Mike Sylla : bilan et nouveaux défis !

Cela fait 25 ans que Mike Sylla, designer sénégalais nous émerveille avec ses créations, véritables œuvres d’art à porter. Alors que ce passionné pluridisciplinaire s’attèle à l’organisation de son premier « Free Market Paris », prévu les 5 et 6 juillet 2018, il a bien voulu marquer une pause. Le temps de répondre aux 3 questions de FP. L’occasion pour la rédaction de rendre hommage à son génie créateur et à 25 ans de mode et de création avant-gardistes.

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Mike Sylla, une parfaite alchimie entre le Sénégal et l’Occident

Ce créateur styliste ingénieux, visionnaire génial et «accoucheur» de tendances peut se targuer d'avoir porter loin, très loin l'idée et la valorisation de «l'Art porté».

Mike Sylla

En 2017, Mike Sylla fêtera ses 25 ans de création. 25 ans d’une inspiration picturale, fraîche, fruitée, géométrique, rétro, symbolique et diablement sexy !

Ce créateur styliste ingénieux, visionnaire génial et «accoucheur»  de tendances peut se targuer d’avoir porter loin, très loin l’idée et la valorisation de «l’Art porté».

Revisitant des matières nobles comme le cuir ou le daim et leur insufflant une «nouvelle vie haute en couleurs», il développe ainsi depuis la fin des prolixes années 80 un style innovant et initie une atmosphère toute particulière à son travail, une essence «Street-Afro-Pop-Art» prolifique et vivante qui lui est bien propre.

De toutes ces oeuvres d’art uniques dont il est le forgeur, on retiendra, par exemple, le fameux «manteau Baifall Dream» qui a fait sa renommée ainsi que ses splendides robes griffées «Mike Sylla Couture».

Il signe ses premières œuvres «Baïfall Dream» en 1992 et fédère, sur la même lancée un collectif d’artistes «Baïfall Dream & The Human Tribe» autour de la marque réalisée en atelier. En 2001, il lance sa société Baïfall Dream, en plus d’être designer pour de nombreux couturiers.

Outre son talent de styliste, cet infatiguable précurseur sait mettre à profit ses dons d’artiste/concepteur, son sens inné du symbolisme et sa très grande créativité.

Tendanceur, il apporte sa contribution en tant que costumier auprès de chorégraphes du monde du spectacle. De nombreuses personnalités s’approprient ses créations et sont fidèles à son Art.

Compositeur, il réalise de multiples sonorités pour des professionnels de la production musicale et de la Haute Couture. Il joue d’ailleurs lui-même de la koralyre (guitare-cithare-kora-lyre), un instrument de musique unique. C’est à cette occasion qu’il sera nommé «designer au cœur de la poésie» pour le Label de la Slamophonie avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (lancement officialisé, lors de la soirée «Slamophonie Spéciale Haiti» pour la célébration des 40 ans de la Francophonie).

Concepteur de spectacles, il monte plusieurs spectacles pluridisciplinaires liés aux Arts tels que l’Opéra Baïfall, Baïfall Dream & The Human Tribe, l’Afro Fashion Show by Mike Sylla, Le Slam Opéra, La Slamoperette et La Slamophonie pour l’Oralité, entre autres. 

C’est l’occasion pour lui, de démontrer que l’Art est multiple et mouvant. Grâce à une mise en scène étudiée, peinture, image, mode, musique et danse crée un véritable tableau vivant avec quarante artistes de cultures diverses participants, une vraie rencontre au sommet.

En mars 2013 à la Miami International Fashion Week, il reçoit le prix «Designers Choice Award». Il devient ainsi le premier Africain à inscrire son nom dans le palmarès de cet évènement annuel.

En mars 2014 à Accra, il est récompensé pour son talent et pour l’ensemble de son travail artistique dans le monde pour l’Afrique et sa diaspora.

Il présente au Ghana l’Afro Fashion show by Mike Sylla «Tribute to Mandela».

