Étiquette : Théâtre

Gigi Ledron : elle sait tout jouer !

Gigi Ledron. Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais son visage vous est sûrement familier. Cette excellente comédienne est aussi bien sur les planches qu’à la télé ou au cinéma où elle joue des rôles aussi divers que variés. C’est la preuve, s’il en était besoin, que c’est possible ! Rencontre.

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Y’a pas d’avion à Orly

S’il n’y a pas d’avions à Orly, on vole tout-de-même au dessus d’un nid de coucous!

Pour notre plaisir, l’auteure Laurence Bru entremêle des univers apparemment divergents: Celui des médias avec une journaliste coincée et une comédienne délurée et celui de la psychiatrie, incarnée par un doux dingue.

Les trois se retrouvent dans le vase clos d’un studio de radio où Émilie, journaliste radio, interviewe la comédienne Mathilde Ménard lorsque surgit un gangster armé, venu y trouver un refuge soi-disant provisoire.

Au début, Mathilde, une comédienne délurée est interviewée dans l’émission de radio d’Émilie, journaliste un peu rigide et coincée. Tournant toutes les questions sérieuses à la dérision. C’est à ce moment que surgit un homme armé, profitant apparemment du studio pour esquiver la police à ses trousses.

Si Émilie se détend, en côtoyant Mathilde, c’est surtout sous la menace du revolver du gangster qu’elle se lâche. Et celui-ci semble plus débarquer de l’asile que de la scène de son dernier forfait.

Les deux femmes s’emploient à calmer cet intrus dangereux qui a ficelé le technicien en régie alors que visiblement c’est lui qui devrait l’être.

On s’en amuse benoitement, au gré de de toutes leurs tentatives. Des tentatives qui finiront peut-être par nous convaincre que des mondes divergents peuvent parfois, sur la scène d’un théâtre bien-sûr, converger.

Y’A PAS D’AVION À ORLY est à l’affiche du théâtre “les Feux de la Rampe”, 34 rue Richer, à Paris jusqu’au 31 décembre 2016, les samedis et dimanches à 18h.

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Titre Mademoiselle

Mademoiselle: Se raccrocher à ses rêves!

A partir du 22 septembre prochain, retrouvez un spectacle qui devrait vous faire beaucoup de bien.

« Quand le glamour à la française embrasse l’univers de Liza Minnelli, Frank Sinatra, Marilyn Monroe ou Peggy Lee »

Isabelle Layer
Isabelle Layer

C’est la belle et pétillante histoire de Mademoiselle, meneuse de revue, célèbre en son temps qui a enflammé toutes les grandes scènes parisiennes. Le Casino de paris, le Lido, le Moulin Rouge, les Folies Bergère….

Dans sa loge, le soir de ses adieux, elle nous raconte son histoire, de la petite fille rêveuse qu’elle était à sa gloire de star au firmament. Elle nous conte, à travers chants et mise en scène ses amours tumultueuses, ses coups durs, le doux cocon familial dans lequel elle a baigné, les spotlights et la consécration, les défis, la vie quoi….

Et c'est aussi une formidable ode à la persévérance et un hommage à toutes les femmes qui s'accrochent à leurs rêves et leur donnent vie, coûte que coûte

« Avec ce spectacle, je souhaite transmette une idée qui me tient profondément à cœur et qui guide mes pas depuis toujours : ayez foi en vos rêves, ne les lâchez jamais, vraiment jamais ! On n’a qu’une vie, ce n’est pas pour passer à côté ! Croyez en vous ! Vous savez au fond ce qui est bon pour vous. Ainsi, vous ferez la plus belle des rencontres : vous-même.

Mademoiselle est l’histoire d’une femme qui part à la conquête de ses rêves. De bonheurs en trahisons, de victoires en échecs, c’est sur ce chemin qu’elle trouve sa vérité profonde… C’est l’histoire d’une femme, mon histoire et l’histoire de chacun de nous au fond ! »

Isabelle Layer

« …L’envie de dire toutes les femmes à travers le parcours d’une seule… Je voudrais que chaque spectateur sorte de la salle en se disant : « Je suis MADEMOISELLE. Je suis comme elle. Je suis elle ! ».

