Étiquette : mode

Peter Lindbergh: Un regard unique!

Peter Lindbergh est un des photographes les plus demandés et les plus appréciés de la planète mode… Maître-façonneur d'images, il appartient au cercle très fermé des quelques dix photographes stars, un statut dont il ne se vante guère. A nul autre pareil, il cisèle ses sujets avec un œil parfait. Son regard sur les femmes est d’une sensuelle beauté. Sa vision en est actuelle et intemporelle. Venu à la photo par hasard, comme il se plaît à le rappeler, Peter Lindbergh est avant tout un observateur, aucun détail ne lui échappe. La photo et la mode ne lui sont pas montées à la tête, bien au contraire… Ouvert, accessible, toujours souriant, c’est un homme d’une incroyable générosité et d’une parfaite lucidité quant au monde dans lequel il évolue. Pour lui, la création est la naissance de quelque chose qui vient d’un sentiment, d’une émotion ou d’une combinaison d’idées. Ses photos sont puissantes, pleines de contrastes et de mélancolie, ça et là. Un travail que Kunsthal à Rotterdam met à l’honneur jusqu’au 12 février 2017 sur le thème de «A different vision on fashion photography».

Julianne Moore
Julianne Moore

" Pour moi le plus important, c'est de créer des images."

Peter Lindbergh

FP: Kunsthal à Rotterdam vous consacre actuellement une exposition sur le thème «A Different Vision on Fashion Photography», véritable ode à votre travail, qu’est-ce qui a initié cette idée?

Peter Lindbergh: Thierry Loriot, le commissaire d’exposition, était intéressé par une interprétation différente de 30 ans de mode et de photographie. Son désir était de montrer une approche personnelle au travers de plus de 220 de mes images..

FP: On dit souvent que votre style est irréprochable, teinté de sensualité et d'émotion… Est-ce la vision que vous avez de votre travail ?

Peter Lindbergh : Ce serait davantage la vision que je pourrais avoir des gens que j’ai photographiés. De mon travail, je n’ai pas de vraie vision. Je m’intéresse avant tout aux personnes qui posent pour moi. Je les aime beaucoup et n’ai qu’une envie: les rendre belles!

FP: Quelle est la lumière que vous préférez?

Peter Lindbergh : Chaque lumière a sa propre beauté… donc rien n’est jamais figé.

FP: Comment vous définissez-vous: photographe ou photographe de mode?

Peter Lindbergh : Comme une boutade ou une provocation même, je dis souvent que je suis photographe de mode… Un qualificatif que bon nombre renie pour se targuer d’être des artistes. Personnellement, je pense que la photo de mode est un véhicule fantastique pour exprimer ce que l’on a envie de dire.

FP: Vous sentez-vous artiste?

Peter LindberghOuibien entendu…  C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours voulu être. Je fais de nombreuses expositions, des expérimentations aussi. Mais ce qualificatif-là, sincèrement je m’en fous car je ne me dis pas artiste le dimanche, n’ayant plus un rond en poche le lendemain matin. Bien-sûr, il y a cet autre débat: “les photographes sont-ils des artistes?“. Et à cela, je vous répondrai: “oui, comme d’autres à partir du moment où on peut qualifier leur travail d’intéressant“. Je ne vois pas pourquoi seraient autorisés à prétendre au titre d’artiste uniquement les peintres, musiciens et autres sculpteurs. Un peintre nul n’est pas un artiste à mes yeux. De même qu’un photographe qui n’a travaillé que pour des catalogues… Etre artiste, c’est un état d’esprit lié à une manière de travailler et d’avancer dans son travail.

FP: Est-ce qu'il y a un style "Peter Lindbergh"?

Peter LindberghBonne question! Je pense qu’il y a dans mes images une attitude, une âme, une vision… un point de vue, dirais-je. Point de vue qui d’ailleurs peut m’emmener dans des directions très opposées.

FP: Vos portraits sont une référence en matière de photo et, plus encore, le grand respect que vous avez de l'image de la femme. Pourriez-vous d’ailleurs nous parler de cette image de la femme qu’est la vôtre ?

Peter LindberghL’image que j’ai de la femme sur papier glacé est horrible. Au fond, je ne sais pas qui decide réellement de l’image à donner de la femme, ni où est leur intérêt… si ce n’est pécuniaire. Et à ce titre, tout est aseptisé. Pas une trace de rides ou de vécu… Est-ce cela l’image de la femme que nous devons donner? Je ne le pense pas. Les femmes sont aujourd’hui coincées par des diktats, elles veulent paraitre jeunes à tout prix. Cela me désole car ce qui fait la beauté d’une femme, ce sont justement les empreintes laissées par le temps. Et à titre plus personnel, je pense que la femme est la plus belle des créations. Les femmes sont, selon moi, bien plus intéressantes que les hommes. Elles sont courageuses, fines, sensibles. Je les adore… D’ailleurs, il m’arrive quelques fois de penser que si j’avais été une femme, je serais lesbienne… (rires). Mais peut-être que si j’en avais été vraiment une, je ne penserais pas de la sorte!