Et en juillet 2015, invité star à «IBE’s Fashion Here & Now Fashion Show» lors de la 45ème Edition de la Célébration d’Indiana Black Expo, il reçoit les trophées «International Excellence Award» en tant que « meilleur designer » et pour « son travail artistique » effectué au sein de la diaspora africaine et afro dans le monde.

Mike Sylla rendra également un bel hommage au célèbre artiste Michael Jackson en lui dédiant la création de pièces collectors, inspirées de son oeuvre. Il apporte aussi sa signature pour ses 20 ans de création lors d’un défilé Haute-Couture sur le thème «Afrosapiens» au Théâtre de Verdure du Musée du Quai Branly, à la Maison de l’Unesco à l’occasion du 10è anniversaire sur la «Diversité Culturelle pour la Communauté Internationale» devant quarante chefs d’Etats, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris à l’occasion de l’exposition «Diasporas & Indépendances Africaines».

Mike Sylla est aussi généreux dans l’approche de sa création qu’à l’égard de du Sénégal (dont il est originaire), de l’Afrique en général et de sa diaspora et il a pris nombre d’initiatives visant à promouvoir la richesse, la diversité et la prodigualité de ces cultures.

Il a ainsi créé différents concepts qui favorisent la promotion de talents d’exception de l’Afrique, des Caraïbes et de sa diaspora tels que les évènements Afro Free Market Paris qui rassemble les créateurs et les artisans, Afro Expo Paris qui valorise l’Art et la créativité et Afro Fashion Week Paris qui permet aux stylistes et aux maisons de couture afro-caribéennes de présenter les dernières tendances de la mode sur le marché de la mode internationale.

En un mot comme en cent, Mike Sylla et Baïfall Dream promettent de nous en mettre encore plein la vue pour les prochaines 25 années et pour paraphraser le Maestro «Baïfall Dream est la mode portée qui porte la World Culture Couture». 

Et qui pare la femme contemporaine élégante d’atours hautement glamour !

En un mot comme en cent, Mike Sylla et Baïfall Dream promettent de nous en mettre encore plein la vue pour les prochaines 25 années et pour paraphraser le Maestro «Baïfall Dream est la mode portée qui porte la World Culture Couture».

Visitez le site de Mike sylla ici
Crédit photos: Stéphane Tourné
Porteriez-vous une création de Baïfall Dream? Dîtes-nous ce que vous préférez dans le travail de ce styliste, dans les commentaires en bas? 

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Adolé Nadia Akuetey : sa vision de la mode

Présentatrice vedette togolaise, la très séduisante Adolé Nadia Akuétey tient les rênes, depuis 7 ans, de l’émission mode de référence dans son pays, New Afric Design. Interview.

Comment vous est venue l’idée de proposer une émission de mode à la télé togolaise?

C’est en regardant une ancienne émission télé, présentée par l’Ivoirienne Isabelle Anoh. Je me suis alors dit qu’il serait intéressant de mettre la mode togolaise en avant, d’autant que j’avais la légitimité pour cela: J’ai été mannequin, monitrice et directrice d’agence, et je “coachais” bon nombre de mannequins. Le milieu m’était donc familier. J’ai rencontré le responsable de la chaine LCF (ndlr: La chaine du futur) qui a adhéré au concept, même si je n’étais pas journaliste de formation. L’émission est passée pendant 4 ans à LCF, et depuis 3 ans elle passe sur la télévision nationale togolaise TVT.

Quel est le concept et le format de votre émission?

C’est une émission de 26 minutes qui met en vitrine les créateurs d’inspiration africaine et caribéenne. Le concept est de valoriser le travail qui se fait en Afrique. La mode africaine est en pleine expansion, les stylistes se forment, il y a une grande avancée. Depuis que l’émission existe, elle a fait beaucoup de chemin. Elle a, avant tout, misé sur les stylistes en leur apportant de la visibilité. Ainsi, la mode togolaise et africaine est vue de par le monde.