Philippe d’Avilla

à partir du 22 septembre 2016
Les jeudis et vendredis
Les jeudis et vendredis – 20H
37 rue Volta 75003 Paris – Métro : Arts et Métiers ou Temple
Avez-vous l'intention d'aller le voir? Que pensez-vous du cabaret et des comédies musicales? A vos souris ! c'est tout en bas, pour les commentaires...

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L'Etrier de Paris

Océane Chiaroni, passionnée par le 7ème Art

Passionnée par le 7ème art depuis sa plus tendre enfance, la jolie Océane Chiaroni a décidé d’en faire son métier. Après un cursus riche en France, c’est à New York que la jeune comédienne française a choisi de poser ses bagages. Elève au célèbre «Susan Batson Studio», elle raconte cette méthode si particulière et évoque ses ambitions. Rencontre.

D’où vous vient cette passion pour le théâtre et le cinéma?

Pour être honnête, je ne saurais pas vraiment expliquer d’où me vient cette passion. Tout ce que je peux vous dire, c’est que depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé “jouer la comédie”, me mettre en scène… Par ailleurs, j’ai grandi dans le milieu artistique. Mes parents ont toujours été entourés d’artistes: chanteurs, acteurs, réalisateurs, sculpteurs… Ils m’ont ouvert l’esprit à cela et c’est peut-être en partie la raison pour laquelle le théâtre, le cinéma et l’art en général sont des sujets qui m’ont toujours passionné. Nous avions pour habitude, avec ma maman, d’aller chaque semaine, voir une expo, un film ou une pièce de théâtre.

Oceane C

Quand avez-vous su que là était votre voie?

Dès l’âge de 5 ans, lorsqu’on me demandait ce que je voulais faire lorsque je serai grande, je répondais : “Comédienne”. Je crois que c’est quelque chose qui a toujours été en moi, une évidence. Je ne me suis jamais imaginée faire autre chose! À l’âge de 8 ans, j’ai intégré ma première troupe de théâtre: “La Compagnie des Sales Gosses”. Je pense que ce fut une de mes meilleures expériences. L’ambiance était vraiment géniale, tout comme les professeurs. C’est avec eux que j’ai eu ma première expérience sur scène, devant un vrai public, dans un vrai théâtre! Et le jour de la représentation, lorsque j’ai foulé cette immense scène, j’ai senti monter cette adrénaline, une sensation intense qui vous fait battre le cœur tellement fort que vous avez l’impression qu’il va s’arrêter. C’est à ce moment que j’ai compris que je voulais faire ça pour le restant de mes jours. Et le plus incroyable, c’est que cette sensation ne m’a jamais quittée, même encore aujourd’hui.

Océane 2

Vos acteurs et actrices de référence?

Mes acteurs de référence sont dans le désordre: John Travolta, Louis de Funès, Jared Leto, Léonardo DiCaprio, Robert De Niro et Matthew McConaughey. Parmi les actrices, je citerais: Jean Seberg, Scarlett Johansson et Meryl Streep. Oui je sais, que des femmes fortes et de caractère, c’est pour ça que je les aime!

Quels sont les réalisateurs avec lesquels vous aimeriez travailler? Et pourquoi?

Alors mon plus grand rêve serait de tourner avec Quentin Tarantino. Je trouve ses films géniaux, il n’a pas peur de prendre des risques, j’aime cette violence que l’on retrouve dans ses films et le fait que la quasi-totalité de ses personnages soient tous connectés d’une manière ou d’une autre. Mais il y a aussi Xavier Dolan et Martin Scorsese, deux grands réalisateurs avec qui j’aimerais tourner et dont j’aime les univers. Sans oublier Olivier Marchal que j’adore à la fois en tant que personne, en tant qu’acteur, scénariste et metteur en scène. J’ai eu la chance de le voir travailler sur un tournage, il est à la fois très exigeant dans ce qu’il demande à ses acteurs, mais également extrêmement bienveillant à leur égard. J’aime les univers sombres qu’il explore et la manière dont il le fait.