FP: Quelle est votre définition de la beauté ?

Peter LindberghLa beauté c’est pour moi une personne fine, intelligente, spirituelle, drôle…

FP: Dans une interview, je vous ai entendu dire que le beau est “boring” ! Le pensez-vous toujours?

Peter LindberghLe beau selon les diktats, oui! C’est la beauté faite d’imperfections qui est intéressante.

FP: Vous affectionnez tout particulièrement la photographie en noir et blanc, qui représente près de 60% de votre travail. Qu’apporte le N&B que vous ne trouvez pas dans la couleur ?

Peter LindberghAujourd’hui je dirais que c’est la couleur qui a pris le dessus à 70%. C’est vrai que j’ai longtemps travaillé prioritairement le noir et blanc presque par tradition. Et puis il n’y a pas si longtemps encore, la couleur était bien moins intéressante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Et avec le numérique, on shoote en couleurs.

FP: Est-ce pour vous une signature ?

Peter LindberghOui, absolument. Je travaille en noir en blanc, quand j’ai le choix parce que j’y suis meilleur. Mes photos ont plus de personnalité. J’aime la façon dont la lumière du noir et blanc sculpte les visages.

FP: Quels sont les 3 artistes contemporains avec lesquels vous échangeriez volontiers votre art?

Peter Lindbergh

Michael Heizer, Gerhard Richter, Joseph Kosuth.

Jusqu’au 12 février 2017 – Kunsthal +31 (0)10-4400300 | www.kunsthal.nl
Heures d’ouverture : du mardi au samedi, de 10h à 17h,
dimanche et jours fériés : de 11 h à 17 h.
Peter Lindbergh
Avez-vous déjà eu l’occasion de voir une exposition de Lindbergh? C’était où?
Allez-y, exprimez-vous dans les commentaires en bas…

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Mike Sylla, une parfaite alchimie entre le Sénégal et l’Occident

Ce créateur styliste ingénieux, visionnaire génial et «accoucheur» de tendances peut se targuer d'avoir porter loin, très loin l'idée et la valorisation de «l'Art porté».

Mike Sylla

En 2017, Mike Sylla fêtera ses 25 ans de création. 25 ans d’une inspiration picturale, fraîche, fruitée, géométrique, rétro, symbolique et diablement sexy !

Ce créateur styliste ingénieux, visionnaire génial et «accoucheur»  de tendances peut se targuer d’avoir porter loin, très loin l’idée et la valorisation de «l’Art porté».

Revisitant des matières nobles comme le cuir ou le daim et leur insufflant une «nouvelle vie haute en couleurs», il développe ainsi depuis la fin des prolixes années 80 un style innovant et initie une atmosphère toute particulière à son travail, une essence «Street-Afro-Pop-Art» prolifique et vivante qui lui est bien propre.

De toutes ces oeuvres d’art uniques dont il est le forgeur, on retiendra, par exemple, le fameux «manteau Baifall Dream» qui a fait sa renommée ainsi que ses splendides robes griffées «Mike Sylla Couture».

Il signe ses premières œuvres «Baïfall Dream» en 1992 et fédère, sur la même lancée un collectif d’artistes «Baïfall Dream & The Human Tribe» autour de la marque réalisée en atelier. En 2001, il lance sa société Baïfall Dream, en plus d’être designer pour de nombreux couturiers.

Outre son talent de styliste, cet infatiguable précurseur sait mettre à profit ses dons d’artiste/concepteur, son sens inné du symbolisme et sa très grande créativité.

Tendanceur, il apporte sa contribution en tant que costumier auprès de chorégraphes du monde du spectacle. De nombreuses personnalités s’approprient ses créations et sont fidèles à son Art.

Compositeur, il réalise de multiples sonorités pour des professionnels de la production musicale et de la Haute Couture. Il joue d’ailleurs lui-même de la koralyre (guitare-cithare-kora-lyre), un instrument de musique unique. C’est à cette occasion qu’il sera nommé «designer au cœur de la poésie» pour le Label de la Slamophonie avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (lancement officialisé, lors de la soirée «Slamophonie Spéciale Haiti» pour la célébration des 40 ans de la Francophonie).

Concepteur de spectacles, il monte plusieurs spectacles pluridisciplinaires liés aux Arts tels que l’Opéra Baïfall, Baïfall Dream & The Human Tribe, l’Afro Fashion Show by Mike Sylla, Le Slam Opéra, La Slamoperette et La Slamophonie pour l’Oralité, entre autres. 