Pour ceux qui ne connaissent pas bien la mode togolaise, si vous deviez citer des créateurs togolais, lesquels citeriez-vous ?

Je commencerais par Bamondi, qui nous a quittés, il y a un an. Elle était la doyenne et c’est elle qui organisait la Biennale de la Mode Togolaise. Après elle, il y a Ayanik (ndlr: directrice et fondatrice de l’école EAMOD). Elle aussi a créé un évènement mode: Alokpa. Il y a également Chris de Mens, Desmod Design, Style César, Hughes, Credaniah

Vous qui côtoyez les créateurs togolais depuis plus de 7 ans, est-ce qu’on peut définir une mode togolaise contemporaine aujourd’hui ?

Cela va être très difficile. Il n y a pas de mode togolaise à proprement parler qui véhicule la culture togolaise, à l’instar de pays comme le Ghana ou la Côte d’Ivoire.

A quoi cela est-il dû ?

Je ne sais pas. Je me pose et leur pose souvent la question. Il y a un peu de tout au Togo. Je ne dirai pas qu’on copie mais on aime ce qui vient de l’étranger. Je me bats  depuis 7 ans  pour qu’il y ait une spécificité togolaise liée à notre façon de nous habiller et à notre culture. Pour la petite histoire, il parait que le premier défilé qui s’est déroulé en Afrique, c’était à Lomé. Je pense qu’on nous colle trop souvent l’étiquette de nana benz, parce que le Togo a longtemps été la plaque tournante du commerce du pagne en Afrique.

En fait, au Togo, on s’est plus focalisé sur les matières premières que sur les créateurs contemporains…

En effet! Aujourd’hui encore, le fait que l’on ait vendu des pagnes dans la sous-région pendant des décennies, nous colle à la peau.

Vous qui êtes une amoureuse et une spécialiste de mode, quel regard portez-vous sur la mode internationale?

La mode internationale va très vite. A l’occasion des JTEX 2016, on a parlé de mode, de développement et technologies nouvelles, je pense qu’on est en plein dedans. Si un créateur dévoile sa collection lors d’un défilé, à la minute près, c’est lancé sur les réseaux sociaux et c’est tout le monde qui la voit. En Afrique, on fait du tradi-moderne c’est-à-dire que l’on adapte les styles extérieurs aux modèles purement africains.

Comment est-ce que vous pensez que la mode africaine va évoluer dans 10 ou 20 ans ?

Je pense qu’il y a une certaine émergence de l’Africanité. Même les Africains qui vivent en Europe, spécialement les femmes, veulent revendiquer leur africanité. Dans 10 ans, le phénomène va s’amplifier.   

En gros, on arrivera à garder notre ethnicité ?

C’est ça! Dans tout ce que je porte, que ce soit en Afrique, en Amérique, je revendique mon africanité. Je porte toujours une touche qui rappelle que je suis Africaine. Je pense que tout le monde ira dans ce sens, au cours des 10 ou 20 ans à venir.

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3 questions à… Mireille Barclais

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Remporter, en 1995, le concours Palme Espoir de la Mode, organisé par le Printemps Haussmann à Paris, dans la catégorie “jeunes créateurs”, aura été décisif dans le parcours de la Martiniquaise, Mireille Barclais. Mais ce sont surtout des rencontres artistiques et humaines, notamment avec Ungaro ou Scherrer qui la décideront à créer sa propre marque. C’est en 2005 que naît sa boutique en ligne. Elle habille femmes et enfants et excelle également dans l’accessoire en tout genre. Le mélange de matières: rabanne, toile de jute associées à de la soie et du satin sont désormais sa signature. Pour une mode «féminine et chic», tout en légéreté.