Oceéane 3

Quel a été votre cursus?

Après “La Compagnie des sales gosses”, j’ai suivi des cours chez Jean Laurent Cochet alors que j’étais au lycée et après le Bac, j’ai intégré ma première école: “Acting International” où je suis allée pendant un an. J’ai ensuite passé le concours d’entrée à Florent où j’ai passé 2 ans puis je me suis présentée aux auditions des “Ateliers du Sudden” où j’ai été directement acceptée en 3ème année et qui, de loin, a été l’école que j’ai préférée car elle proposait un programme complet pour la formation de l’acteur et nous permettait de travailler avec de grands professionnels du 7e art. Pour finir, j’ai rejoint le “Susan Batson Studio” à New-York et croyez moi il n’y a pas deux écoles comme celle là!

oceane @gilles decamps

Qu’est ce qui vous a donné envie d’aller étudier à NY?

Je suis littéralement tombée amoureuse à NY de cette ville dès la première fois où j’y suis allée, j’avais alors 11 ans. Je m’y suis sentie plus à la maison qu’à Paris. Comme “l’acting”, New-York était une évidence pour moi, je savais donc que quoi qu’il arriverait, je finirai par m’y installer. Puis, en janvier 2013, ma maman a fait la connaissance de Susan Batson lors d’un diner à Paris. Elles ont discuté de choses et d’autres et forcément de moi et Susan lui a proposé de me faire venir au studio pour un mois pendant l’été. Ce que j’ai fait, une fois, puis deux et j’ai tellement aimé l’endroit et la méthode de Susan que j’ai décidé de venir suivre le “One year Student Visa Program”, à l’issue de mon cursus en France.

Que vous apporte l’enseignement au « Susan Batson Studio » que vous n’avez pas trouvé en France?

Le mot d’ordre de Susan c’est “TRUTH”. C’est ce qu’elle veut: La vérité. La vérité dans notre jeu, la vérité dans nos émotions. Et c’est tout un travail, on apprend à travailler la flexibilité de notre instrument (émotionnel) d’acteur. Et je trouve que c’est ça qui fait la différence. Dans les écoles en France, j’avais davantage l’impression que l’on nous apprenait à imiter une émotion, ce qui, à mon sens, donne un jeu un peu superficiel, alors que là, on veut que tu la vive, que tu la ressente à ta manière. C’est donc cela qui pour moi fait la grande différence entre les acteurs français et les acteurs américains.

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En quoi consiste la Méthode «Susan Batson»?

Au sein du studio, on peut trouver différentes classes telles que “Improvisation”, “Movement”, “Industry prep et Instry Night”, “Accent Reduction” et pour finir “DYOM” enseignée par Susan elle-même. Le “DYOM“, qui signifie  ”Develop Your Own Method”, consiste en plusieurs étapes: “private moment”, “rituals”, “phone call”, “lost and found”, “animal”, “place of defeat” et “character”. Toutes les étapes de “private moment” à “place of defeat” sont basées sur des situations de vécu personnel qui vont nous aider à trouver nos “triggers” (ndlr: éléments déclencheurs) pour différentes émotions et ainsi à développer notre instrument. Le cours a lieu une fois par semaine et chacun de nous passe les exercices étapes par étapes. Il arrive que certaines personnes butent sur certains exercices. Moi par exemple, j’ai repassé huit fois avant de réussir l’exercice de “l’animal” qui consiste à trouver l’animal qui nous correspond le plus et à l’intégrer à notre comportement humain.