C’est l’occasion pour lui, de démontrer que l’Art est multiple et mouvant. Grâce à une mise en scène étudiée, peinture, image, mode, musique et danse crée un véritable tableau vivant avec quarante artistes de cultures diverses participants, une vraie rencontre au sommet.

En mars 2013 à la Miami International Fashion Week, il reçoit le prix «Designers Choice Award». Il devient ainsi le premier Africain à inscrire son nom dans le palmarès de cet évènement annuel.

En mars 2014 à Accra, il est récompensé pour son talent et pour l’ensemble de son travail artistique dans le monde pour l’Afrique et sa diaspora.

Il présente au Ghana l’Afro Fashion show by Mike Sylla «Tribute to Mandela».

Et en juillet 2015, invité star à «IBE’s Fashion Here & Now Fashion Show» lors de la 45ème Edition de la Célébration d’Indiana Black Expo, il reçoit les trophées «International Excellence Award» en tant que « meilleur designer » et pour « son travail artistique » effectué au sein de la diaspora africaine et afro dans le monde.

Mike Sylla rendra également un bel hommage au célèbre artiste Michael Jackson en lui dédiant la création de pièces collectors, inspirées de son oeuvre. Il apporte aussi sa signature pour ses 20 ans de création lors d’un défilé Haute-Couture sur le thème «Afrosapiens» au Théâtre de Verdure du Musée du Quai Branly, à la Maison de l’Unesco à l’occasion du 10è anniversaire sur la «Diversité Culturelle pour la Communauté Internationale» devant quarante chefs d’Etats, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris à l’occasion de l’exposition «Diasporas & Indépendances Africaines».

Mike Sylla est aussi généreux dans l’approche de sa création qu’à l’égard de du Sénégal (dont il est originaire), de l’Afrique en général et de sa diaspora et il a pris nombre d’initiatives visant à promouvoir la richesse, la diversité et la prodigualité de ces cultures.

Il a ainsi créé différents concepts qui favorisent la promotion de talents d’exception de l’Afrique, des Caraïbes et de sa diaspora tels que les évènements Afro Free Market Paris qui rassemble les créateurs et les artisans, Afro Expo Paris qui valorise l’Art et la créativité et Afro Fashion Week Paris qui permet aux stylistes et aux maisons de couture afro-caribéennes de présenter les dernières tendances de la mode sur le marché de la mode internationale.

En un mot comme en cent, Mike Sylla et Baïfall Dream promettent de nous en mettre encore plein la vue pour les prochaines 25 années et pour paraphraser le Maestro «Baïfall Dream est la mode portée qui porte la World Culture Couture». 

Et qui pare la femme contemporaine élégante d’atours hautement glamour !

En un mot comme en cent, Mike Sylla et Baïfall Dream promettent de nous en mettre encore plein la vue pour les prochaines 25 années et pour paraphraser le Maestro «Baïfall Dream est la mode portée qui porte la World Culture Couture».

Visitez le site de Mike sylla ici
Crédit photos: Stéphane Tourné
Porteriez-vous une création de Baïfall Dream? Dîtes-nous ce que vous préférez dans le travail de ce styliste, dans les commentaires en bas? 

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Sonia Rykiel au firmament!

Sonia Rykiel, chorégraphe d’une mode inédite, s’est éteinte le 25 août dernier, mais elle brille toujours aux yeux des femmes et des hommes qui savent regarder…

Faut-il chercher dans ses origines, une mère polonaise, un père roumain, sa naissance à Paris, l’alchimie qui lui permet d’inventer un autre style pour les femmes ou bien dans son regard qui sait observer et imaginer de nouveaux atouts pour plaire ?

Elle «occupe» ses 86 années avec des activités variées.

  • Sa couture originale avec des pullovers inédits connus sur toute la planète, des vêtements avec des couleurs à contre-sens, un choix de tissus improbables autant que leur confection particulière mais dans tous les cas adaptés aux actes de la vie.
  • Elle écrit aussi plusieurs livres à succès*.
  • Elle est actrice dans 3 films, décoratrice d’intérieure, créatrice d’une ligne de parfums et même de costumes de théâtre, capitaine d’entreprise, consultante, militante pour les bonnes causes…

C’est une séductrice qui sait plaire aux hommes. Belle en toute circonstance, elle a du caractère, son charme emporte toutes les attentions, c’est aussi une «bonne vivante» qui a su goûter tous les plaisirs: la bonne table, le bon vin, les voyages, les arts et exister pour elle comme pour les autres.

Elle a su impliquer sa fille dans son action, comme mannequin, puis dans la gestion de cet «univers merveilleux» qu’elle a imaginé, créé et réussi.

Pendant plusieurs années, elle combat la maladie qui l’attaque violemment et elle trouve sans cesse la force de gagner chaque bataille avec son courage.

Les mondes de l’entreprise et de la culture savent la «reconnaître» pour ses nombreuses réussites. Ainsi elle reçoit, à travers le monde, différentes distinctions** qui la classe comme une «femme d’exception», tel le “Fashion Award“.