Quelques mots sur votre dernière collection qui met le blanc et le noir à l'honneur…

Lorsque j’ai été contactée l’année dernière, par Imane Ayissi pour participer au calendrier Black & White afin d’aider à lutter contre l’illettrisme des migrants en France, j’étais loin d’imaginer l’impact positif que cet engagement aurait sur mes créations. En effet j’ai voulu transmettre un peu de cette démarche à mes clientes qui se sentent concernées par ce fait qui est on ne peut plus d’actualité. C’est donc une collection qui voyage…

Un de mes modèles couture,  porté par une personnalité, illustrera une des pages du prochain calendrier 2016.

Quelle place occupent les accessoires chez Mireille Barclais?

Accessoiriser un modèle est pour moi primordial lorsque je crée une collection de prêt-à-porter. Des formes s’imposent à moi tout naturellement et je m’imagine la femme s’appropriant cet article de mode aussi naturellement, comme faisant partie d’elle même.

Votre définition du chic à la française?

Je dirais que c’est avoir une certaine élégance naturelle qui fait fi de tout diktat ou code vestimentaire. C’est se sentir libre, en tout temps, de porter ce que l’on souhaite.

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Découvrez ses dernières créations sur: www.mireillebarclais.fr

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Un mannequin nommé Khoudia

Un mannequin nommé Khoudia

Mannequin et chroniqueuse pour Tantine Matin (Télésud), la séduisante Khoudia Mbaye est installée à Paris depuis 2006. Elle a bien voulu répondre aux 3 questions de Femmes au Pluriel.

Comment avez-vous commencé le mannequinat ?

profil KhoudiaTout a commencé par une élection de miss au lycée Lamine Gueye à Dakar, alors que j’étais en classe de seconde. Je n’étais que la 1ère dauphine, mais cela a fait naître en moi un intérêt pour la mode. J’ai d’abord tenu à finir mes études qui étaient prioritaires. Trois ans plus tard, je me suis lancée. Ma passion, ma détermination pour le mannequinat m’ont permis d’en faire un métier, dès 2005.

Quel regard portez-vous sur la mode d’aujourd’hui ?

profil Khoudia

J’ai un regard positif et lucide :la mode est un domaine riche, ingrat et reconnaissant à la fois!

Les mannequins de ma génération ont la chance d’être arrivés à une époque où la mode s’est démocratisée à travers ses innombrables adeptes et acteurs actifs: créateurs, photographes, maquilleurs, coiffeurs, magazines…

Cela nous permet de bien travailler en toute dignité, mais aussi de nous épanouir à travers notre passion, tout en ayant d’autres ouvertures.

J’aimerais rendre hommage aux  créateurs avec qui j’ai travaillé ou collaboré. Leurs savoir-faire, leur créativité, leur courage, leur permet de révolutionner et d’améliorer davantage l’industrie de la beauté.

Quels sont vos créateurs favoris ?

profil Khoudia

C’est une question très difficile pour moi, car j’aime la grande majorité d’entre eux. Ils ont des styles très différents, ce qui est intéressant pour les mannequins car cela nous donne l’opportunité d’être polyvalentes et plus ouvertes. Merci aussi à Femmes au Pluriel pour son soutien aux artistes.

Par FP.

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Du Style et de l’allure avec Cristina Cordula

Du Style et de l’allure avec Cristina Cordula

« Dans mes précédents livres, je m’adressais aux femmes pour leur donner des conseils, leur éviter les pièges, leur délivrer des astuces, tout cela dans le but de les réconcilier avec leur image et de leur permettre de trouver ou retrouver l’estime de soi ». Ces mots sont de Cristina Cordula.

Célèbre mannequin, elle met depuis plusieurs années son expérience de la mode et de la beauté au service des autres en tant que conseillère en image. Elle anime aussi de nombreuses émissions télévisées autour de la mode et du relooking. Son accent brésilien, son naturel et sa joie de vivre l’ont rendu célèbre auprès du public français.