Océane 4

On doit se réveiller, se laver, manger et se préparer pour aller à un endroit spécifique. Cet exercice est d’une grande aide lorsqu’on travaille un personnage, pour lui donner un certain type de comportement, réellement construire un personnage. Une fois que l’on a passé la dernière étape personnelle qui est “place of defeat”, Susan nous donne le choix entre plusieurs personnalités: chanteur, acteurs, écrivain, politicien, danseur, chorégraphe etc… Notre personnage choisi, il nous faut faire des recherches à son sujet car il est nécessaire de vraiment le ou la connaître de A à Z pour pouvoir ensuite avancer dans les étapes qui sont le “journalistic report”, le “character private moment”, le “daily activity” et le “tragic flaw”. Dès lors, on connaît assez bien le personnage pour commencer à créer des situations, une à une, pour aboutir à un “one man” ou “one woman” show. Le but étant de raconter ce qui est enfoui au plus profond de ces personnages, leur mal-être, leurs addictions, leurs peines. En résumé, retirer les paillettes pour montrer qui ils sont vraiment.

Parlez nous de votre projet autour de Jean Seberg?

J’ai donc fini tout le processus de Susan, avec qui j’ai travaillé tout du long et qui a beaucoup aimé mon approche de Jean Seberg, et a donc décidé de produire mon “one woman show”. Jean Seberg, comme vous le savez sans doute, est une actrice américaine des années 60, mais elle est très peu connue aux Etats Unis car sa carrière s’est surtout faite en France! Grâce au film “Breathless” (A bout de Souffle) dirigé par Jean Luc Godart et écrit par François Truffaut, elle est devenue l’icône de la “Nouvelle Vague” du cinéma Français. Sa vie n’était pas que strass et paillettes, elle a débuté très jeune et a eu un rôle très important au cinéma, celui de Jeanne D’Arc dans le film de Otto Preminger, avec qui elle a ensuite tournée “Bonjour Tristesse”. Les critiques ont été très durs avec elle sur ces deux premiers films et elle était très jeune et loin de sa famille. Elle était également passionnée par la politique et s’est beaucoup impliquée dans le “Black Panther Movement”.

Océane Chiaroni-©NMazéas-0094

Comme il lui arrivait de leur faire des dons, la CIA a commencé à la traquer et à chercher à lui nuire l’étiquetant de “femme blanche dangereuse“, voire même de “terroriste“. A cause de toute cette pression, elle a perdu un enfant. Elle finira par se suicider à l’âge de 40 ans, à Paris, dans sa voiture. C’est de cela que je veux parler, de l’artiste incomprise, de la femme forte qu’elle était, qui se battait pour ses idées, qui rêvait d’un monde meilleur, un monde où personne ne fait de différence, où nous sommes tous égaux. Je veux parler de la manière dont elle été abusée par la CIA, montrer la peine et la solitude qui grandissait en elle, de plus en plus, depuis qu’elle avait quitté sa famille pour son premier film.

Qu’est ce qui vous a attiré chez elle?

Tout. Sa beauté, son coté naturel, son innocence, sa force, son implication dans chaque personnage qu’elle pouvait interpréter. Elle était talentueuse mais très humble, je pense qu’elle n’arrivait pas à accepter cette idée. Je me retrouve beaucoup en elle, j’ai envie de parler d’elle, j’ai envie que les gens la connaissent, connaissent son histoire, ce qu’elle a traversé. Lorsque Susan l’a cité dans la liste des personnages à qui elle avait pensé pour moi, je ne la connaissais pas. Il m’a suffi de regarder une interview qu’elle avait donné pour tomber amoureuse d’elle et je l’ai donc choisie sans hésitation.

Comment imaginez vous l’avenir?

Océane 6

L’avenir pour le moment c’est New-York, je veux tenter ma chance. J’ai un bon feeling avec ce pays maintenant on verra, peut être que ce sera difficile mais je n’ai pas peur. Je veux me battre pour mes rêves et je ne baisserai pas les bras. Et si cela ne fonctionne pas, je reviendrai en France, sans regrets… Mais il n’y a pas de raison que cela ne marche pas!