Alors merci, Madame Sonia Rykiel pour votre œuvre qui reste vivante pour tant de passionnés de mode, dans tous les pays. Vous êtes un modèle à suivre et une référence à admirer.

Retrouvez les créations Sonia Rykiel sur son site Internet: http://www.soniarykiel.com/fr_ue/

Sonia Rykiel
Sonia Rykiel

Sonia Rykiel a écrit plusieurs livres*:

Et je la voudrais nue – Célébration, 20 ans de mode – La collection – Tatiana Acacia, Collection terminée-Collection interminable – Les lèvres Rouges – Paris sur les pas de Sonia Rykiel – L’envers à l’endroit, correspondance entre Sonia Rykiel et Régine Deforges – Casanova était une femme – Exhibition – Créations – N’oubliez pas que je joue coécrit avec Judith Perrignon

Ses nombreuses distinctions**:

Commandeur de l’Ordre National du Mérite – Commandeur de l’Ordre National de la Légion d’Honneur – Grand Officier de l’Ordre National du Mérite – Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres – la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris – Prix d’honneur du Festival de Nohant

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Caftan and Luxury : le Maroc qui inspire

Organisé par Amine M'Rani et Khalid Koubita*, le "Caftan and luxury" a tenu toutes ses promesses.
Un défilé haute couture qui s'est tenu le 13 février en plein cœur de la ville lumière pour mettre à l’honneur le Maroc

Pas moins de 19 créateurs venus de plusieurs pays d’Orient  (Maroc, Tunisie, Algérie, Arabie Saoudite, Qatar) et de France ont séduit un public nombreux.

Le Maroc qui inspire“, thème de ce bel événement a fait redécouvrir le caftan marocain. Entre tradition et modernité, il a été réinventé et sublimé. Ornements, paillettes, perles incrustées, broderies et transparences étaient à l’ordre du jour.

Les pièces impressionnaient  par leur caractère royal et captivant. Avec ce défilé, le caftan a pris des allures de haute couture. Et chaque pièce nous paraissait comme une œuvre d’art. Des pièces cintrées qui mettent en valeur la taille, parfois transparentes pour magnifier les bras, avec une fente pour dévoiler, discrètement, les jambes. Le caftan était assurément  au service de la femme en épousant toutes ses formes…

*Direction artistique & Chef de casting : FREDDY ANGEL

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patchwork créateurs

Just Make Art: l’art dans sa diversité!

Consultante en art, la Franco-Togolaise Christelle Akué est présidente fondatrice de l’association culturelle Cori & Art, depuis 2005. Spécialisée en management de projets, elle organise avec les membres de son association, un superbe événement multiculturel auquel FP est partenaire. Just Make Art, c’est son nom, se tiendra les 19 et 20 mars prochains, à Paris (3ème). Explications.

 

 

FP : Quels sont les objectifs de Just Make Art?

 

JUST MAKE ART est une rencontre artistique. Un projet initié par Stella, membre actif de l’association Cori & Art et moi. Son but est de décloisonner les frontières entre les arts. Une exposition-vente ouverte à tous avec des artistes et designers triés sur le volet, de la scène française et internationale.

 

FP : Pour la  troisième édition de l’exposition Just Make Art vous avez mis les petits plats dans les grands. Quels sont les artistes et créateurs que les visiteurs pourront découvrir ou redécouvrir ce week-end?

 

Nous vous proposons des pépites: une dizaine de plasticiens dont  une grande majorité bien établit dans le monde de l’art. Ils proposeront à des prix accessibles leurs œuvres. Seront également présents une quinzaine de créateurs/designers talentueux et originaux (ndlr: voir la liste des artistes présents en encadré).

 

FP : Quels seront les temps forts de cette manifestation?

 

Un concert avec Jearian au style flirtant avec l’Afro-Jazz et l’Afro-Soul samedi 19.  Et dimanche 20 une  conférence débat « Comment réussir sa vie d’artiste aujourd’hui ? » dès 16h, avec 6 professionnels du monde de l’art. Nous avons également pensé aux enfants avec un atelier de photo-collage animé par Francesca Loprieno, samedi à 14h et un kit d’initiation à l’art  à emporter.