Aujourd’hui, elle signe avec Paula Braconnot (mise au point des textes), Vicente de Paulo ( Photographies) et Julien Pomer ( dessins) un beau livre : Style & allures (Editions Larousse). Plus de 220 pages qui réunissent avec brio ses trois passions : La mode, Paris et le Brésil. « Il s’agit davantage de confidences, de petits morceaux de moi dévoilés, de rencontres, de souvenirs, et de déclarations d’amour./…./ L’amour que je voue à la mode, l’amour qui me lie à Paris, et l’amour qui m’attache à mon Brésil natal. La mode, c’est ma passion, mon métier /…/ Paris, c’est ma ville d’adoption, celle à laquelle je rêvais petite fille et qui m’a accueillie il y a près de trente ans. Le Brésil, c’est mon pays, mes racines/…/ Ce sont ces trois passions que j’ai eu envie de vous faire partager aujourd’hui dans ce livre ».

L’ouvrage nous invite à une centaine « de promenades pleine de style et d’allure dans le décor chic et intemporel de Paris », à la découverte des vêtements, des matières, des couleurs et des créateurs fétiches de la belle Brésilienne.

Par FP.

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slider_Xuly Bët, une mode universelle

Xuly Bët, une mode universelle

Lamine Kouyaté, plus connu sous le nom de sa griffe  XulyBët est un créateur de mode à part. Longtemps l’enfant chéri de la mode parisienne, dans les années 90, ses créations sont toujours marquées de l’empreinte d’une Afrique contemporaine, aux textiles flamboyants et inspirants. Invité d’honneur de la Black FashionWeek, ses nombreux aficionados ont pu voir, avec grand bonheur, début octobre, en ouverture de la Black FashionWeek, un défilé haut en couleurs, au Pavillon Cambon Capucine, à Paris. Interview.

Comment vous présenter ? Lamine Kouyaté ?

profilXULY.Bët, « l’oeil grand ouvert sur le monde ». J’ai très peu de mots pour me définir moi-même, j’ai passé l’âge des questions identitaires, cette expression en wolof dans le texte exprime tout un pan de ma personne, je la trouve riche de sens, elle a peu d’équivalent dans d’autres langues. Alors, pour me présenter, disons XULY.Bët.

Vous semblez avoir pris un nouveau virage en termes de stratégie commerciale : un site internet, un weekend de vente directe par mois votre show room… Est-ce que ce positionnement est suffisant aujourd’hui ?

profil

La vraie stratégie en cours, c’est d’occuper l’espace du Net, dans la mesure où les ventes à l’atelier, nous les pratiquons depuis nos débuts, car cela correspond à cette envie de partage qui m’a toujours animé. Ces ventes me permettent de donner du sens et une vitalité humaine à mon lieu de travail, comme un lieu de rdv ouvert aux amis, aux proches, aux inconditionnels de la marque, aux artistes et aux célébrités de passage.

Pensez-vous, un jour, pouvoir créer des ateliers ou des unités de production sur le continent africain ?

profil

J’y travaille. D’ailleurs, pour l’instant, je suis en train d’en développer une à Dakar. On en sort déjà quelques prototypes. Je vous en reparlerai quand ce sera véritablement sur les rails.

Comment expliquez-vous que les investisseurs africains soient frileux en matière de mode, alors que partout dans le monde, les hommes d’affaires comprennent que la mode peut être génératrice de revenus?

profil

Longtemps, le textile en Afrique était l’affaire des Etats, c’était un secteur protégé, pourvoyeur d’emplois, certes, mais qui n’a pas su répondre aux nouveau défis. Aujourd’hui, la concurrence est farouche et les investissements nécessaires sont de plus en plus lourds pour accéder aux marchés mondiaux. Dans le cas de l’Afrique, il faudrait, dans un premier temps, occuper le marché régional avec des unités moyennes. Ce qui peut être très rentable, à condition toutefois de réunir les compétences nécessaires et de trouver des appuis financiers.