Crédit photos: ©NMazéas – Gilles Decamps – Romain Cabon – Jean-Francois Deroubaix

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Revoir Notre-Dame de Paris…

”Il est une chose qui restera étrangère à tout jamais à l’homme.
Une chose qu’il ne possédera jamais.
Une chose qu’il n’arrivera jamais à maitriser.
Cette «chose» à la fois si belle et si effrayante, peut tour à tour faire de nous des esclaves, ou des bourreaux.
Bien des livres, bien des auteurs, à travers les temps ont essayé de parler de l’amour. Tout a été dit ou presque. Tout a été vu, entendu, vécu…
Mais la vérité est que… ce que nous ressentons nous emprisonne.
Nous n’avons pas été fait pour aimer, car l’amour doit être inconditionnel.
Il ne doit servir qu’à aimer d’avantage.
Il doit être cette source qui se déverse sans compter dans notre cœur, nos racines et notre âme, et qui fait pousser les fleurs comme une caresse.
Oublier ce qu’est l’amour, même l’espace d’un instant, signifie renoncer au paradis. Il fait alors de nous un esclave, un fou, un simple mortel là où il aurait pu nous faire pousser des ailes.
Il sera alors notre tombeau.
Qui a dit «fontaine je ne boirais jamais de ton eau»?
Que nous soyons prêtre, enfant, difforme, ou personne, nous avons le seul et unique devoir de nous abreuver à cette source intarissable.
Elle seule, peut donner un sens à toute une vie, quelque soit l’endroit où celle-ci a débutée.
Elle seule, peut faire tout chavirer comme si rien n’avait jamais exister.
Et si un prêtre avait le droit d’aimer?
Et si une «étrangère» avait le droit d’aimer?
Et si un monstre existait, aurait-il le droit d’aimer?….
«Je veux qu’on m’aime! Hélas! L’apparence se vend,
Des âmes au marché, cela se voit souvent,
Mais la réalité d’un coeur, ce diadème,
Ce sommet, cet olympe, être aimé, non pas même
Avec le don d’un astre, on ne l’achète pas!»
AMOREM AD CARCEREM, s’il faut le vivre, qu’il en soit ainsi. ”
Extrait du Livret de Présentation de la pièce de théâtre "Notre-Dame de Paris"

D’amour, il s’agit ici, vous l’aurez compris;  celui de de Claude Frollo, l’homme d’église pour Esmeralda la danseuse gitane, du sonneur difforme Quasimodo pour la même Esmeralda, celui ressenti aussi par Esmeralda avec comme toile de fond la majestueuse et mystérieuse Cathédrale Notre-Dame de Paris;

Cette magnifique introduction donne le ton; bien-sûr, il s’agit de la romance connue de tous, d’amour héroïque entre ces protagonistes mais cette mise en scène veut surtout s’attacher, de manière plus profonde, à la lente descente d’un homme vers la folie, se laissant entraîner dans les méandres tourmentées de son esprit où désir et luxure le disputent aux prières et supplications vaines; ”Il n’y a rien de plus terrible que d’avoir l’impression qu’on ne sera jamais capable d’aimer, d’aimer vraiment, et encore moins d’être capable d’être aimé” 

La pièce, tirée du célèbre roman éponyme de Victor Hugo, écrite en 1831, est adaptée ici et mise en scène par Julien Romano, homme de théâtre et comédien, auteur de la très remarquée pièce de théâtre l’Impasse.  “Notre-Dame de Paris” sera jouée par la Compagnie des Descendants, nouvellement constituée par Julien, qui souhaite proposer une forme de théâtre proche de ”l’origine du mot” et rendre hommage à tous ces artistes ascendants ayant mis en lumière et en verbe les maux de la société et de leur époque.

Que nous soyons prêtre, enfant, difforme ou personne, nous avons le seul et unique devoir de nous abreuver à cette source intarissable...
Julien Romano

Avec cette compagnie, nous souhaitons mettre en avant l’interprétation des comédiens et leur capacité à faire vivre et ressentir aux spectateurs un univers, une ambiance, une atmosphère”.