Concept Aku Ako

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Les artistes présents au JMA

 

Aliénor de Cellès

Delphine Charneau

Alain Kojélé

Guylain Mosoba

Marianne C. Sané

Jacques Levant

Assina Obela

Massogona Sylla

Jeanne Clauteaux

Charlotte Jankowski

Mon tatouage au henné

Rodolphe&Marie

Ceejay Paris

Noumbissi

Yendis Design

Sylvie Travais

Les Yeux d’Elsa

Réglisse Vert

T.SGR

Bi ethic

By Moka

Boulbar

Kabangondo

 

 

Pour en savoir plus: www.corietart.fr

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Olowou: “le mélange de genres, avec un juste dosage, me tient à coeur”

“Olowou” est un terme yoruba (du Nigéria et du Bénin) qui signifie “l’artisan du coton” ou “Toute personne qui travaille le coton”. C’est donc ce joli nom qui claque et rend hommage aux artisans textiles du continent africain que Salmata Yémi a choisi. Ouvert en octobre 2015, le show-room de cette talentueuse créatrice est situé en face de la mer. Et c’est dans ce bel univers où le batik est roi que Salmata nous reçoit. Entre masques, cauris, perles et symboles africains, le batik dégage l’âme de la griffe Olowou. Sa fondatrice nous parle de création, d’art de la récupération, mais aussi de son attachement à l’environnement et au coton “made in Africa”. Rencontre.

Médaillon-Olowou
Comment est née la marque Olowou?

Depuis l’enfance, j’ai toujours été férue de mode et de design. En grandissant, j’ai voulu créer quelque chose dans ces domaines pour, entre autres, marquer ma génération. J’ai alors fait le pari, à travers Olowou, de travailler et valoriser les matières premières de chez nous, particulièrement le coton.

Médaillon-Olowou
Votre parcours est atypique puisque vous ne venez pas du milieu du stylisme et de la mode. Comment êtes-vous passée de la gestion à la mode?

C’est peut-être un don. Je ne peux pas dire exactement ce qui m’y a emmené, si ce n’est cette envie que j’ai toujours eue de proposer des objets d’art bien finis et différents. Lorsque j’étais étudiante à Brest et que je devais rentrer des vacances de Cotonou, j’étais souvent frustrée de retrouver toujours les mêmes articles à offrir aux amis français. Ayant voyagé, j’ai vu ce que d’autres pays proposaient en matière d’art, surtout en termes de qualité. Je me suis dit qu’un jour, j’évoluerai dans ce domaine et que je proposerai des produits d’excellente qualité.

Médaillon-Olowou
Le fil conducteur des collections Olowou c'est le batik qui s'est développé en Afrique, mais qui vient en réalité de Java, en Indonésie. Comment vous y êtes-vous prise pour moderniser ce textile?

Le batik est, il est vrai, d’origine asiatique, mais j’ai grandi en voyant ma mère, une ancienne institutrice, développer une véritable passion pour ce matériau. Elle a opté pour l’élaboration de motifs représentant des symboles africains. Elle s’est donc servie de la technique asiatique tout en l’adaptant aux motifs africains et à nos objets du quotidien. Lorsque mon idée de mettre en valeur le batik qu’elle produisait s’est précisée, nous avons dans le même temps décidé de ne faire que des motifs propres à Olowou et produit exclusivement pour nous-mêmes. Nous avons essayé de faire des choses différentes avec le coton, mais pas uniquement l’écru léger. Nous avons travaillé le drill –  qui est de l’écru également mais plus épais  pour la partie maroquinerie, mais également le coton piqué pour les vêtements pour enfants. En plus du batik, j’ai ajouté de la peinture sur la toile de base avant de la travailler.

Médaillon-Olowou
Sans dévoiler vos secrets de fabrication, quelle technique utilisez-vous pour que la peinture fixe bien le batik?

C’est vrai que la peinture que nous utilisons est industrielle, c’est la même qu’utilisent les artistes peintres sur une toile. Mais  j’ai développé, en plus, une technique propre à Olowou.  Nous utilisons cette peinture plutôt sur les accessoires, très peu sur les vêtements, si ce n’est à des endroits qui ne sont pas directement en contact avec la peau.

Médaillon-Olowou
Utilisez-vous de la cotonnade qui vient directement d'Afrique, ou comme beaucoup, du coton africain exporté en Chine, par exemple, et qui revient sur le continent, mais souvent de moins bonne qualité?

C’est une très bonne question et c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. J’ai fait le pari de ne travailler qu’avec le coton africain tissé en Afrique. Je travaille avec de l’écru qui résulte de la transformation du coton en fil tissé, c’est cette toile de base qui est prête à recevoir les impressions. L’écru que j’utilise est d’origine béninoise ou ouest-africaine. J’y tiens! Il faut que l’Afrique travaille par elle-même. A 95%, les produits Olowou sont béninois ou ouest-africains. Nous avons parfois des difficultés à être ravitaillés en quantité suffisante, mais je tiens à travailler avec le coton de chez nous. Nous devons faire la promotion de nos produits et de nos industries, personne ne le fera à notre place. Et surtout, il faut retenir que c’est notre identité.

Médaillon-Olowou
A part la peinture sur batik, quelles sont les autres spécificités de la marque Olowou?