Quelques mots sur la collection présentée à l’ouverture de la 3ème édition de la Black Fashion Week ?

profil

J’essaye de tracer un sillon qui porte la vitalité de l’Afrique moderne, j’ai transposé cet éclat que l’on trouve dans les couleurs, les étoffes, le maquillage, mais aussi dans l’or que les femmes arborent sur ma gamme de motifs, notamment le monogramme XB, composition à partir de la charte typographique de XULY.Bët. On a également montré quelques échantillons des collections qui sont actuellement en tricotage.

N’est-ce pas contre-productif d’organiser un défilé avec exclusivement des créateurs d’origine africaine alors que la mode est universelle ? 

profil

Tous les chemins ne mènent pas à Rome, il faut prendre parfois des chemins de traverse, car il n’y a pas véritablement de voie tracée.

Pour compter, il faut occuper le terrain et faire preuve de pragmatisme en développant son univers, c’est bien là le génie d’Adama Paris et de la Black Fashion Week.

crédit portrait © OSI

Par Claire Renée Mendy.

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Princesse Esther Kamatari

Princesse Esther Kamatari sur tous les fronts

Difficile de la présenter ou de la décrire tant sa personnalité est riche….Esther Kamatari n’est pas seulement une Princesse de sang royal née sur les bords du lac Tanganyika, dernière héritière d’une dynastie qui a régné sur le Burundi près de 14 siècles…….. Elle est aussi la nouvelle Ambassadrice de la maison Guerlain. Magnifique dans sa saharienne blanche, elle nous dévoile en exclusivité son programme pour Guerlain et son combat pour  la femme noire. Et en matière de « combats » la Princesse n’est pas du genre à baisser sa garde.

Beauté racée,  Amazone toujours… Des ors des Champs Elysées aux faubourgs de Bujumbura, elle a décidé de s’impliquer pour la prochaine élection présidentielle dans son pays …son créneau : «  Respecter  la constitution ! »

Quand le glamour, l’humour et la détermination se mélangent cela donne une rencontre plurielle des plus touchantes….

Par Philippe Angelotti.

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Candice Huffine

Candice Huffine, le mannequin “grande-taille” en vogue

Avec son sourire ravageur et ses yeux de biche, Candice Huffine, mannequin et fashionista de 29 ans, est aujourd’hui à l’apogée de sa carrière et ce, grâce à un de ses nombreux atouts : sa taille 42-44.

Cette jeune Américaine originaire du Maryland est tombée dans la marmite de la mode quand elle était petite. En effet, avant même de savoir marcher, Candice Huffine participait déjà à des concours de talents et de beauté. Adolescente, elle décide de tenter sa chance en tant que mannequin professionnel et s’installe à New York où elle obtient rapidement plusieurs contrats. La plupart des agences lui soumettent cependant une condition : la jeune Candice, alors âgée de 14 ans, doit absolument perdre du poids. Bien dans sa peau, elle ignore les diktats de l’époque et finit par signer avec une agence qui la classe dans la catégorie “plus-size”, autrement dit “grande taille”, de son catalogue.

La carrière de Candice Huffine décolle immédiatement. En 2010 elle apparaît dans un numéro de V Magazine et fait la couverture de Vogue Italia en 2011 aux côtés des mannequins grande-taille Tara Lynn et Robyn Lawley. Depuis, elle a figuré dans plusieurs magazines reconnus tels que Harper’s Bazaar et S Moda, et a défilé pour des créateurs renommés.

Aujourd’hui, elle fait le buzz en devenant le deuxième mannequin grande taille à figurer dans le prestigieux calendrier Pirelli, à la suite de Sophie Dalh, en 1999.

Peu connu en dehors du monde de la mode, le calendrier des industries pneumatiques Pirelli est pourtant une véritable institution. Publié chaque année depuis 1964, il est distribué à un nombre restreint de clients et personnalités importantes du groupe, et est devenu, avec les années, une référence en matière de photos de mode célébrant toujours la femme dans toute sa féminité et sa puissance. Mannequins, photographes, directeurs artistiques, tous ceux choisi pour participer à l’élaboration du calendrier y voient une véritable consécration professionnelle : Sophia Lauren, Kate Moss, Naomi Campbell ou Laetitia Casta y ont notamment figuré.