La pièce sera jouée par Natasha Moïnpour, Frédéric Fix et Julien Romano au Théâtre Trévise à Paris, à la rentrée prochaine, du 15 septembre au 30 décembre 2016.

Sempiternelle histoire d’amour… Amours rebelles, Amours revêches…. Amours immortelles, Amour fou…. ” Le bonheur suprême de la vie est la conviction d’être aimé pour soi-même, ou plus exactement, d’être aimé en dépit de soi-même” disait Victor Hugo.

Cette question perpétuelle trouvera-t-elle une réponse éminemment et positivement irrévocable un jour. Il est permis d’en douter… En tous cas, puisse-t-elle toujours nous laisser y aspirer et vivre intensément le bonheur insensé d’y croire et d’en jubiler, comme sait si bien nous en faire montre le théâtre vivant!

Courez voir cette version de ”Notre-Dame de Paris”, l’histoire de cet homme au désespoir, aux prises avec son amour incompris et impossible…

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Théâtre: Sarah Doraghi, “Deux nationalités, un même coeur”!

"Je suis arrivée enfant dans ce pays qui n’était pas le mien, sans parler ni comprendre un mot. Mon livre de chevet a été pendant des années le Petit Robert, 3 pages avant de me coucher, essayant de retenir un mot par page pour tenter de les placer dans quelques phrases dès le lendemain. Ici, j’ai grandi, j’ai étudié, j’ai lu, j’ai découvert l’amour et les chansons d’amour, j’ai rencontré des gens formidables, bienveillants pour la plupart, parfois juste drôles. J’aime la France sans relâche, en continu. À l’heure où le pays dévisage son immigration, se sent mal aimé et dont l’esprit balance entre culpabilité et colère, il était urgent pour moi de faire ma déclaration d’amour à la France. Ce spectacle était mon besoin de crier à cette France que si l’actualité la rend triste, qu’elle n’oublie jamais le pouvoir extraordinaire de ses valeurs, de ses principes, de ses trois mots-clés Liberté, Egalité, Fraternité qui ont éclairé nos cahiers et nos livres à nous, enfants de l’exil, qui avons étudié ici, sous la lumière de ces trois petits lampions, seule arme contre l’obscurité"

Mise en scène par Isabelle Nanty et Sharzad Doraghi-Karila, produite par Ki M’aime Me Suive, cette pièce de théâtre “Je change de file”, qui se jouera au Lucernaire à Paris, du 30 juin au 27 août prochain, avant de partir en tournée dans toute la France, fait du bien, en ces temps troubles.

Du rire, des jeux de langue délicieux, de la dérision, de l’émotion et encore du rire!

L’auteur, Sarah Doraghi, journaliste (elle est notamment “chroniqueuse culture” dans l’émission Télématin de William Leymergie sur France 2) a écrit ce “seule en scène” comme un cri du coeur à son pays d’adoption en 2014, poussée par la comédienne Isabelle Nanty.

Le spectacle a déjà été joué, au Théâtre BO St-Martin et à la Comédie des Boulevards et a suscité l’enthousiasme. Fort de son succès, le voilà qui revient au Lucernaire.

Sarah est aussi l’auteur d’un petit ouvrage sympa sur les tics de langages “Là tu dépasses les borgnes… et autres expressions détournées” aux Editions First.

N’oubliez pas, à partir du 30 juin prochain (à Paris), pour une heure d’euphorie et d’émotions!

  • Théâtre Lucernaire – 53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris
  • Pour les dates de la tournée et autres renseignements, cliquez ici
Crédit photos: Cyrus Atory

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Caroline Vigneaux a bien quitté la robe sur la scène de l’Olympia!

Ancienne avocate, Caroline Vigneaux est devenue, en quelques années, une humoriste reconnue. Elle a joué son deuxième One Woman Show intitulé «Caroline Vigneaux quitte la robe» à l’Olympia les 22 et 23 avril derniers. Un spectacle qu’elle a écrit en 2011 et avec lequel elle tournera en France jusqu’à fin 2016.