Je dirai, les objets d’art et symboles africains tels que les masques que nous travaillons de façon particulière. Je me sens concernée par les problèmes liés à la protection de l’environnement. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de n’utiliser que des objets récupérés dans la nature et des articles recyclés. Sur les sacs, en particulier, vous trouverez des masques issus de la récupération. Nous utilisons sur de nombreux articles du bois, en particulier de l’ébène. Je prends le soin de n’utiliser que du bois provenant de forêts reboisées. Nous devons tous avoir cette conscience pour notre environnement. C’est aussi pour cela qu’avec ma mère, nous sommes en train de développer des techniques de teinture bio et naturelles. Nous tendons vers cela et notre objectif est de n’utiliser, à terme, que cela.

Médaillon-Olowou
Vous avez participé aux JTEX 2016 dont le thème, cette année, était : "Mode et nouvelles technologies". Où se situe votre marque par rapport à ces questions? Disposez-vous, par exemple, d’un site Internet?

En plus de notre compte Facebook, nous avons un site Internet, mais qui n’est pas très actif en ce moment. Nous y travaillons pour l’alimenter et le rendre performant.  Pour moi, les nouvelles technologies sont une bonne chose car elles permettent une plus grande visibilité, ce qui offre d’énormes possibilités d’échanges. Certains craignent de voir leurs modèles être copiés. Mais moi, j’ai anticipé sur le problème de la contrefaçon en travaillant sur des tissus très peu “copiables” et en utilisant des techniques assez complexes qui nécessitent une certaine maîtrise. Ma toile de base Olowou ne se trouve dans aucune boutique. Elle est faite par Olowou et pour Olowou.

Médaillon-Olowou
En voyant votre dernière collection et en visitant ce magnifique show room, il me semble que l'homme, la femme et l'enfant Olowou sont très contemporains. Comment définissez-vous votre clientèle?

Olowou habille une personne ouverte au monde multiculturel d’aujourd’hui tout en gardant son originalité, sa personnalité. Par exemple, la femme Olowou peut aller au travail le matin en tailleur classique occidental et porter un collier Olowou ou le sac à main Olowou. Pour moi, le monde d’aujourd’hui se mélange avec goût. L’enfant Olowou peut porter une petite robe – en coton c’est plus agréable compte tenu de notre climat –  peinte avec de la teinture végétale. Olowou, c’est aussi l’art de la table: des tables colorées, certes, mais avec des sets aux formes contemporaines et surtout une finition impeccable. Cela se marie très bien avec la vaisselle occidentale. Le mélange de genres, avec un juste dosage, me tient à cœur. Nous devons donner et recevoir de façon merveilleuse.

Contacts:
Showroom Olowou
Centre commercial  Xanadu-Restaurant “Le Berlin” Ganhi
Tél: +229 67472946 et +229 97766151

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JTEX 2016: entre Mode et nouvelles technologies

Photo de titre: Au centre, Rabiatou Badirou et Pathé Ouedraogro, entourés des invités et stylistes des JTEX 2016.
Initiées en 2007 par Rabiatou Badirou, fondatrice de la marque “la Perle Noire“, les Journées du Textile (JTEX) se sont tenues, pour la 5ème fois à Cotonou (Bénin), du 14 au 17 janvier derniers.
Mode développement et nouvelles technologies” était le thème choisi pour cette très attendue édition 2016. Conférence de presse, débats et tables rondes ont permis d’identifier les moyens de permettre aux jeunes créateurs de vivre de leur savoir-faire tout en utilisant au mieux les avantages et la visibilité que permettent les nouvelles technologies.
Au sortir de ces rencontres, de nombreuses idées ont été avancées: par exemple,  la possibilité pour les créateurs béninois de se regrouper pour avancer ensemble,  mais également pour transmettre leurs expériences et connaissances en créant un centre de formation aux métiers de la mode.
Parrainé par le doyen des créateurs africains, l’Ivoirien d’origine burkinabè, Pathé Ouédraogo (Pathé’O), la soirée des JTEX s’est déroulée en deux parties.
La première, dédiée au concours des jeunes créateurs, a permis à trois créatrices en herbe de se distinguer. Elles ont eu l’occasion, devant un large public, de montrer leur talent à travers trois passages (tenue de ville, traditionnelle et de soirée) et en utilisant les mêmes tissus. La seconde partie de la soirée a été longue mais somptueuse, avec le grand défilé d’une quinzaine de créateurs africains.  Ponctuée par des prestations artistiques de qualité (Stony, Madou, Zénab, etc.), les collections présentées  étaient originales, chatoyantes, faites de textiles riches et festifs. Elles ont tenu toutes leurs promesses et su séduire un public béninois réputé difficile et des invités prestigieux.
Rabiatou Badirou, promotrice des JTEX, répond à nos questions.
Les JTEX 2016 en quelques chiffres

 

 

  • 15 stylistes internationaux et béninois
  • 10 journalistes (presse internationale)
  • 50 journalistes (presse locale)
  • 4 artistes de la chanson béninoise et internationale.
  • 50 mannequins internationaux et béninois.
  • Soirée JTEX 2016: 1000 personnes

 

 

Vous venez de clore la 5ème édition des JTEX. Quel bilan faites-vous et quelles sont vos impressions?

