “Si vous vous voulez que je signe des autographes, il faudra faire aussi signer Billy car “You’re under arrest”, c’est lui et moi“.

Après sa mort, quelle direction a pris votre carrière alors que vous veniez de passer 2 ans à ses côtés?

J’ai continué à faire mon métier de chanteur. Grâce à Gainsbourg, j’ai pu signer mon premier disque chez Vogue.

Vous allez bientôt sortir un album, quelle en sera la tonalité musicale?

Mon prochain album sera en anglais. Il me ramène à mes racines musicales qui sont la soul, le jazz, le funk…

Dans cet album, quelques surprises vous attendent.

Le mot de la fin?

Je tenais à remercier tous les artistes qui ont été présents le 31 mars à cette soirée en hommage à Gainsbourg : Thomas Voiment, Man Fhemann, Arno Lipo, Constance Meyer, Laurent Dimitri, Thierry Cojan.

Merci au Viaduc Café ainsi qu’à son directeur artistique, Wilson Balda qui a animé la soirée.

Un grand merci également à tous les partenaires : Femmes au pluriel, Entrevue Magazine, Paris Nuit, AirShow, le Zedrick Show.

Souvenirs...
Gainsbourg, Billy et sa mère en Belgique

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Piaf la voix d’une Étoile

La folle histoire d’amour entre Edith Piaf et Marcel Cerdan est le point de départ de ce théâtre musical bien construit qui explore la vie professionnelle et intime de Piaf. “Piaf la voix d’une Etoile” se joue jusqu’au 27 mars 2016, tous les dimanches, à 17h à la Comédie Odéon, à Lyon.

“A partir de notre époque, mais pas dans n’importe quel lieu, dans les lieux mêmes où s’est construite cette histoire d’amour, New York, l’Hôtel Astoria et surtout le cabaret Le Versailles où Piaf chantait lorsque Marcel Cerdan lui parla pour la première fois”, précise l’auteur Bruno Fougniès. Il poursuit : “Au premier plan, une structure chronologique qui suit le déroulement de l’histoire d’amour entre Piaf et Cerdan de la première rencontre au championnat du monde jusqu’à la disparition du boxeur. Mais sur un deuxième plan, construire le récit en tirant le fil de la mémoire et des confidences, un fil qui se moque bien de la chronologie, mais qui, de façon naturelle, entre deux êtres qui se découvrent, va de plus en plus profondément dans l’intime”.

“Avec ce spectacle, nous allons tenter de nous approcher plus près du caractère singulier qui a permis à cette petite chanteuse des rues de gravir tous les échelons qui vont la mener à la gloire.

Ce n’est pas en premier lieu sa carrière époustouflante qui m’intéresse dans ce spectacle, mais la personnalité de cette femme hors du commun, l’intime. Retracer son parcours comme si nous étions dans la mémoire même de Piaf, comme si elle-même se souvenait des rencontres marquantes de son existence”, souligne Rubia Matignon, metteur en scène.

Joliment interprété par Fabienne Grange et Stéphane Saura, ce spectacle musical est pétillant et joyeux. Les larmes et les peines de l’artiste s’entendent davantage dans les chansons, magnifiques, qui ne laissent pas indifférents. Sublime hommage!

PIAF    WEB-Affiche-PIAF-2015-VIERGE

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Hommage Assia Djebar

Hommage à Assia Djebar

L’historienne et écrivaine algérienne Assia Djebar, membre de l’Académie française, est décédée le 6 février, à 78 ans, dans un hôpital parisien. Elle comptait parmi les figures majeures de la littérature maghrébine d’expression française, auteur prolifique-traduite dans une vingtaine de langues- qui prônait l’émancipation des musulmanes et le dialogue des cultures.
Née le 30 juin 1936 à Cherchell, Assia Djebar, de son vrai nom Fatima Zohra Imalyène, est la première femme musulmane admise à l’Ecole normale supérieure de Paris, en 1955,  après une khâgne au lycée Fénelon (Paris). Elle est aussi la première femme du Maghreb élue à l’Académie française,  le 16 juin 2005, au fauteuil de Georges Vedel (5e fauteuil).
Elle commence sa carrière littéraire en 1957 avec «La Soif». Pour ne pas choquer sa famille, la jeune algérienne militante adopte un nom de plume, Assia Djebar.  Assia, signifie la consolation et Djebar, l’intransigeance. Le ton est donné.
Elle poursuit ses écrits, riche d’une vingtaine de romans traduits en autant de langues, sur le sort réservé aux femmes et aux intellectuels dans l’Algérie des années 1990.  « J’écris, comme tant d’autres femmes écrivains algériennes avec un sentiment d’urgence, contre la régression et la misogynie. » soulignera-t-elle à plusieurs reprises.

Dans un communiqué, François Hollande a rendu hommage à la romancière algérienne  «Le président de la République a appris le décès de l’académicienne Assia Djebar, grande intellectuelle algérienne, écrivain, historienne, cinéaste et universitaire de langue française». Le président «rend hommage à cette femme de conviction, aux identités multiples et fertiles qui nourrissaient son oeuvre, entre l’Algérie et la France, entre le berbère, l’arabe et le français», conclut l’Elysée.

crédit photo : Martine Archambault/Le Figaro

Par FP.

Œuvres

1957 La Soif (Julliard)

1958 Les Impatients (Julliard)

1962 Les Enfants du Nouveau monde (Julliard)

1967 Les Alouettes naïves (Julliard)

1980 Femmes d’Alger dans leur appartement (Éditions des femmes)

1985 L’Amour, la Fantasia

1987 Ombre sultane

1991 Loin de Médine (Albin Michel)

1995 Vaste est la prison (Albin Michel)

1996 Le Blanc de l’Algérie (Albin Michel)

1997 Les Nuits de Strasbourg (Actes Sud)

1997 Oran, langue morte (Actes Sud)

1999 Ces voix qui m’assiègent (Albin Michel)

2002 La Femme sans sépulture (Albin Michel)

2003 La Disparition de la langue française (Albin Michel)

2007 Nulle part dans la maison de mon père (Fayard)

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