Dirigée par Carine Roitfeld (ex-rédactrice en chef de Vogue Paris) et Steven Meisel (célèbre photographe de mode), l’édition 2015 du fameux calendrier est prévue pour le mois de novembre prochain. Parmi les 11 autres filles qui figureront aux côtés de Candice Huffine, on retrouvera entre autres Adriana Lima, Gigi Hadid et Joan Smalls.

Ma présence sur ce set – le plus glamour du monde – est vraiment la preuve que les choses sont en train de changer”, a confié Candice Huffine au magazine Vogue.

Quelques clichés du shooting ont été récemment dévoilés, révélant une Candice Huffine au paroxysme de sa beauté, glamour et séductrice.

Par Anne Waas.

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Mickael Kra Artwear

« Mickael Kra Artwear » dans toute sa splendeur

Qui ne connait pas Mickael Kra ? L’esthète au grand cœur a déjà collaboré avec les plus grandes maisons de haute couture parisiennes : Louis Féraud, Pierre Balmain, Renée Mancini… Sa première ligne de bijoux, “Reine Pokou”, est une adaptation contemporaine des poids à peser l’or du royaume ashanti.

Mickael Kra  redessine et réinvente l’esthétique de l’Afrique avec des compositions dont les formes, matériaux, tissus, tableaux traduisent le corps et l’âme du continent. Il sait, comme personne, sublimer l’Afrique contemporaine. Celle qui est dans le vent et « qui continue encore d’influencer aujourd’hui les standards de la beauté internationale ».
A force de créativité et de travail, le longiligne et beau métis (Ivoirien par son père et Français par sa mère) continue de séduire les grandes maisons de haute couture telles que Yves Saint-Laurent, Pierre Balmain, Jean Louis Scherrer ou Renée Mancini, pour les chaussures. L’esthète s’est imposé dans la création de bijoux et d’accessoires haut de gamme en argent, pâte de verre, cristal, bauxite, terre cuite, corail et autre orfèvrerie délicate, fine, souple et fluide.
« Je crois en une Afrique multiple, métissée de toutes les couleurs, car il n’y a pas de frontières dans le beau et dans l’humain ».

Mickael Kra est un artiste engagé lorsqu’il s’agit de promouvoir et de préserver le patrimoine culturel africain. En collaboration avec les populations San et les femmes du Kalahari, entre la Namibie, l’Afrique du Sud et le Botswana, l’artiste a permis la mise en relation de leur création ancestrale de bijoux en coquilles d’œuf d’autruche, avec le marché mondial de la joaillerie contemporaine .

Il vient de signer une dernière collection, Afroasian fusion (juillet 2014), dont voici quelques images.

Par Claire Renée Mendy.

Bracelets sauvage de terre cuite et boules de verre
Photo de NouaraAzzougui
Model Jean Luc Akoto et Sheila Shanel
Maquillage et beauté Dolce Noisette
Direction Artistique Mickael Kra

Photo de NouaraAzzougui – Model Sheila Shanel
Maquillage et beauté Dolce Noisette
Direction artistique Mickael Kra
Collier bandolero plastron bille métallique et terre cuite et hématite

Photos bustier de perles de verre et cristaux swarovski camaieu noir et plumes d’autruche
Model Christina agenceBest , Cape Town South Africa
Photo SaydouTall Bernard

Bandolero sautoir en billes de cuivre et perles d’argent .
Photo Alain Herman
Model Jean Luc Akoto
Direction artistique Mickael Kra

Serre tête en cuir et perles de coquille d’oeufs d’autruche
Model Princesse Esther Khamatari
Photo Jaime Angel Ocampo

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