Nous ferons le bilan avec le comité d’organisation, les partenaires et les médias. Pour l’heure, ma réelle satisfaction vient du Concours des jeunes créateurs. Nous avons pu donner à ces espoirs de la créativité béninoise l’opportunité de montrer ce qu’ils savent faire. Nous promettons, en plus du prix qui leur a été donné à chacun (ndlr: 300 000  FCFA/ 200 000FCFA et 100 000 FCFA), de les suivre pendant un an, afin qu’ils puissent mieux s’organiser dans leur travail.

Il y a donc un suivi après l'évènement?

Absolument! D’ailleurs, vous avez vu que deux jeunes qui ont été primés lors du concours précédent des JTEX 2013, ont défilé cette année, au même titre que les grands créateurs du continent. Cela signifie qu’aujourd’hui ils arrivent à s’imposer comme créateurs à part entière. Il était important de les aider à avoir de la visibilité, à mieux créer et à mieux identifier leur clientèle. L’idée étant de leur permettre de vivre de leur métier, d’être épanouis.

Ayden et Rabiatou Badirou

Vous auriez pu continuer à vivre tranquillement en dirigeant votre boutique de textiles et d'habillement "La perle noire". Pourquoi avoir choisi d'initier un tel événement dans un pays où il est parfois difficile d'organiser des événements de grande envergure?

C’est le goût du partage, de l’amitié, du travail bien fait et de l’effort que ma mère m’a légué. C’est vrai que j’aurais pu rester tranquille, mais comme disent les Anglais, “it keeps me going“. J’ai besoin de ce challenge pour trouver ma place dans la société. Je voudrais donner un peu de mon expérience aux plus jeunes pour leur offrir un meilleur avenir professionnel. Nous n’avons pas le choix, nous devons donner aux jeunes un peu de ce que l’on a reçu. Et c’est grâce au textile que je peux tendre la main et aider à mon tour. Je suis, depuis quinze ans, la marraine d’un centre artisanal, dirigé par Mme Kossou Victorine, à Abomey qui initie de jeunes orphelins aux métiers du bois et du tissage. A chaque édition des JTEX, nous leur rendons hommage et reversons une partie des recettes  au centre de formation.

Quel est votre prochain challenge?

Préparer les Jtex 2018, mettre sur pied avec les créateurs béninois un comité pour suivre ce que font les jeunes créateurs et créer un centre de formation car le besoin est là. Ils ont des idées, du talent et de l’inspiration, mais il leur faut être plus structurés et avoir une meilleure visibilité.

Kadiatou Konaré, Rabiatou Badirou, Ayden et Pathé’0″

Pourquoi avoir choisi ce thème, qui est, évidemment, d'actualité?

Toute la journée, nous sommes connectés grâce aux nouvelles technologies. Cela n’échappe à aucun corps de métier car on ne peut rien faire aujourd’hui sans internet par exemple. Un créateur peut fabriquer  un modèle et le mettre sur internet de sorte qu’il sera vu par des milliers de clients potentiels. Et peut-être qu’il aura des commandes par la suite.

Entre nous, quel est votre coup de coeur de la soirée des JTEX 2016?

Mon coup de cœur ce sont les drapés de “La perle noire”: j’y tiens! Je suis née avec une étoffe de tissu dans les mains. Je rends hommage à ma mère Laoulatou Alli née Yaya Oyé qui,  à 93 ans, possède toujours ses stands de tissus au marché international de Dantokpa. Elle a l’habitude  de demander, chaque soir à son personnel, le tissu qui a le plus plu au marché. J’ai cela dans la peau. Mon coup de coeur  va donc aux drapés. Et aussi à la collection que je dirige avec l’aide de certains créateurs.

Nous sommes au début de l'année 2016. Que peut-on vous souhaiter?

La santé et la joie de vivre sans lesquelles, rien n’est possible.

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Les stylistes des JTEX 2016 (Par ordre d'apparition)

1)Yak Lay

2)Laurence Création

3) Sonia Damala ( Sonia Cothes)

4) Sessi Edi

5) Sémiliko

6) Koro DK Style

7) Olowou

8) Collé Sow Ardo

9) Les jumelles de Brazza

10) Patrick Assente

11) Momoché

12) Ali Koné

13) Chris de Mens

14) Isi Atagamen

15) Fadi Maïga

Crédit photos:
Frédéric La Chapelle
Lisbeth Photo Cotonou

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Douka Zita Alida, “la vie ne tient qu’à un fil”

Douka Zita Alida, auteure franco-gabonaise, vient de sortir son troisième roman.