Si Caroline Vigneaux a quitté sa robe d’avocate il y a quelques années, elle en a gardé l’éloquence et les effets (de manche) qui ont conquis l’Olympia, rempli comme un œuf. Le One Woman Show qu’elle a écrit en 2011 est pour elle une manière de nous présenter, avec beaucoup d’humour, son parcours personnel et professionnel atypiques. Elle évoque d’abord sa première carrière, celle d’avocate notamment commise d’office, où son public de l’époque, appréciait plus sa plastique que son verbe. Elle revient aussi sur les difficultés engendrées par un brusque changement de carrière. D’abord lorsqu’il s’agit de s’inscrire à Pôle Emploi. Puis quand elle nous fait partager le moment où elle l’annonce à ses parents, un véritable “coming out”, qu’elle reliera, au cours du spectacle, à ses origines vosgiennes, puis à son éducation catholique “BCBG”. Ce spectacle est aussi l’occasion de confronter son audience masculine avec leurs problèmes existentiels, comme lorsqu’elle confirme à une salle hilare et médusée que toutes les femmes simulent l’orgasme.

Maître Vigneaux livre une plaidoirie de ténor du barreau au cours d’une prestation où l’on ne s’ennuie pas le moins du monde. La tournée en France, avec des incursions en Belgique et en Suisse ne prenant fin qu’à la fin de 2016, nous vous conseillons de faire partie de son prochain jury populaire.

Les dates de sa tournée:

  • Angers 17 mai
  • Grandvilliers 20 mai
  • Maisons-Alfort 21 mai
  • Challans 27 mai
  • Charleroi 4 juin
  • A partir de septembre 2016, au Palais des Glaces

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Les éclats du bal, Daniil Harms

Depuis le 20 janvier et jusqu’au 18 mars ce spectacle théâtral et chorégraphique, associant les arts plastiques pour deux interprètes, se joue A l’Auguste Théâtre, à Paris.

 

 

Une écriture originale de Pascal Crantelle introduit et clôt la pièce. Elle permet d’une part, une mise en abyme du spectacle : « le théâtre dans le théâtre » et d’autre part, de replacer Daniil Harms dans le contexte de l’URSS stalinienne.

Un travail sur l’énergie et les ruptures de rythme, le mouvement.

Cette création explore les scansions spécifiques à cette écriture et propose un jeu fragmenté, un jeu de détournement de sens, de demandes et réponses, avec des fins abruptes, des pieds de nez.

Quand les mots, les figures et les images font des entrechats !

La danse est très présente et rythme le spectacle. La musique fonctionne comme appui pour les comédiens et existe à part entière. Les compositeurs de la première moitié du XXe siècle : Stravinsky, Rachmaninov et Chostakovitch, sont à l’honneur.

Les costumes font, de même, partie de la création : les couleurs du peintre Kasimir Malevitch ont ici influencé leur conception tant dans les formes sobres que le choix des teintes.

Daniil Harms connaissait les peintres constructivistes : ils exploraient ensemble des formes nouvelles. Le metteur en scène a sollicité une artiste peintre, spécialiste de l’expression sur draps et grandes toiles. De grandes toiles peintes, colorées, structurent l’espace, nourrissent visuellement la création.

Les éclats du bal, Daniil Harms

De la compagnie Alexander Thaliway

Montage, écriture et mise en scène : Pascal Crantelle

Interprétation : Harold Crouzet et Aline Lebert

Chorégraphie et costumes : Stéphane Puault

Toiles peintes : Patricia Burkhalter

Durée du spectacle : 1h15

Du 20 janvier au 18 mars 2016

Les mercredis et vendredis à 21h

A l’Auguste Théâtre – 6 impasse Lamier – 75011 Paris

 

 

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Kama Sywor Kamanda, la rencontre d’un homme d’exception…

Erudit avec la Vie au Cœur…

Kama, bardé de savoir avec ton habit rayonnant, tu es «indécent» d’offrir sans compter la culture que tu as partout cueillie généreusement et de garder sans partage la souffrance des injustices côtoyées qui marquent à jamais ta pensée !