La vie ne tient qu’à un fil” (Editions Menaibuc), c’est son nom, évoque le parcours peu commun d’une jeune Gabonaise talentueuse et ambitieuse.
Son parcours dans le milieu de la mode et ses déboires sont autant de leçons de vie pour le lecteur. Rencontre.
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3 questions à… Mireille Barclais

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Remporter, en 1995, le concours Palme Espoir de la Mode, organisé par le Printemps Haussmann à Paris, dans la catégorie “jeunes créateurs”, aura été décisif dans le parcours de la Martiniquaise, Mireille Barclais. Mais ce sont surtout des rencontres artistiques et humaines, notamment avec Ungaro ou Scherrer qui la décideront à créer sa propre marque. C’est en 2005 que naît sa boutique en ligne. Elle habille femmes et enfants et excelle également dans l’accessoire en tout genre. Le mélange de matières: rabanne, toile de jute associées à de la soie et du satin sont désormais sa signature. Pour une mode «féminine et chic», tout en légéreté.



Quelques mots sur votre dernière collection qui met le blanc et le noir à l'honneur…

Lorsque j’ai été contactée l’année dernière, par Imane Ayissi pour participer au calendrier Black & White afin d’aider à lutter contre l’illettrisme des migrants en France, j’étais loin d’imaginer l’impact positif que cet engagement aurait sur mes créations. En effet j’ai voulu transmettre un peu de cette démarche à mes clientes qui se sentent concernées par ce fait qui est on ne peut plus d’actualité. C’est donc une collection qui voyage…

Un de mes modèles couture,  porté par une personnalité, illustrera une des pages du prochain calendrier 2016.

Quelle place occupent les accessoires chez Mireille Barclais?

Accessoiriser un modèle est pour moi primordial lorsque je crée une collection de prêt-à-porter. Des formes s’imposent à moi tout naturellement et je m’imagine la femme s’appropriant cet article de mode aussi naturellement, comme faisant partie d’elle même.

Votre définition du chic à la française?

Je dirais que c’est avoir une certaine élégance naturelle qui fait fi de tout diktat ou code vestimentaire. C’est se sentir libre, en tout temps, de porter ce que l’on souhaite.

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Découvrez ses dernières créations sur: www.mireillebarclais.fr

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Frank Sorbier – Collection Automne/Hiver 2015-2016

Les Neiges Eternelles

A la rédaction, oserions-nous le concéder, nous sommes quelques-uns à éprouver le même bouillant attrait pour ce créateur de génie, cet apôtre du "sur-mesure", cet esthète passé maître dans l'art de ciseler, au sens propre comme au figuré, du beau et de la rêverie, au bout de ses doigts et au contact de la matière.

Fort de son très grand savoir-faire, fait "chevalier des Arts et des Lettres" en 2004, nommé "Maître d'Art" de la Haute-Couture en 2010, Frank Sorbier puise en son imaginaire, use de sa technicité et à chacune de ses nouvelles collections Haute-Couture, c'est le même ravissement….

“Frileuse mélancolieAu commencement, il y a eu cette affiche de film…  Je me suis arrêté devant (Winter Sleep – Nuri Bilge Ceylan), jour après jour, jusqu’à ce qu’elle disparaisse des couloirs du métro. Un homme solitaire au milieu d’un paysage enneigé de Cappadoce. J’avais aussi gardé la photographie d’un homme en blanc contemplant une immense cascade d’eau vive. L’homme face à la création première … À nouveau la nature et les éléments. J’ai choisi la neige et plus particulièrement les neiges éternelles. Le Fuji Yama m’est tout de suite apparu. J’ai repensé au mouvement artistique japonais Ukiyo.e, signifiant “image du monde flottant” et à ses acteurs, Hokusai, Harunobu et Hiroshige. J’ai consulté le dictionnaire des symboles et j’y ai trouvé des éléments qui m’ ont interpellé. On parle par exemple de manteau neigeux, on nous dit que chaque flocon est unique, que la neige endort, suspend le temps mais qu’elle est aussi active, qu’ elle scintille, tourbillonne, virevolte. J’ai imaginé des paysages textiles, le blanc s’est improvisé tour à tour fleur de givre, cristal de neige, éclats de glace … J’ai donc baptisé les tenues Mont Blanc, Mont Everest, Mont Vinson .. Le divin reprenait une fois encore ses droits, je me suis dit que ces cimes enneigées devaient abriter la demeure des anges. La disparation récente de Maïa Plissetskaïa, la prima ballerina assoluta, m’a amené à réaliser un vieux rêve : un hommage à la danse classique. C’est là que Laura Hecquet rentre en scène. Elle a la grâce des plus grandes et l’humanité des plus belles”- Frank Sorbier

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Crédit photo © Piero Biasion – Sorbier Haute Couture Hiver 2015-2016

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