Qui es-tu mon frère africain, impertinent de tant de connaissances qui me donne leçon avec simplicité?

D’où viens-tu, géant noir à la force redoutable, pour me ravir avec la finesse de ton écriture délicate?

Comment oses-tu toi l’étranger, mon ami, m’éblouir avec ton français académique, m’émouvoir par la musique des mots qui chantent en harmonie comme le rossignol amoureux et la fontaine intrépide?

Quelles graines as-tu plantées dans tes voyages sans fin partout sur cette planète pour me prêter sans façon ton regard rieur?

Quelle énergie sais-tu récolter pour encore et encore m’apprendre avec patience la folie puissante de l’Histoire que je n’avais pas su regarder?

Comment choisis-tu les images simples et pourtant puissantes capables de transporter mon esprit dans un rêve qu’il ne reste qu’à exaucer?

Pour qui dessiner avec magie le contour d’une nouvelle ère qui hérite enfin avec discernement de tes judicieuses incantations?

Combien d’ouvrages encore à écrire pour me rassasier des émotions dérobées à chaque page de ta littérature toujours plus riche?

Dans les contes de ta «région», enfant, tu as trouvé l’inspiration qui diffuse ces merveilleuses fables inspirées de bon sens, pourtant déjà envolées sans vergogne vers d’autres territoires, mais la source intarissable rappelle ses origines fécondes.

Tes romans, contes, poésies, essais, tragédies volent comme d’élégants nuages ensoleillés vers d’autres cieux et éclairent des millions d’Humains en quête de belles histoires à vivre.

Grace à toi, l’identité de l’Afrique, qui essaime depuis la nuit des temps, pénètre mieux  chacun d’entre nous, malgré notre inconscience et magnifie sans retour la fusion des esprits, sur tous les continents.

Merci d’offrir de si beaux instants de bonheur, de participer avec humilité sans relâche au rapprochement des peuples sans distinction d’origine, de différence, de croyance mais avec la sincérité des arguments puisés dans l’instruction magistrale et surtout à la faveur des rencontres respectueuses où chaque voix, qu’elle soit entendue au sein d’un village exhérédé ou dans un palais rutilant, a son importance.

Candace 1ère, une tragédie qui se lit comme un roman historique spectaculaire.

Ce dernier ouvrage paru laisse percevoir des mots nés de la richesse artistique des différents livres de l’auteur, grâce à son écriture souple, légère, musicale, émouvante, c’est un breuvage pour l’esprit qui enivre le lecteur jusqu’au dernier point.

Cette aventure n’est pas sans surprise; elle met la lumière sur l’un des rares royaumes «matriarcaux», né il y a plus de 2000 ans et son décor est si somptueux qu’il invite au départ immédiat.

En ce temps-là, le premier empereur romain, Auguste César, décide d’envahir la Nubie (dans la vallée du Nil entre l’Egypte et le Soudan), attiré par les richesses du pays et la beauté de la reine.

Malgré l’avis de certains de ses conseillers, il entreprend avec son armée, l’expédition qui le conduit de Rome jusqu’aux portes de cette contrée lointaine.

Dans une atmosphère d’intrigues politiques pour le pouvoir, d’espionnage, de concurrences amoureuses, de cupidité, la guerre se prépare.

Les forces sont disproportionnées: d’une part, les légions romaines invaincues dans leur histoire et de l’autre, les combattants de la Reine, qui n’a aucune expérience guerrière mais qui ose rêver à une victoire sans appel.

Le charme, le mouvement, la tension et le suspens qui se côtoient sans répit, au fil des pages, avec un mélange de candeur et d’action, nous accrochent inexorablement.

Demain sans doute, un scénariste déjà fasciné, va s’emparer de cette œuvre pour la faire éclore au cinéma.

Quelle actrice ne serait pas tentée d’incarner le personnage de Candace?

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